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Georges Blaison
Violente tempête
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La fin du capitaine Samejima

le Mer 21 Avr 2010, 17:16
"Détachez les câbles. Barre à babord 5°, en avant lente... passage en vitesse de patrouille... amenez à 30 noeuds."
Et tandis que le Rear-Admiral Vian donnait ses ordres, le HMS Cossack s'éloignait du Bengal Red Tiger III, un Liberty Cargo commandé par le captain Token, et duquel le destroyer venait de prendre une lourde livraison d'obus de 120mm ainsi qu'une grande quantité de mazout pour remplir le réservoir. Et pendant que le Cossack s'éloignait du cargo, les hommes de ce dernier continuaient les manoeuvres pour terminer de ravitailler un autre destroyer de la classe Tribal: celui du captain Mendes Pinto.
L'ambiance à bord était bonne car les combats ne surviendraient qu'à partir de Port Blair et tout le monde profitaient donc de ce moment d'accalmie avant de replonger dans l'enfer de la bataille. D'ailleurs, sur Port Blair, Philip Vian avait reçu de récents communiqués radios de la part de l'Amirauté, l'informant que des submersibles y faisaient relâche après une intense patrouille devant les côtes de l'Inde, expliquant par la même la raison de la disparition de plusieurs cargos ces derniers temps. A cela s'ajoutait le fait qu'une bonne partie de la 8. flottille de combat de surface s'était basée dans ce port perdu au beau milieu du Golfe de Bengale et dont les eaux recevaient souvent la visite d'inspection de captains de la Force A sans jamais mettre la main sur un navire de la 8. flottille.
Et pourtant, cette fois-ci, Vian sentait bien que l'affrontement serait au rendez-vous. D'une part, il en avait la ferme intention, d'autre part, les derniers relevés radios des captains de retour de patrouille dans le Golfe confirmaient que la 8. n'était pas dans sa globalité au port, il s'agissait donc de faire en sorte que les navires dehors ne puissent pas y rentrer.


C'est ainsi que les destroyers de la Force A mirent le cap vers Port Blair dans la ferme intention d'envoyer par le fond une partie des sous-marins qui sortiraient du port tout comme les navires en mer de la 8., Vian en tête. Plusieurs jours après leur départ de Diamond Harbour, les navires approchaient de la cible. Vian et le Cossack contournèrent en partie le port de nuit, se tenant suffisamment à distance pour ne pas être vus depuis ce dernier tout en pouvant contrôler les allers et venus.
A l'aube, le captain Handel signala un destroyer Kamikaze dans son champ de vision. Le Cossack fit demi-tour et fonça vers le destroyer japonais pour l'identifier avant de passer à l'attaque. Il ne franchit pas la moitié de la distance que la vigie hurla:
"Deuxième destroyer ennemi à l'horizon!" qui fut vite identifié comme étant de la classe Akitsuki. Vian était nerveux: les deux destroyers pouvaient correspondre à deux navires de la 8. flottille et non des moindres car cette flottille n'avait pas un équipement conséquent en comparaison des autres formations alignées par les belligérants et éliminer ces navires donnerait un sérieux avantage aux Anglais.
Le destroyer Tribal s'approchait toujours du Kamikaze. Il était presque à portée de tir quand on pût enfin identifier clairement le navire et en déduire son capitaine, Oda Nobunaga. Vian avait vu juste: les destroyers de la 8. étaient de sortie. Aussitôt on en conclut que l'Akitsuki était commandé par le capitaine Samejima et la radio du Cossack grésilla frénétiquement. Ordre étaint donné aux destroyers d'attaquer et de couler les deux hostiles. Peu après, l'Akitsuki se dirigea vers le Cossack. Vian positionna alors son navire pour rendre le tir ennemi difficile et hasardeux. Son sang-froid et son expérience lui permirent ainsi d'éviter les deux salves de 100mm que lui envoya le destroyer de Samejima. Alors que les tourelles du Cossack se tournaient pour pointer l'agresseur, des rafales se firent entendre: le Kamikaze en avait profité pour se placer tout prêt du destroyer anglais et l'attaquait avec ses canons anti-aériens. La première série fut trop courte mais voyant cela, le Rear-Admiral hurla à l'interphone:
"TOUT LE MONDE A L'INTERIEUR DU NAVIRE!! METTEZ-VOUS A COUVERT!!" puis prenant la barre, la fit tourner rapidement avant de se coucher à terre au moment où commençait la deuxième bordée. Celle-ci visa directement la salle de commandement et une bonne partie des vitres vola en éclats sous les impacts des obus de 20mm. Plusieurs instruments furent touchés ou surchauffèrent. La manoeuvre désespérée de Vian lui permit d'éviter la troisième salve mais les autres criblèrent littéralement le pont et la superstructure, trouant parfois même le blindage des tourelles de 120mm alors que le destroyer Kamikaze s'éloignait.
Une fois que les canons se turent, Vian et ses officiers constatèrent les dégâts tout comme ils comprirent que le Kamikaze avait protégé la retraite de l'Akistsuki en obligeant l'équipage à rester à l'intérieur. D'ailleurs, heureusement que tous avaient répondu promptement aux ordres car des impacts et des balles fichées dans le pont ou la superstructure pouvaient être vus sur tout le bâtiment. Personne n'aurait survécu s'il s'était trouvé dehors pendant l'attaque, les mitrailleurs japonais aillant fait bien sentir leur haine méticuleuse sur tout le navire en transformant la partie qui dépassait de l'eau en ce que l'on pourrait appeler une passoire. La poursuite fut aussitôt lancée. Pendant que les mécaniciens réparaient les instruments de tir, notamment le télémètre, qui avaient souffert du mitraillage, le Cossack filait droit vers le destroyer de Samejima. Le destroyer du captain Lackey apparu au loin quand le Cossack rattrapa son objectif. Au crépuscule, le destroyer anglais arriva à portée de tir. Les tourelles pointèrent leurs canons et firent entendre leur chant. De la salle de commandement offerte aux courants d'air, Vian vit les tirs encadrer promptement le Japonais avant de lui asséner des coups vengeurs. Ce dernier entama une manoeuvre pour s'éloigner de son agresseur quand le HMS Mohawk fit entendre ses canons alors que le soleil disparaissait à l'horizon et les obus s'écrasèrent à nouveau sur le pont du destroyer ennemi. Toutefois, pas assez endommagé pour être ralenti, le destroyer japonais profita de l'obscurité naissante pour se placer hors de portée des deux destroyers de la classe Tribal.
La chasse ne faisait que commencer...
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Re: La fin du capitaine Samejima

le Jeu 22 Avr 2010, 18:07
Tomoshige Samejima venait tout juste de retourner à Port Blair, il avait quitté la 8.kokutai teikoku kaigun pour des raisons personnelles.
Arrivé à Port Blair, il vit des navires Anglais tout juste à côté de celui-ci, il arma un destroyer Akitsuki, l'un des meilleurs destroyers Japonais et il alla couler ces navires accompagné de Noda Nobunaga.


Mais tout n'allait pas se passer aussi bien que prévu, Tomoshige et Nobunaga avaient prévu d'aller vers l'Inde pour intercepter des cargos Anglais, mais à peine les premiers miles parcourut vers l'ouest, des relevés radio indiquaient la Force A dans les parages.
Les deux navires Japonais attendirent que les premiers navires Anglais soient visible. Ce fut le tribal de Philip Vian qui fut repéré en premier, fonçant à toute allure vers lui, les 8 canons de 100mm du destroyer Akitsuki firent feu à deux reprises, par un manque de chance, les deux salves échouèrent. Mais le capitaine Nobunaga arriva avec son destroyer Kamikaze.
Les canons AA déchirèrent violemment la coque de l'Anglais qui ne pouvait riposter sans se faire mitrailler.

Tout à coup, le Kamikaze cessa de faire feu. La Force A approchait, et les deux destroyers ne pouvaient pas faire le poids, il fallait désengager le combat.

Le Kamikaze fit route vers le sud, tandis que l'Akitsuki servait d'appât vers l'ouest, normalement tout allait se passer sans problème, les Japonais avaient une bonne avance.

Mais les destroyers Anglais gagnaient du terrain, Tomoshige ordonna aux navigateurs de ne pas accélérer pour rester en vue des Anglais afin qu'ils ne se dirigent pas vers Oda Nobunaga.
Les Japonais allaient payer cher cette erreur...
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Stanimir Kovalevski
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Re: La fin du capitaine Samejima

le Jeu 22 Avr 2010, 19:14
Jarvis Lackey venait juste de rentrer de sa précédente patrouille, lors de laquelle lui et son équipage avaient réussis à abattre plusieurs navires de guerre ennemi. Ces faits d'arme lui valurent de se voir confier le commandement d'un destroyer de classe Tribal flambant neuf, le HMS Mohawk.
Une petite cérémonie avait été organisée au mess du port pour fêter l'évènement, mais les réjouissances furent de courte durée : un message signalait une recrudescence de l'activité Japonaise dans les alentours de Port Blair, et l'amirauté avait de bonne raison de croire que ses convois à l'ouest de l'Inde étaient de nouveau menacés.
Le HMS Mohawk appareilla donc pour sa première patrouille plus tôt que prévu.

Quelques jours après le départ, le navigateur vint trouver Jarvis pendant le dîner pour lui annoncer que le destroyer approchait des îles Andaman. Sans attendre, le capitaine rejoignit la salle de commandement et suivit le navigateur jusqu'à un bureau sur lequel étaient étalées plusieurs cartes maritimes.


- Nous sommes juste ici, Commandant. Et on peut apercevoir les reliefs des côtes sur l'horizon, au sud/sud-ouest.
- Parfait, poursuivez sur le même cap, nous allons contourner l'île par l'est, les jap's ne pensent sans doute pas que nous....


L'officier radio interrompit alors les deux hommes :

- Message radio reçu, Commandant. En provenance du HMS Cossack.
- Le Cossack ? C'est le bâtiment du Rear-Admiral Vian, où sont-ils ?
- Ils sont passés à l'ouest de l'île : ils ont repérés deux destroyers japonais et nous font savoir qu'ils engagent la poursuite.
- A un contre deux ?! Vian ne manque pas de courage, nous ne pouvons le laisser seul. Machines en avant toute, navigateur, calculez le nouveau cap, pour interception du HMS Cossack.
- Yes, Sir !


Quelques heures plus tard, la vigie annonca une fumée à l'horizon, puis une seconde, et enfin, une troisième. Le soleil commençait à disparaître sous l'horizon lorsque le HMS Mohawk eut rejoins le HMS Cossack.
Immédiatement, Jarvis fut frappé par l'état général du Cossack, qui semblait avoir été pris dans une véritable tempête de plom. Mais fort heureusement, bien qu'impressionnants, les dégâts qu'avaient subis le destroyer anglais ne semblaient pas assez importants pour le contraindre à battre en retraite. Et comme pour lui donner confirmation, ce fut l'instant que choisit Philipp Vian pour passer à l'attaquer : le Cossack accéléra brutalement et fondit comme un aigle sur l'Akistuki. Il ne fallut pas attendre longtemps pour entendre le doux murmure des canons de 120mm.
Sur la passerelle du Mohawk, les réactions ne se firent pas attendre :


- Bon Dieu, il attaque !! En avant toute, on l'accompagne ! La barre à 12° tribord, alignez vous sur le cap du Cossack. Ordre aux artilleurs d'aligner les canons pour tir sur tribord !
- Le Cossack vient de mettre un coup au but, Commandant. Les jap's virent de bord, ils s'éloignent.
- Hors de question de les laisser filer, on fonce !
- Ils se séparent, Commandant, l'Akitsuki s'éloigne vers l'ouest, le Kamikaze fait route au sud.
- Je le vois bien qu'ils se séparent. Le Kamikaze n'est que du menu fretin, on se concentre sur l'Akitsuki.
- Aye aye, sir.


Quelques instants plus tard, les 8 pièces de 120 crachèrent leur message de mort droit vers le destroyer Akitsuki. Cinq des huit projectiles atteignirent leur but, mais aucun point vital ne fut touché et le destroyer japonais ne ralentit pas, continuant toujours de s'éloigner, jusqu'à disparaître dans l'obscurité de la nuit...
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Re: La fin du capitaine Samejima

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