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Blas de Cordoba
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Esercitazione di un nuovo tipo

le Sam 25 Mar 2017, 16:20
La Spezzia. Onze octobre 1942.
 
Di Grammonte. Revenez à immersion périscopique.
- Bien comandante. Barre avant montez dix. Arrière, montez cinq. Les machines en avant lente. Monsieur Treno ? des contacts ?
je manœuvrais le Gondar avec facilité. Commander un sous-marin, ça c’était facile. Ce n’était pas mon premier commandement. Loin de là…
- Rien madame.
- Bien.
- Dix mètres confirmés capitano.
- Gracie monsieur Fericci. Les barres à zéro. Hissez le périscope d’observation.
 
Rien était en vue. Enfin rien… si, la côte génoise. Peu visible à cause du blackout, comme disent les américains. Pas un chat, aucun navire, aucun avion. Je fis me relèvement astronomique pour valider la position du bateau. Deux fois. Pour être sûr. Le commandant du sous-marin école de la Decima MAS ne se priva pas de faire la même chose à ma suite.
Il ne dit rien quant à mes calculs. Bon signe ?

Le Gondar
 
Capitano. Je vous laisse mettre en pratique ce que vous avez appris à terre. Vous semblez vous débrouiller. Je vous donne deux heures pour mettre à l’eau les deux maiales du bord. Bon courage me dit l’homme sans dissimuler un sourire dans sa fine moustache.
Avanti ! Les machines en avant, équipage aux postes de combat je présentai en semi-plongée en marchant sur les électriques. Quatre hommes, enfin trois plus une femme à savoir moi-même, en veille sur la tourelle.
Les nageurs de la Decima, eux aussi en exercice, ayant recu l’ordre de préparer leur matériel respiratoire et leur combinaison.
 
Je connais bien ce port. Mais de nuit, sans bateau pilote, en longeant la côte jusqu’à se trouver suffisamment près pour que les SLC ne s’époumonent pas jusqu’à leur objectif mais suffisamment loin pour ne pas être repéré… et ba bonjour messieurs dames !
 
Les machines stop.
- Les machines stop.
Tous les veilleurs gardèrent les yeux à leurs jumelles. Deux minutes s’écoulèrent.
Je chuchotai des contacts ?
- Rien.
- Moi non plus.
- Rien chef.
- Très bien.
Plongeant la tête dans la tourelle, j’ordonnais alors de faire surface et de mettre à l’eau les SLC.
Il faisait nuit noire. Nous devions faire vite et discret.
Les hommes de la Decima MAS connaissaient leur métier. Dix de mes gars les aidaient à préparer leur torpille pilotée. Les autres veillaient, poste de combat maintenu. Une heure et demi après le début de l’exercice, les maiales étaient enfin parties. Il était temps de mettre les voiles !

SLC à l'entrainement
 
Monsieur Alessandrini, cap au 180 je vous prie. Les machines en avant demie.
- A vos ordres.
- Dans quinze minutes, machines en avant toute, et plongée vingt-cinq mètres. Envoyez un homme me remplacer.
Une fois mon remplaçant en poste, je pu enfin parler un peu plus fort, et demander un compte rendu plus précis de la batterie, des hommes, de l’état du bateau.
Mon second avait compensé le poids des SLC en jouant avec la caisse d’assiette avant, nous avions vingt tonnes d’eau en plus dans le ballast avant pour équilibrer. Excellente initiative que je félicitai aussitôt.
La batterie était a 40%, ce qui était large pour rejoindre le point de fin d’exercice. Les hommes commençaient à montrer des signes de fatigue. Aussi je fis immédiatement distribuer du café par deux gars du poste torpilles.
Bien.
Le point terminé avec mon instructeur, je vis descendre l’équipe de veille. Profondeur sous la quille, quatre-vingt mettre m’annonça-t’on alors que j’allais le demander. Les ordres donnés il y a un quart d’heure furent de fait exécutés.
Le Gondar plongea tranquillement et aussi discrètement qu’un dauphin pour gagner le point de fin d’exercice… deux heures dix après le début de celui-ci.
 
Bien capitano.
Mais cela fait dix minutes de trop.
- Dix minutes… pour dix minutes. Je regardai l’officier avec un agacement non dissimulé.
- Oui di Grammonte. Pour dix minutes.
Mais vous avez bien travaillé. Le résultat est bon. Il faudra être plus rapide la prochaine fois.
Je prends les commandes. Levez le poste de combat.
J’étais dépitée ! Seule consolation, mes « excès de prudence » que mentionnaient le rapport d’exercice permirent aux deux maiales de remplir leur mission. Et pour deux d’entre eux d’échapper aux patrouilles chargées de les capturer. Fictivement, bien sûr.
Aussi, le résultat de mon exercice fut revu à la hausse. Le temps était précieux certes. Chaque seconde passée en surface près du port ennemi était un risque de se faire surprendre et détruire. Ou pire, capturé.
Mais le résultat était globalement très positif tant pour l’équipage à l’écolage à la très difficile école de la Decima MAS, que pour les deux paires de commandos SLC.
Le Gondar allait repartir en exercice. Avec plus de SLC. Ba oui, sinon, c’est pas drôle comme disait l’autre !!
Mes amis me manquaient déjà. XIIIa, Prima, Medusa, Borghèse et même les roumains, une petite pensée pour chacun. Surtout pour ce bellâtre commandant sur le pont de son navire que j’ai pu discrètement photographier avant que Supermarina m’envoie en formation chez ces ploucs. Ah mon canard.

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Re: Esercitazione di un nuovo tipo

le Ven 31 Mar 2017, 21:47
Aujourd’hui, nouvelle sortie d’exercice pour le Gondar. Trois SLC sont embarqués. Deux à l’avant, un à l’arrière afin de déséquilibrer le bateau et d’augmenter la difficulté.
Sinon, c’est pas drôle disait l’officier de la Decima. Si un jour on manque de torpilles, je jure que je lui mets une charge de torpex dans la bouche et un moteur à oxygène avec l’hélice qui va bien dans le cul pour le transformer en torpille cela là !
 
Partis depuis trois heures déjà, notre objectif : la base de Naples.
Arrivés au point début de l’exercice : top ! trois heures pour déposer nos gars et se retirer.
Sauf que la mer n’était pas tout à fait de cet avis…
Equipe de veille ! Des contacts ?
- Convoi devant madame. Entrant dans le port.
C’était sans doutes notre chance : l’escorte et la défense côtière était avertie que nous étions en exercice mais ils étaient aussi en exercice anti sous-marin, du coup. Si nous parvenions à entrer avec le convoi cela éviterait aux trois SLC de donner dans les filets anti torpilles.
Le hic, parce que les choses se passent rarement comme prévu, c’est que la mer était particulièrement forte ce soir-là.


Convoi marchant vers sa destination
 
Tu veux tenter le coup avec cette houle ? me dit discrètement mon second.
Le bateau roule beaucoup pour une mise à l’eau de maiales, surtout avec une équipe de novices à bord. Tu as vu le temps qu’ils ont mis à les charger à la base. Alors de nuit par mer formée cela va être drôle chuchota à mon oreille l’officier. Son analyse était pertinente. Je restais là, silencieuse quelques secondes.
Puis je fis un signe de tête d’acquiescement au Tenente avant de me diriger vers l’arrière. Les trois équipes de la Decima MAS s’y trouvaient. Avec leur propre instructeur, naturellement. Je devrai écrire leurs propres. Un chacun qu’ils en avaient dit donc ! Bordel, ce sous-marin était donc un paquebot ? Mon examinateur/instructeur/emmerdeur/professeur/œil de Moscou de la même unité dans mon sillage, évidemment. Je ne serai pas surprise de le voir noter de quelle façon je vais pisser, combien de temps, à quel débit.
 
OFFICIER SUR LE PONT !
- Ca va, ca va. Et ne gueulez pas comme ca en mission !
j’ai lâché sèchement.
Les gars, prêts ?
- On y est ?
- Non. Mais une opportunité se présente et on va tenter la chose. Vous sentez que les dieux des mers veulent pimenter cette sortie. Alors il va falloir s’accrocher, j’ai dix braves qui vont vous aider à sortir vos anguilles. Mais ca ne sera pas une partie de plaisir.
Un ange aux ailes pleines de cambouis passa.
L’équipage d’un SLC se regarda avec inquiétude. Eux, ca ne devait pas être leur centième sortie. Les deux autres ne semblaient pas tout à fait avoir compris que cela allait être très compliqué.
Par contre, mon suce hélice lui avait bien pigé.
Parce qu’il me fit bien comprendre que j’étais la seule à pouvoir prendre la décision, à ce stade de l’exercice, de stopper tout et de rentrer.
Devais-je le faire me disais-je en regagnant le central ??
Le Guardiamarina FOCO me fut d’une grande aide pour prendre cette décision. Le chef de bord était également le spécialiste du bord pour toutes les questions des missions quel l’on n’appelait pas encore « missions spéciales ».
Après une brève analyse de la situation, l’homme conclut à ta place Sorellona, je ne tenterais pas là chose. Beaucoup de risques lors de la mise à l’eau. Ils vont se perdre jusqu’au port. Et une fois là-bas ils seront crevés. S’ils y arrivent. J’ajouterai qu’il y a un risque autre par cette mer.
- Ca va j’ai compris. Merci Attilio.
A tous, fin de la mission.
Monsieur Sikorvic, transmettez à Naples que nous gagnons le port je vous prie. Equipage, levez le poste de combat. Tenente Laccona, à vous la passerelle.
Plusieurs réponses affirmatives quant à mes ordres fusèrent.
J’allais annoncer la décision aux Decima, qui non sans surprises furent assez soulagés. C’est vrai que pour des bleusailles, ce genre d’exercice est impressionnant. Encore un petit tour au bassin ne leur ferait de toute évidence pas de mal.
Quant à mon inquisiteur, il me fit signe de se mettre à l’écart, dans la cabine du comandante du Gondar.


Central d'un submersible italien
 
Capitano.
- Capitano ?
répondis-je avec un gros effort pour être la plus neutre possible dans ma voix.
- Vous avez pris une bonne décision. Demander autant conseil est… disons, inhabituel. Cela peut passer pour un manque de confiance en soi ! Mais je pense que cela montre plutôt une confiance envers vos officiers. J’espère que cela à un bon impact sur l’équipage.
- C’est le cas monsieur.
- Mettre à l’eau ces équipages par une mer formée aurait été dangereux. Nous ne pouvons supporter de pertes. Matérielles mais surtout humaines. Ces exercices s’ils doivent être réalistes doivent forger les hommes… enfin les hommes… les équipages.
- Je comprends.
Oh que je fus amusée de son soudain dérapage.
- Nous ressortiront dès demain. Si cela n’avait pas été un exercice, vous auriez dû tenter de forcer le port. Dès la nuit suivante. L’équipage est donc consigné à bord. L’exercice est reporté mais pas annulé. Ca sera tout.
 
Il sortit, avant d’ajouté à mi-voix en me regardant droit dans les yeux, qu’il était conscient de ne pas être apprécié sur ce bateau. Mais que son devoir n’était pas d’être apprécié ici. Il devait nous apprendre à faire un boulot mieux que les autres et plus vite qu’eux. Et surtout, nous faire rentrer en vie tout en causant un maximum de dégâts à l’ennemi. L’Italie comptait sur nous.
Cet aparté et la non mention de Mussolini me fit considérablement réviser mon jugement sur cet homme. En bien.
C’est vrai qu’il faisait là un boulot important et difficile, en plus d’ingrat. Et contrairement à ce qui se murmurait, tous les officiers de la Decima MAS n’étaient donc pas des fascistes convaincus, purs et durs. Intéressant.

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Re: Esercitazione di un nuovo tipo

le Lun 10 Avr 2017, 07:48
Napoli. Sa vieille ville, son port… enfin surtout son port. L’équipage consigné à bord n’eut pas la surprise de savoir l’exercice prolongé. Il fallut cependant faire preuve de beaucoup de pédagogie pour leur faire avaler que ce n’était pas une punition.
Chacun s’affairait donc à réparer quelques trucs par-ci par-là alors que le Gondar était à couple d’un croiseur léger. Mon instructeur lui, avait réquisitionné la salle radio pour deux bonnes heures pour communiquer longuement avec l’école de la Decima, basée à Livourne.
Bon, et les gars dans tout ca ? Et bien… et bien contrairement à une activité de veille en mer, au port, le quart est à son minimum ce qui permet aux hommes de souffler. Mais la consigne à bord leur évite d’aller écumer tous les tripots et tavernes du coin ! Les pourvoyeurs de tord-boyaux et toutes les catins de Naples me maudissent probablement. De bonnes affaires restent enfermées dans cette boite à sardines.
Les hommes profitent, eux, d’un magnifique soleil. Consigne à bord ? cela ne veut pas dire que l’on doive rester à l’intérieur. Je crois que mon sus hélice avait aussi dans l’idée de nous accorder une pause. Je crois hein.
Bref. L’équipage du Bande Nerre auquel nous sommes à couple a été assez urbain pour nous bricoler une douche avec une lance à incendies de leur navire. Les braves ! Il faudra que je pense à leur faire envoyer quelques caisses de vin français à l’occasion. Pendant que l’équipage bronze, fume, mange et se détend sur le pont… je prends quelques photographies de l’intérieur du bateau. Saisissant ! Sans vie à bord on croirait un vaisseau fantôme.
 
[HRP : Sauf mentions contraires, ces photos proviennent du submersible Des Geneys, Source : http://www.betasom.it]
 










La météo s’annonce belle pour la prochaine nuit, nous sortirons à onze heures pour retenter l’attaque fictive le lendemain.

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Re: Esercitazione di un nuovo tipo

le Dim 16 Avr 2017, 20:23
Une mer d’huile, voilà qui permettrait probablement enfin aux trois binômes de mettre leurs SLC sans trop de mal et de gagner leurs cibles ! L’équipage du Gondar les aideraient à débarquer leurs torpilles pilotées. Mais c’était à eux qu’incombaient cet exercice, très réaliste puise qu’ils prenaient la mer avec des Miailes dont la tête était alourdie par une charge de béton, et ce afin de reproduire le poids d’une charge militaire ! trois cibles étaient apparemment ancrées bien à part dans le port, afin de servir de cible aux équipes de bleus.
 
Le submersible porteur attendait que la fine équipe finisse son ouvrage. Une partie de l’équipage aidant, l’autre au poste de combat. La pause avait fait du bien, mais personne ne se dispersait. L’équipe de veille ouvrait les deux yeux sur une mer amie mais savait-on jamais ? et il fallait garantir le réalisme de notre exercice.
J’étais pour ma part au central.
Monsieur Treno. Rapport de contacts annonçais-je très concentrée.
- Bruits d’hélices lointain au 185. C’est tout chef.
- Très bien. Merci.
La batterie M. Sarassa ?
- 80% Madame.
- Bien ! Et nos oiseaux ? ils s’envolent où ils font leur nid sur mon pont ! J'étais agacée.

Détails d'un cylindre de transport de SLC
 
La procédure était compliquée. Ca j’avais un peu de mal à l’entendre. Sortir une torpille pilotée de son cylindre de transport sans grue, placer tous les équipements de navigation, vérifier que tout fonctionne bien sûr. Pendant ce temps, les deux nageurs devaient enfiler leur équipement, contrôler celui-ci, puis l’équipage du sous-marin mettait à l’eau les torpilles aussi doucement que possible pendant que leur équipage les y attendait pour les chevaucher. Dernier check-up comme disent les américains. Puis c’était parti ! pendant que le reste de l’équipe de pont refermait les cylindres de transport vides.
 
De trop longues minutes plus tard mon second vint me trouver après avoir descendu l’échelle de la tourelle.
On est bons, ils sont partis. Sans aucun problème.
- Parfait.
Cap 260 sur la batterie, vitesse moyenne. Tout le monde en alerte. Les fonds sont toujours de quarante mètres ici ?
- Quarante je confirme m’annonça l'officier navigateur.
- Bien. Alors on va poursuivre. Si personne n’est là pour nous voir ni nous entendre d’ici une demi-heure, on passera sur les diesels à vitesse maximale, cap 210.
 
SLC en plongée

Le Gondar s’éloigna lentement mais furtivement de la zone de lancement des SLC.
J’appris plus tard qu’ils avaient atteint leur objectif avec des résultats mitigés. Ils n’étaient pas vraiment préparés à cet exercice.
Mais nous si.
C’est pourquoi mon instructeur prit la parole lorsque les diesels se mirent en route. Le Gondar était alors suffisamment loin de Livourne pour être considéré comme en sécurité du point de vue de l’exercice.
 
Je prends la manœuvre. Remettez le cap sur Livourne. Radio ? Transmettez ce message à l’Amirauté là-bas.
Je suis satisfait de ce dernier exercice. Et de la bonne tenue de l’équipage et du bateau durant tous ces exercices.
Le prochain et dernier exercice sera une sortie opérationnelle contre l’ennemi. Je n’y serais là qu’en spectateur. Sachez que vous avez fait un travail digne de tous les éloges. Je tenais à vous le dire personnellement. C’est une dure école que celle-ci et vous avez jusque-là réussi. J’attends de vous le même résultat pour votre examen.

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Re: Esercitazione di un nuovo tipo

le Ven 21 Avr 2017, 15:54
Au large de Gibraltar, 31 décembre 194X.
 
Cette nuit de la Saint Sylvestre allait être l’occasion pour le Gondar de sortir de son rôle capital mais diablement ingrat de bateau école. Provisoirement débarrassé des cylindres contenants les torpilles pilotés, le navire était à la fois plus rapide, plus léger et plus manœuvrant. Nous avions à bord une équipe de six nageurs Gamma.
L’approche de la grande base anglaise s’était faite en longeant les côtes espagnoles. Pour ne pas dire que quelques nautiques avaient carrément étaient faites dans leurs eaux territoriales.
 
Tout le monde aux aguets. Ce n’est plus un exercice messieurs dis-je à l’équipe de veille. Quatre hommes et moi-même étions postés sur la tourelle surpeuplée. Scrutant tout contact visuel en surface comme en l’air.
Le Rocher était une cible difficile. Mais importante. Nos cibles ? Les cargos y stationnant régulièrement, et les infos de la station d’observation locale nous avaient informé de la présence d’un important convoi. Sans doute un nouveau convoi pour Malte ou pour les Indes.
Le bateau avançait de façon semi immergée, fonctionnant sur la batterie à la vitesse de six petits nœuds. Sur la pointe des pieds en quelque sorte.
 
Bâtiment rapide au 2-8-0 ! Chuchota le second maitre Ferrara, montrant le secteur avec son bras.
Je braquais alors mes jumelles vers la zone.
Effectivement. Petit destroyer, ou torpilleur. Il va vers la côte africaine. Continuons. S’il nous avait vu ou même si un simple soupçon lui avait traversé l’esprit, il aurait balancé une bordée de Star Shell (SS) pour illuminer toute la zone.
Et nous voyant, annoncé sa trouvaille sur toutes les ondes en chargeant sabre au clair.
 
Le Gondar poursuivait sa course. Une heure trois minutes du matin. Je ne quittais pas l’escorteur des jumelles. Bien, il ne nous avait pas vu.
Profondeur ici ? Demandais-je. L’on me répondit du tac au tac depuis la passerelle, vingt mètres. C’était faible.
D’après mes estimations, nous étions proches de notre zone de lancement, ce qu’un cargo isolé confirma en passant non loin de nous. C’était lui qu’était allé chercher le destroyer.


Nageur Gamma
 
C’est notre chance. Leur filet anti sous-marin va s’ouvrir pour laisser passer ces deux-là. Surface, doucement. Que les Gamma se préparent.
- Ils sont prêt Madame.
- Excellent ! chuchotais-je toujours la tête dans le puit de la tourelle. Alors une fois en surface lancez les. On déguerpit ensuite.
Le submersible fit discrètement surface et les six plongeurs se mirent à l’eau aussi silencieusement que des crocodiles en chasse. De vrais professionnels. Le Gondar fit alors demi-tour, tout en plongeant lentement.
La tension était toujours aussi extrême car la zone est connue pour pour être une des plus dangereuse du monde. Mais l’équipage est entrainé et le bateau est fiable, alors, tout ne peut qu’aller bien.
Sauf que…
Dix minutes après la plongée à dix mètres, nous nous éloignions car 040 à dix nœuds lorsque qu’un bruit de métal résonna dans tout le bateau !!
 
Les machines STOP !!
Rapport des dommages et silence dans le bord !! j’ai immédiatement crié.
C’était comme si on frottait deux tôles les unes contre les autres. Nous ne nous étions pas encore éloignés de la base alliés pour jouer à ce genre de conneries ! Le dernier point sur la profondeur donnait trente mètres et plus, impossible d’avoir talonné avec une roche. Le plus probable : nous avions heurté une épave.
Après une bonne minute et demi de cri de métal, cela cessa. Le Gondar était immobilisé, moteurs en panne.
Petite voie d’eau à l’avant, on s’en occupe m’informa mon chef ingénieur.
L’inquiétude se lisait sur tous les visages. Mais aucun ne dit mot et tous étaient à leur poste. Concentrés.
- Bien Alfredo, vérifie aussi les barres avant. Puis un rapide état des tubes.
- Je préfère que les barres fonctionnent.
- Moi aussi… moi aussi, ajoutais-je.
Aucun bruit d’hélice ne se fit entendre pendant dix minutes, suite au rapport m’informant que la caisse d’assiettes avant était endommagée ainsi que les barres avant que l’équipage allait devoir faire manœuvrer à bras je pris la décision de faire donner les machines en arrière pour nous dégager.
La voie d’eau était circonscrite, mais l’avant était trop fragilisé pour jouer avec le feu comme l’on dit à terre.
Après quelques minutes en arrière, je donnai l’ordre de stopper à nouveau. Pour écouter et réfléchir.
Sergio, mon second chuchota Sorellona, il faut contourner l’obstacle. Je propose par l’ouest. C’est une épave, ma main à couper.
- Je suis d’accord, ajoutais-je. Mais le détour par l’ouest nous fait entrer dans les eaux espagnoles.
Il eut un petit rictus avant de parler à nouveau, Ce ne serait pas première fois, ni la dernière. Soyons discret, en plongée, et cap sur La Spezzia ensuite.
- Hummm, Askari ?
- J’acquiesce M’dame, ajouta sobrement mon officier timonier.
- Alors allons y.

Destroyer espagnol classe Churruca
 
Maria-Teresa, infirmière du bord me donna l’état de l’équipage : trois blessés dans le choc suite à l’impact mais rien de grave, des petits bobos.
Le Gondar prit donc cap plein ouest pendant cinq bonnes minutes puis au nord. L’obstacle apparemment franchit nous remettions cap sur les eaux de la France occupée lors qu’un contact en surface fut entendu par l’opérateur hydrophone. Très certainement un bâtiment espagnol.
Le bruit correspondait à un navire rapide, deux hélices. Navire de guerre probablement.
J’ordonnais de stopper là. L’hispanique venant dans notre direction, et les moyens de détections des bâtiments espagnols n’étant pas réputés pour être de toute première fraicheur, faire le mort était à mon sens la meilleure tactique.
 
Et cela marcha à merveille !! l’escorteur passa a une bonne centaine de mètres de nous pour se diriger vers ce qui était je crois la position de l’épave que nous avions heurté. Nous… et bien, nous avions fait surface pour déguerpir à toute vitesse dans le reste de nuit auquel nous avions droit. A l’aube, nous étions tout juste dans les eaux territoriales françaises. Cap sur La Spezzia.
Mission accomplie, avec un bateau endommagé. Certes. Mais voilà l’équipage décoré de l’insigne des missions spéciales et breveté opérationnel.
La mission sur Gibraltar ? Et bien le résultat fut trois cargos coulés et un tanker endommagé. Sans doutes qu’ils furent relevés par l’ennemi, mais ils ne prirent pas la mer le lendemain, ça c’est certain.

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Re: Esercitazione di un nuovo tipo

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