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Lanzo Klopp
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Re: Le U-B (Ex-HMS Seal -N37-)

le Dim 05 Mar 2017, 21:44
Bonus a écrit:
La scène tirée du film Das Boot (le bateau) de Wolfgang Petersen semble être inspirée de l'histoire réel du HMS Seal, peut être un hommage au courage de son équipage... Regardez par vous même in English  





Il y a deux livre qui traitent de l'histoire de HMS Seal (sans faire de pub)

1961

2006
Hans Schulmaster
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Re: Le U-B (Ex-HMS Seal -N37-)

le Sam 04 Mar 2017, 17:02
Je peux même te dire qu'il fallait couler pavillon haut, la preuve que l'équipage s'était battu jusqu'au bout. Si l'ennemi avait pris possession du navire, le capitaine allait, si possible, dans La Sainte Barbe (réserve de munitions appelée ainsi parce que Sainte Barbe est la patronne des canonniers et des artificiers) et la faisait sauter (avec lui si il n'avait pas de mèche )
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Re: Le U-B (Ex-HMS Seal -N37-)

le Sam 04 Mar 2017, 16:21
Attention la tradition remonte loint. Il salissait d'une question d'honneur. Si tu coulais alors tu étais déshonoré. De couler avec ton navire te le rendait
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Re: Le U-B (Ex-HMS Seal -N37-)

le Sam 04 Mar 2017, 15:43
Pas seulement leur peau mais celle de leur équipage. La formation d'un équipage de U-Boot durait un an. Cette tradition, effectivement ridicule, que le commandant coule avec son navire est celle qui a été le moins respectée heureusement dans quelques marines que ce soit
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Re: Le U-B (Ex-HMS Seal -N37-)

le Sam 04 Mar 2017, 13:34
Durant la Seconde Guerre Mondiale, les commandants de U-Boot avait pour consigne de sauver leur peau coûte que coûte. Avant même celle de son équipage s'il le fallait.
Leur expérience du combat étant inestimable.

Je trouve cela assez pragmatique ; le fait que le commandant d'un navire "doive" couler avec son navire est parfaitement ridicule.

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Re: Le U-B (Ex-HMS Seal -N37-)

le Sam 04 Mar 2017, 12:42
Très beau sujet, un grand merci pour la dédicace !!!. Pour moi c'est le second qui aurait du nagé jusqu'à l'hydravion allemand. Le capitaine devant rester à bord du navire. La tradition internationale de sauver l'équipage l'emporte sur la tradition de la Royal Navy de n jamais se rendre. Le capitaine a pris la bonne décision (c'est un anglophobe qui l'affirme bien content )
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Re: Le U-B (Ex-HMS Seal -N37-)

le Sam 04 Mar 2017, 12:31
Excellent travail Lanzo, çà aurait mérité d'etre dans les billets du SPA d'apres moi ...  
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Re: Le U-B (Ex-HMS Seal -N37-)

le Sam 04 Mar 2017, 11:38
Jack Leroy a écrit:

euh c'est tout...

Que rajouter? Ha si,

Merci à toi pour cette lecture très agréable sur une page de l'histoire.
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Jack Leroy
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Re: Le U-B (Ex-HMS Seal -N37-)

le Ven 03 Mar 2017, 23:42


euh c'est tout...
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Re: Le U-B (Ex-HMS Seal -N37-)

le Jeu 02 Mar 2017, 12:43
Dernière Partie.


5 ans de prison... Et enfin libres!!!


L’équipage du HMS Seal, est prisonnier de guerre, il sera sujet aux interrogatoires de routine, dans une atmosphère de respect mutuel dans les locaux de la Kriegsmarine, ensuite les officiers et les membres d’équipage seront séparé et sujets à l’incarcération dans différents Stalag, plusieurs tenteront de s’échapper (peut être que certains aurait réussis ?),




Prisonniers de Guerre Britanniques au Stalag VIII B à Lamsdorf

Prisonniers des allemands tout au long de la guerre en Europe. Ils seront adopté par la communauté du village de Seal près de Sevenoak dans le Kent, qui les soutient toute au long de leur période de captivité, Lonsdale de son côté autorise son équipage à utiliser son quota réduit de correspondance pour recevoir des colis en leur propre nom, il fessait tout son possible pour booster leur moral, c’est ce qu’apparait clairement d’ailleurs de ces écris :

« Au cours des derniers jours, j'ai eu un entretien avec chaque homme de mon équipage qui est dans ce camp. Malgré un dur hiver, une oisiveté forcée et la vie anormale menée par un prisonnier, ils semblent tous en bonne forme; Mais je ne peux pas trop faire valoir cela; Ils ont vraiment l'air bien. Ce qui est un grand crédit pour eux et je serais reconnaissant si vous pouviez laisser leurs proches le savoir, comme vous l'avez fait si gentiment avant. »

A la fin de la guerre ces prisonniers seront libérer de leurs camps respectifs par les forces alliés pour être enfin rapatriés en Grande Bretagne.

Dans son rapport de mission qu’il finira par rédiger à sa libération, Lonsdale affirme que cette décision fut «La seul que j'aurais toujours à regretter profondément, mais en même temps, elle semblait être la seule chose à faire. »

Pourtant, l'Amirauté avait envoyé une réponse à Lonsdale lorsqu’il été encore dans les eaux du Kattegat, qu'il n'aura malheureusement jamais reçue: «La sécurité du personnel devrait être votre première considération après la destruction d'ASDIC.» Le défaut de recevoir ce message - qui a soutenu sa décision ultérieure - lui causa une angoisse sévère jusqu'à ce qu'il en ait eu connaissance qu’un temps après sa libération.

Le courage du commandant Lonsdale avait été reconnu par ses supérieurs. Quatre jours après sa captivité, alors que son destin été encore inconnu des autorités britanniques, il a été formellement cité pour ses précédentes patrouilles sous-marines dans des conditions dangereuses au large des côtes norvégiennes.

La Royal Navy le saluait  «pour l'audace, l'endurance et la ressource contre l'ennemi».

Pourtant, Le 10 avril 1946, la cour martiale se réunit à Portsmouth et convoque le capitaine Lonsdale et le lieutenant Beet, qui avait prit le commandement dès que Lonsdale se mit à l’eau pour nager vers l'hydravion de la Luftwaffe.

Beet est accusée d'avoir négligé de prendre des mesures pour s’assurer du naufrage du HMS Seal pour l'empêcher de tomber aux mains de l'ennemi. Après un jour de témoignage, les cinq officiers de la cour martiale l'acquittent honorablement.

Le lendemain. C’est Lonsdale qui est accusé à son tour d'avoir omis de prendre des mesures immédiates pour attaquer les avions ennemis qui menaçaient le HMS Seal et de ne pas avoir pris les mesures nécessaires pour l'empêcher de tomber aux mains de l'ennemi.




Épée, nœud et fourreau d'officier de la Royal Navy


La cour martiale composée des cinq capitaines de la Royal Navy siège pendant deux jours, mais ne prendra que moins d'une heure (45min) pour arriver au verdict : Lonsdale est honorablement acquitté de toutes les accusations, après quoi, le président de la cour le réhabilite avec ces mots : «J'ai beaucoup de plaisir à vous remettre votre épée.»

Les membres de l’équipage du HMS Seal, félicitent leur commandant, car en plus des membres appelés comme témoins par la cour, beaucoup d'autres avaient voyagé à Portsmouth à leurs propres frais pour assister au procès. Ces hommes se précipitent pour lui serrer la main. C’est le commandant qui les avait sauvés de l'asphyxie au fond du Kattegat et les a conduits par l'exemple personnel et le sacrifice pendant leurs années d'emprisonnement.

Mais Lonsdale confie toujours humblement : « Notre foi eu une réponse d'une manière qui, pour beaucoup d'entre nous, semblait miraculeuse»,

Lonsdale assumera à nouveau un commandement, sur le mouilleur de mines de classe Algerine, le Pyrruhs (J448).




Mise à l'eau du HMS Pyrrhus (J448) en 1945



Et peu de temps après, Lonsdale démissionne de la Royal Navy,  Il entre en formation dans l’église de Ridley Hall, à Combridge, pour devenir prêtre en 1949 et servi l’église pour le reste de sa vie en au Royaume uni et même au Kenya. Il décède le 25 Avril 1999 à l'âge de 93 ans, laissant une femme et un fils.




Eglise de Ridley Hall


Rétrospectivement, le capitaine Lonsdale a-t-il pris la bonne décision quand il a rendu son sous-marin encore flottant pour sauver son équipage? A-t-il négligé d'autres alternatives? Devrait-il s'être battu jusqu’au dernier homme ? Ou avoir sabordé son sous-marin ? Même s'il risquait de perdre tout son équipage ?

Pour les critiques respectueux de la tradition navale décision peut sembler répréhensible. Il était, après tout, le seul capitaine de la Marine royale à remettre son navire de guerre en mer pendant depuis la guerre de 1812. (où le 20 Février 1815 le USS Constitution capture les HMS Cyane et HMS Levant)

Pour d'autres, comme les cinq capitaines de la cour martiale, des circonstances inhabituelles dictent parfois des actions inhabituelles.

Cependant, la Navy ne renommera plus de navire au nom du HMS SEAL, que jusqu’en 1991 un navire de sauvetage et de support, qui ne servit que peu de temps.



USS Constitution au prise avec les HMS Cyane et HMS Levant, le 20 Février 1815 (par Paul Granett)


Fin


Un autre long sujet, qui me semble aussi assez complet sur l'histoire de ce submersible, beaucoup de temps à le réaliser, mais pas trop abouti car peu de temps IRL j'espère qu'il vous à plu... petite dédicace aux Kaleunt de la I.RV, et à l'amoureux de navires et des avion Hans Schulmaster et aux pilotes de l'aube des aigles!!!

toutes vos contributions sur le sujet sont le bienvenues
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Lanzo Klopp
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Re: Le U-B (Ex-HMS Seal -N37-)

le Mer 01 Mar 2017, 12:43

... Cinqième partie
     
« Sauvez » le HMS Seal!!!


L’avion se pose immédiatement près du navire en détresse. Le sous-lieutenant Schmidt oblige le capitaine de venir à son bord à la nage. Par radio, les avions demandent une assistance navale pour capturer et remorquer leur prise.

Après un bref moment de réflexion, Lonsdale passe le commandement du navire au navigateur, le lieutenant Trevor Beet, car lieutenant-commandant Terence Butler était aux soins.

Le HMS Seal, flotte à peine, son commandant prisonnier et est aux mains de l’ennemi. C’est au tour de l'autre Arado d’amerrir pour ce mettre de bord à bord et prendre un autre officier comme un otage supplémentaire.

Près de trois heures plus tard, alors que le Heinkel He-115 tourne toujours au-dessus du HMS Seal, un chalutier armé, l’U-Jäger UJ-128 (ex Franken) du commandant Otto Lang, s'approche.

Il est alors 06:30 quand l’officier Heinz Nolte, et trois marins embarquent dans le sous-marin à partir d'une petite embarcation.

Nolte et l'équipe d'inspection du HMS Seal


Nolte, parlait couramment l’anglais, il se précipite à l’intérieur du submersible pour évaluer l'état de ce dernier et consterner les dommages infligés par l'équipage en vu de le saborder. Il est alors interpellé par l'officier mécanicien du HMS Seal, le lieutenant Clark, Nolte concède de transporter les blessés du sous-marin par la trappe de la salle des machines pour les embarquer à bord du navire de son navire. Il oblige alors Clark à l'accompagner pour l’inspection de la coque et pour s'assurer qu'aucun membre d'équipage britannique ne reste à bord pour envoyer le sous-marin par le fond.

Clark n’en reviens pas !!! Cet officier allemand avait une science avancée des submersible, Nolte savait exactement quelles étaient les valves ou trappes qui pouvaient être ouvertes pour inonder la coque. Pas de doute possible, Nolte sait que le submersible est en danger imminent de naufrage. Il ordonne que tous les membres de l'équipage du sous-marin soient transférés à bord de l'UJ-128 avant qu'il ne soit trop tard.

Avec une forte inclinaison sur babord et une proue déjà très enfoncée, Allemands et Britanniques étaient loin de se douter que ce bateau resterait à flot !!!

Tout les membres d'équipage du HMS Seal sont enfin sauf… mais prisonniers !!! Les 53 matelots du HMS Seal capturés, ainsi que leur capitaine Lonsdale qui, en ce 5 mai 1940, faite son 35 ème anniversaire !!!

Le seul, souci des Allemands été maintenant de « sauver » le HMS Seal, alors qu’il lui balancèrent tous ce qu’ils pouvaient ces deux derniers jours, l’UJ-128 du Kapitänleutnant Otto Lang remorque en catastrophe le sous-marin endommagé vers le petit port de Frederikshavn sur la côte orientale du Danemark, base de la 12th UJ-flotilla. Près de l'entrée du port, la gîte du HMS Seal sur bâbord augmente dangereusement, c’est alors logiquement que le Seeteufel UJ 1231, remorqueur de sauvetage allemand prend le relais. Vers 18:00, celui-ci pousse le HMS Seal le long d’une digue dans un coin isolé du port avant de le soutenir pour l'empêcher de couler.


Le HMS Seal remorqué par l'UJ-128 vers le port de Frederikshavn

Les opérations de sauvetage sur le HMS Seal débuteront le lendemain, les plongeurs du Seeteufel UJ 1231 et l'équipe de sauvetage recensent et réparent les dommages de la coque immergée.


  • Le système d'air à comprimé et les réservoirs de ballast du HMS Seal sont réparés à leur tour.
  • Les deux charges en profondeur sont découvertes, mais laissées en place car trop dangereuses à enlever.
  • Enfin, l'eau de mer est expulsée de la coque et le sou-marin retourne à une assiette presque normale.


Le matin du 10 mai, le Seeteufel remorque le sous-marin temporairement réparé, à travers le Kattegat jusqu'au quartier général de la marine allemande à Kiel vers les docks de la Germaniawerft, escorté par des dragueurs de mines, des chasseurs de sous-marins et des avions. Le Seal arrive dans l'après-midi du 11 mai, salué par une foule de dignitaires de la marine.


Le HMS Seal le long d’une digue au port de Frederikshavn

Le commandant de la base navale allemande de Kiel avait déjà reçu ses ordres. Le HMS Seal devait être restauré et réaménagé comme U-boot allemand. Car Malgré sa mauvaise condition, la valeur perçue de la propagande du sous-marin britannique justifiait à elle seule toute dépense de réparation.

Rapidement il apparait que se serait insensé de tenter de transformer le HMS Seal en une arme opérationnelle. Aussi tôt que toute information précieuse secrète ou exclusive pourrait être extraite du submersible anglais.


  • Les moteurs diesel sont différent de ceux de fabrication allemande, aucune pièce de rechange n'était disponible pour eux.
  • Les torpilles et les mines allemandes étaient également dissemblables à leurs homologues britanniques.
  • De plus, c’était trop gros et trop lent à manœuvrer.


    Le HMS Seal en remorque et sous escorte


Les U-boote étaient largement supérieurs au HMS Seal, et que peut-être deux ou trois nouveaux pourraient être construits pour le coût de remontage du sous-marin britannique en tant que U-boot !!! Mais malgré toutes ces objections, le haut commandement naval allemand ordonna de procéder à la rénovation.

Renommé UB en 1940, et mis en service le 30 novembre de la même année sous le commandement du Fregattenkapitän Bruno Mahn, vétéran de la première guerre (ancien commandant de l’UB-21) âgé de 52, qui n’effectuera aucune patrouille car l’U-B ne sera utilisé que pour des expositions de propagande et comme navire d'instruction. Finalement, il est mis hors service le 31 juillet 1941, amarré dans un bassin éloigné à l'arsenal naval de Kiel. Là, l’U-B survit aux bombardiers britanniques vers la fin de la guerre, il est sabordé le 3 mai 1945 dans la baie de Heikendorf, plus tard il sera renfloué et utilisé comme ferraille.

Néanmoins, cette prise ne sera pas inutile, car c’est l’examen des torpilles britanniques qui permettra de faire évoluer le système de détonation sur les torpilles allemandes trop souvent défectueuses à l’époque, surtout lors de cette compagne de Norvège.


Le HMS Seal sous inspection du personnel spécialisé de la Kriegsmarine


... à suivre
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Lanzo Klopp
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Re: Le U-B (Ex-HMS Seal -N37-)

le Sam 25 Fév 2017, 12:32
... Quatrième partie a écrit:

L'Aube des Aigles

Tout le monde aux postes de combat, Lonsdale ouvrit péniblement l'écoutille et monte sur le pont. De l'air frais ! Enfin ! Beaucoup parmi l'équipage, souffrent du dioxyde de carbone, sont touchés par de graves maux de tête et des vomissements.

Sachant parfaitement la gravité de la situation et craignant la capture de son navire, Lonsdale fait envoyer un rapport chiffré sur la situation à l'amirauté, puis ordonne que les livres de codes secrets ainsi que le materiel de cryptage soit jetés par-dessus bord. Il y va de même pour l’ASDIC (encore secret) et les cartes nautiques répertoriant les champs de mines, tout est mit dans des sacs lestés et envoyés par le fond.

Il était maintenant environ 02:00, et Lonsdale a décide de faire cap pour la côte suédoise.

Très vite les rapports arrivent de la salle des machines, seul le moteur tribord du sous-marin peut démarrer, Lonsdale se demande alors, comment aller t-il manœuvrer son navire avec le gouvernail endommagé (par l’explosion de la mine) ?

Salle des machine d'un Class S de Royal Navy

C’est à ce moment, que le moteur bâbord se met en marche ! Lonsdale mènera le submersible à l’aide de la poussée des moteurs. Mais le Seal ne pouvait quant même pas être tourner en 360 vers la Suède avec les moteurs seuls. En dernier recours, le capitaine ordonne « machines, arrière » c’est en marche arrière que le Seal vogue vers la Suède.

L'espoir renait parmi les membres d'équipage car tout reste possible, et jusqu’ici ils s’en sortaient bien. Mais leur optimisme sera rapidement perdu, tout autant que la pression de l'huile du moteur tribord sans lubrification celui-ci casse. Et toutes les tentatives de réparation échouent, le Seal est maintenant immobile en surface, incapable de plonger, il était réduit à faire des cercles seulement.

Il était alors presque 02h30, entretemps, au petit matin, avant le levé du jour, deux «ARADO 196» de l’escadron côtier «Kustenfliegergruppe 706» s´envolent. Les pilotes Günther Mehrens et Karl Schmidt veulent inspecter le détroit du Kattegat entre le Danemark et la Suède. Tout deux savent qu’à l’aube, ils auront de plus grandes chances de surprendre un sous-marin encore en surface, profitant de l’obscurité pour charger ses batteries avant de replonger en profondeur. Surtout, que l’alerte fut donnée, un sous-marin était pris en chasse ces 22 dernières heures.

Ardro 196 à quai

Les deux avions allemands survolent les flots à une altitude de 50 m, inspectant la mer avec attention. Les aviateurs aperçoivent une forme émergeante sur leur droite. Après un survol rapide, les pilotes constatent qu’il s’agit bien du kiosque d´un sous-marin. Le submersible semble mal en point car le kiosque est incliné sur bâbord et sa partie arrière reste immergée.

Le lieutenant Mehrens effectue un tir de sommation en direction du sous-marin, avec son canon de 20 mm, et prend ensuite la lampe de signalement pour envoyer un K qui veut dire : «stopper immédiatement ! ». Il demande par la suite au bateau de s’identifier.

Lonsdale choisi de ne pas tirer, dans l'espoir de convaincre les aviateurs allemands que Seal n’était qu’un sous-marin suédois en détresse de retour au port. Il ordonne au matelot chargé des transmissions, de répondre avec des signaux incompréhensibles pour gagner du temps. L’aviateur allemand s´aperçoit de la manœuvre de diversion, monte à une altitude de 1000 m pour plonger en piqué et larguer sa bombe de 50 kg. Le projectile manque le sous-marin de 30 m. Le second "Arado" arrive en renfort.

Cette fois Lonsdale lui-même se met à la Lewis. Mais les attaques des Arados font des ravages parmi les membres d'équipage qui combattent sur le pont. Le lieutenant-commandant Terence Butler reçoit des éclats dans la jambe et doit être évacué dans le submersible pour traitement. Un autre marin est également blessé. Miraculeusement, Lonsdale quand à lui reste indemne sous le feu de l’ennemi. Mais, l'une des Lewis s’enraye, et le tir de canon du second Arado perfore le ballast principal, le Seal commence à chavirer sur bâbord. Là un Heinkel He-115 vient renforcer les rangs Allemands, et s’est autour à la deuxième Lewis de rendre l’âme.

Le deuxième passage des avions pour larguer leurs dernières bombes se fait plus précis. Les geysers s’élèvent tout près de la coque du Seal qui commence à rouler dangereusement, l´obligeant à lancer un «SOS». Les hydravions sont en approche à nouveau pour mitrailler le kiosque.

Lonsdale sait maintenant que s’en ai fini du Seal, voilà donc tout l’équipage en danger. Et là se pose à lui l’ultime dilemme pour un commandant. Se plier à la pure tradition de la Royal Navy et saborder le navire? ou se rendre à l’ennemi?

Le sous-marin été équipé de deux charges de profondeur dans les cales, prêtes à exploser à une profondeur de 50 pieds si le bateau était inondé intérieurement par n'importe quelle cause. Mais deux considérations empêchèrent Lonsdale de saborder son vaisseau. D'abord, il n'y avait aucun navire allemand en vue de sauver son équipage, dont certains ne pouvaient pas nager. Deuxièmement, si l'équipage flotterait au-dessus du sous-marin lorsque ses charges en profondeur exploseraient, causant certaines blessures ou la mort d’un bon nombre d'entre eux.

De plus Lonsdale était sûr que le Seal coulerait de sa propre volonté avant sa capture par l'ennemi. Il avait déjà une forte gite et était descendu par la poupe.

Maintenant plusieurs voix anonymes parmi les membres d'équipage se font entendre par l'écoutille du kiosque, appelant Lonsdale à remettre le bateau à l’ennemi. Après avoir rapidement examiné l'état du sous-marin, il hésite, mais il doit sauver la vie de l’équipage.

S’en ai fini ! Lonsdale demande la nappe blanche du mess des officiers ! Voilà qu’il l'agite au deuxième Arado en signe de reddition, il n’y aura plus d’attaque.



Poster de propagande mettant enscène la reddition du HMS Seal


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Re: Le U-B (Ex-HMS Seal -N37-)

le Mer 22 Fév 2017, 18:30
....troisième partie

Dans la vase du Kattegat!!!

Lonsdale joue au chat-et-à-la-souris avec ses poursuivants, sachant que le son de leurs propres hélices étoufferait les autres bruits sous-marins, il se doute qu'ils doivent s'arrêter pour l’écouter sur leurs hydrophones; Ainsi, à chaque fois que les chalutiers s'arrêtaient, le Seal en faisait de même.

Maintenant, les chalutiers sont tout proche du Seal, qui se déplace lentement sur les batteries à profondeur périscopique… Et les choses ne son pas pour arranger !!!

Vers 15:00, Lonsdale détecte sur son périscope un autre groupe de chasseurs, celui-ci au nord-est, des torpedoboot. Le Seal poursuivait son jeu d'évasion, l'objectif : échapper aux deux forces ennemies jusqu'à ce que l'obscurité enveloppe le Kattegat, pour enfin faire surface et se retirer en sûreté à la pleine puissance de ses diesels.

Torpedoboot

Entre temps, la profondeur de l'eau n’était que d’un peu plus de 100 pieds, il n’y a plus de fuite possible sur ces batteries faiblissantes… Mais une autre manœuvre évasive reste tout de même encore possible !

Misant sur le point faible des hydrophones, Lonsdale ajuste la profondeur et place son navire sur une couche d'eau salée sous la couche supérieure d'eau douce, à une profondeur d'environ 60 pieds.

Le bateau dérive maintenant lentement avec le courant à une profondeur constante, avec consignes de silence à bord au maximal… Soudain ! Un bruit terrifiant se fait entendre !!!

Schéma explicatif de l'effet de thermocline

Un fil d’acier fait grincer la coque sur tribord ! Et avant que Lonsdale ne puisse réagir, le Seal reprend son assiette, et le câble semble avoir été rejeté…

Il est 18:30, serein Lonsdale ordonne de servir le repas du soir à l’équipage… Boom !!! À 18:55, une explosion fulgurante rompe le paisible interlude…
Des charges soumarines !!!

Mais ?! Il n'y eut plus aucune d'explosion !?

Une mine allemande !!! Ce qui explique le grincement glaçant… accrochée temporairement, puis coincé sur les hydravions, la mine est poussée vers la coque par le courant et explose.

Officier de la Kriegsmarine dessinant sur des mines


Un rapide rapport sur les dommages est levée, tous les membres de l'équipage son saufs… mais !

Le compartiment à mines est partiellement inondé… peut-être 130 tonnes d'eau de mer à l'intérieur de la coque !!!
Avec une capacité de 380 tonnes pour le ballast principal de Seal, Lonsdale et son ingénieur en chef, le lieutenant R.H.S. Clark calculent que le Seal, qui repose maintenant sur le fond à une profondeur de 130 pieds, devrait avoir la flottabilité suffisante à la surface quand ses réservoirs de ballast auront été évacués.

Lonsdale fait passer le mot à bord : le sous-marin allait tenter de sortir après la tombée de la nuit. Pendant ce temps, tous les membres de l'équipage ont ordre au repos pour conserver l'oxygène qui diminuait dans le bateau.

22:30, Lonsdale fait faire la première tentative de surface. Le HMS Seal bouge, il se lève en avant… mais sa poupe reste envasée dans les fonds du Kattegat. Retenue par la succion et le poids de l'eau de mer à l'intérieur de sa coque, conscient du problème Lonsdale fait alors arrêter les moteurs et les pompes à ballaste, le Seal redescend lentement et s’allonge sur le fond marin.

Très vite, les conditions à bord du sous-marin se détériorent. L’épuisement rapide de l'oxygène affaiblis l'équipage. Lonsdale décide d'utiliser des techniques plus agressives lors de sa deuxième tentative de surface.

De l'air comprimé sera utilisé pour faire sauter un deuxième groupe de réservoirs de carburant ainsi que les réservoirs d'eau douce au milieu du navire.
Mais plus encore ! La barre de plongée de 11 tonnes sera libérée (détachée) de la coque. Cette dernière décision était importante, car le Seal ne pourra plus plonger.

Mais le Seal refuse de faire surface. Le moral de l'équipage est au plus bas, tout semble perdu.

Salle des machines du HMS Tribune

Il reste tout de même à Lonsdale de l'air comprimé et de la batterie pour une dernière tentative de surface, il faut agire rapidement, beaucoup de sou mariniers sont mal en point, immobilisés par manque d'oxygène et l’asphyxie par le dioxyde de carbone.

Lonsdale remarque deux petits réservoirs de ballast, précédemment négligés à l'arrière de la salle du moteur, ils devront aussi être soufflés, tout les hommes apte à ce mouvoir devront se regrouper à la proue du navire, Lonsdale, homme de foi, demande aux membres d'équipage de se joindre à lui dans la prière du Seigneur.

1:10 du 5 mai, près de 23 heures que Seal est en plongée, l'ultime tentative de surface commence. Utilisant la puissance restante de sa batterie, les deux moteurs en avant toutes, chassé aux ballasts (avec le peu d'air comprimé restant). Soudain, Seal frissonna et sa poupe se libère de la vase.

1:30, HMS Seal fait surface... Mais ses problèmes ne faisaient que commencer.

Soumarin de la British royal navy fessant surface


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Re: Le U-B (Ex-HMS Seal -N37-)

le Lun 20 Fév 2017, 13:34
deuxième partie...

L'opération DF-7


Pour ça première, le HMS Seal est affecté à l'opération DF-7, déposer un champ de mine dans le Kattegat! pour cela il devra traverser le Skagerrak, le très dangeureux passage d'eau peu profond entre le Danemark, la Norvège et la Suède.

Carte Skagerrak - Kattegat

Une opération dangereuse pour tout sous-marin, et encore plus, en voyant l’énorme taille du HMS Seal. C’est ce que note le capitaine Bethall, commandant de la flottille et supérieur immédiat de Lonsdale à l’amirauté, Bethall, tentera en vain de persuader le vice-amiral Horton de reconsidérer ces ordres, mais il n’eut aucun succès.

Le 29 Avril, le HMS Seal prend la mer pour le Kattegat.

Pour cette missions, le Seal charge la totalité des 50 mines. Sa mission : l'opération FD7, entrer dans le détroit de Skagerrak et de se rendre au détroit du Kattegat, mouiller les Mark XVI. L'Amirauté assigne deux sites alternatifs à proximité, dans le cas où Seal ne pourrait rejoindre l'emplacement principal, car il a été activement patrouillé par les avions et navires ennemis.

L’entrée du HMS Seal au Skagerrak se passe bien, il y rencontre même un autre navire-sœur, le HMS Narwhal qui vient de finir sa mission où il touche six navires Allemands avec ces six torpilles.
HMS Narwhal (N45)

Le 4 mai à 01h30, le HMS Seal entre dans le Kattegat en surface, réduisant sa silhouette de telle sorte que la tour de commandement était immergée. La lumière du jour s’est invitée très tôt en ce matin de mai dans cette latitude nord, et Lonsdale craignait que la silhouette imposante de son sous-marin ne soit détectée dans peu de temps. Il avait raison ! Alors que l’ordre de plonger est donné à 02:30, soit quelques minutes seulement avant l'aube, trahit par les eaux claires, il ne se passe que quelques secondes seulement avant qu'un avion de reconnaissance de type Heinkel HE-115 allemand n’ait largué une bombe à proximité, causant des dégâts mineurs. Lonsdale fait immédiatement plonger le Seal à 90 pieds pour échapper à la Luftwaffe.
Un Heinkel HE-115 attaquant en piqué


À ce moment, tous les hommes à bord de Seal se rendirent compte que leur présence au Kattegat avait été détectée et que l'ennemi chercherait bientôt leur bateau.

Approchant de la zone de minage, procédant à profondeur périscopique, Lonsdale est sur ces gardes il vérifie périodiquement l'activité ennemie en surface.
Vers 08:00, il détecte un groupe de chalutiers anti-sous-marins (Vorpostenboot) balayant les eaux en avant, bloquant l’entrée de la position à miner en priorité. Lonsdale choisit immédiatement de jeter ses mines dans la première position de rechange, juste à proximité.

Vorpostenboot de la Kriegsmarine en patrouille

Le mouillage commence à 09:00 et a prend seulement 45 minutes. Le défi était maintenant de sortir le Seal en toute sécurité du Kattegat et de retourner sain et sauf à la maison en Grande-Bretagne. Le capitaine fait faire demi-tour au submersible pour commencer son dangereux voyage.


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Le U-B (Ex-HMS Seal -N37-)

le Dim 19 Fév 2017, 13:01
Le U-B (Ex-HMS Seal -N37-)
 

Seul navire anglais capturé au combat... voilà son Histoire

Pour la reprise et cette nouvelle année, je vous propose une petite série d'articles sur l'histoire de ce submersible, que je publierai - tout comme pour le U-A - progressivement, de son origine en passant par ses états de service actif jusqu’à sa capture et sa mise en service à la Kriegsmarine... une belle histoire de survie... j'espère que ça vous plaira!

Merci de garder vos contribution pour la fin pour ne pas perturber le cheminement de l'article



Le HMS Seal (N37) - Classe Grampus:

Derniers produit des cinq sous-marins mouilleurs de mines de la classe Grampus, tous étant des versions modifiées du modèle unique HSM Porpoise produit en 1932, d’où ils seront d’ailleurs souvent erronément affiliés à la classe Porpoise.
HMS Porpoise (N14)

Le HSM Seal, fut mis à la cale No. 07 le 09 Décembre 1936 au chantier naval de Chatham pour être lancer le 27 Septembre 1938 dans la Medway et être mis en service le 24 May 1939 a quelques mois du début du conflit.
Carte du Kent (Chatham - Medway)

C’était un grand sou marin à double coque pour son époque, déplaçant 1810 tons en surface et 2157 en plongée, il était propulsé à l’aide de deux diesels, chacun faisant tourner une hélice, il pouvait atteindre ainsi près de 16 nœuds en surface, mais il n’en faisait que normalement 4 nœuds en plongé branché sur l’énergie de ses batterie.

Avec 59 hommes à bord, cet énorme navire était doté de 6 tubes pour des  torpilles de 21’’ toutes à la proue, dont il en pouvait stocker 12 tiges, son armement secondaire comprenait un canon de pont de 4’’ ainsi que deux mitrailleuses déplaçables de type Lewis qui pouvaient être montées sur le kiosque.

Marin des années 20, Mitrailleuse Lewis à la main

Mais l’essentiel de son armement résidait en sa capacité de 50 mines, chargées dans un long et haut compartiment au-dessus de la coque interne. Ce compartiment été monté sur rail et relié à la poupe par un mécanisme à chaîne. Les mines transportées étaient de type standard Mark XVI britannique à armement automatique, le mouillage des mines ce faisait par une trappe à l'arrière du navire. Ce système était relativement simple et les opérations de minage étaient d’ordinaire sûres et rapides. Mais cela avait un prix : le compartiment haut du système de minage procurait cependant au submersible cette massive silhouette que présentait le bateau quand il naviguait en surface.

Mine MK I, en 1945 sur le HMS Apollo

Quand à son unique commandant, le Lieutenant Commander. Rupert P. Lonsdale, est né à Dublin au début du 20ème siècle dans une famille chrétienne, fils de fonctionnaire, il étudie au St Cyprian's School à Eastbourne, et décide de s’enrôler dans la Royal Navy, il rejoint le Naval College à Osbourne. Élève officier dans la branche sous-marine, il est affecté au XI, un sous-marin expérimental comme First Lieutenant (Lieutenant de Vaisseau), en 1934 il passe l’exigeant concours de commandement de sous-marin et prend son premier commandement, le HSM 44 une vieillerie de la première guerre mondiale, en May 1936 il est promu au grade de Lieutenant Commander et assume le commandement du HSM Swordfish un nouveau sous-marin.

Cadets au cours d'un exercice au Royal Navy College d'Osborne

Son deuxième vrai commandement sera le HSM Seal, qu’il prend un 1er Novembre 1938 pour le mettre en service le 24 Mai 1939.
A sa prise de commandement, Lonsdale avait observé que l’équipage du HMS Seal était « l'une des plus belles collections de canailles que le service sous-marin n’ait jamais réunis », qui considérait Lonsdale comme étant « trop gentleman pour être un bon capitaine de sous-marin ». Cependant, l’épreuve de la mer prouvera le contraire, puisque le commandant de bord mènera à bien ses missions dans la mer de Chine méridionale, la mer d’Aden et une patrouille dans l'Atlantique nord et un autre en mer du Nord.

Lt Cdr Lonsdale Rupert Philip

Basé d’abord à Dartmouth, les premiers essais et les travaux d’ajustement du HSM Seal se feront dans la baie de Tor, puis le submersible rejoindra Gosport pour effectuer des essais de torpilles. Le jour de sa première plongée profonde, le 1er juin 1939, une terrible nouvelle frappe l’équipage, le HMS Thetis menant le même genre d’exercices dans la baie de Liverpool sombre suit à un accident de plogée, seulement 4 survivants sur 103 membres d’équipage, dont beaucoup êtaient leurs amis.

Le 4 août, elle quitta Gosport pour sa nouvelle affectation : la Chine, pour rejoindre ses navires sœurs Grampus et Rorqual, mais entretemps, la seconde guerre mondiale éclata, le HSM Seal reçut alors l'ordre de rester à Aden où il était à quai, basé la-bas pour un temps il fera deux patrouilles à la recherche de sous-marins italiens qui, craignait-on, servirait de remorque aux sous-marins allemands. Les Italiens étaient alors juridiquement neutres ainsi que tout navire qu'ils auraient été en train de remorquer, quel qu'il soit, il serait hors du conflit.


HMS Grampus (N56)
C’est là qu’il reçut l'ordre de rentrer au pays, le HMS Seal escortera alors un destroyer endommagé dans la Méditerranée.
En rentrant le HMS Seal sera appelé a faire une patrouille en Mer de Nord où il sera attaqué par un avion allemand, sans dommages ni blessés. Il est alors appelé en renfort pour l’escorte d’un convoi vers Halifax, en Nouvelle-Écosse qui durera deux semaines, c’est apartir de là qu’il sera affecté pour des patrouilles de routine en mer du Nord dans le cadre de la campagne en Norvège, il sera alors basé sur Rosyth et y subira quelques aménagements.

En Février 1940, il prendra part à la chasse du navire allemand Altmark, mais HMS Seal n’aura aucun rôle notable dans cette mission.
Lors d'un de ses retours à Rosyth, il sera inspecté par le vice-amiral Max Horton Commandant en Chef de la force sous-marine, qui déclarera que le HMS Seal « était loin d'être propre et rangé pour être un sous-marin de guerre » et « que quelque chose devait être faux ». Mais lorsqu'on lui montre le journal de bord, il changera complètement d'avis pour dire au Lt-Cdr Lonsdale qu'il avait un « sacré bon équipage ».
Sir Max Horton, en couverture de LifeMag en hommage à la déffaite de l'Ubootswaffe en 1943

En avril 1940, l'Allemagne envahit la Norvège, le Lt-Cdr Lonsdale mènera alors le HMS Seal dans le fjord de Stavanger, une dangereuse opération, surtout pour un bateau de sa taille. Arrivé au port de Stavanger, il trouvera un certain nombre de navires marchands, mais tous sous pavillons neutres. Ses demandes d'attaquer une base d'hydravion et d’y débarquer une partie de son équipage pour saboter le chemin de fer seront refusées, au retour tous les navires de la marine allemands rencontrés n’ont pu être attaqués à la torpille car les eaux étaient trop peu profondes pour manœuvrer, c’est ainsi, la mort dans l’âme que l’équipage du HMS Seal retourne à Rosyth. Surtout que leur navire manque de justesse d'être torpillé au même endroit où le HMS Thistle fut perdu (victime de l’U-4).
Soldats allemands durant la compagne de Norvège

Par la suite, le HMS Seal entre en collision avec un navire marchand et devait rentrer à Chatham pour réparation et remise en état après avoir été en service continu pendant plus d'un an, cependant, son navire-sœur, le HMS Cachalot est éperonné au même moment et a grand besoin d’urgentes réparations, c’était donc « Une des plus hautes priorités » que le HMS Seal rejoigne Blyth, dans Northumberland pour être remis en état de service, et après les réparations il lui a été ordonné d’assumer la responsabilité des opérations de minages du HMS Cachalot.

HMS Cachalot (N83)

Donc ce n'est ainsi qu'en avril 1940, et après avoir subi une remise à neuf à Blyth, que le mouilleur de mines, HMS Seal aura a effectué sa première opération de minage.
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Dernière édition par Lanzo Klopp le Lun 20 Fév 2017, 13:45, édité 1 fois
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