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Johnston Slack
Petite brise
Autre pseudo : Matheo Slack
Nation au Front Atlantique : Brésil
Flottille au Front Atlantique : FNB
Nation au Front Pacifique : US Navy
Flottille au Front Pacifique : Subpac Force
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Nationalité: Brésilien/Américain (Pacifique) Brésilien/Américain (Pacifique)

la chute de l'empire du string

le Mar 08 Nov 2016, 18:55
Le commandant Matheo Slack était de retour dans le bureau de l’amiral. Depuis ces débuts sur la flotte brésilienne, il n’était rentré qu’occasionnellement dans ce bureau, une fois lors de son entrée à la FNB et trois fois lors de ses diverses permissions. Cette fois c’est l’Amiral en personne qui l’avait convoqué. Le commandant était inquiet. Ce naufrage n’était pourtant pas son premier. Sa flottille s’était faite cueillir par une flotte italienne au large de Bergen. L’attaque avait été si soudaine qu’il n’avait pas eu le temps de tirer un seul coup de feu avant d’ordonner à l’équipage de quitter le navire. Cet énième naufrage avait eu lieu maintenant depuis plusieurs mois et Le commandant et son équipage avaient fini par rentrer au brésil dans le ventre d’un charter de marchandises. Depuis, il écumait les bars, espérant noyer ses soucis dans l’alcool et les bras des femmes.

L’amiral entra dans son bureau.

- Ah Slack, vous êtes déjà là.
- Amiral, répondit Mathéo en se mettant au garde à vous
- Repos. J’ai de mauvaises nouvelles a vous annoncer donc je ne vais pas tourner autour du pot… Slack, on ne peut pas vous confier de nouveau navire.

Le commandant s’était préparé à cet éventualité, mais elle fut tout de même pénible à encaisser

- L’état-major me congédie pour mon dernier coup d’éclat ?
- Ils n’ont pas sauté de joie bien entendu, mais ils ne parviennent pas à comprendre que les temps ont changés depuis quelques années. Nous ne pouvons plus tenir la distance comme avant et ils ont du mal à l’accepter, pour eux, le brésil est aussi fringant qu’à ses débuts. Nous manquons tout simplement de moyens, les états Unis ne peuvent plus financièrement nous aider, ils ont déjà bien du mal à gérer tous les Uboots qui pullulent. Vous n’êtes pas congédié mais je ne peux tout simplement pas vous confier de nouveau navire. Les derniers destroyers que nous avons sont des antiquités qui ne tiendront pas deux semaines en haute mer et au vu de ce qui est arrivé au Cuirassé Minas Gerais, nous devons garder le Sao Paulo disponible pour défendre nos côtes.

Les pires craintes du commandant se révélèrent fondées, sa nation était à l’agonie. L’ancien commandant se voyait déjà remisé au fond d’un placard militaire, classant des documents confidentiels qui ne seront jamais consultés jusqu’à la fin de ses jours, et cette vision l’épouvantait.

L’amiral reprit :
- Au vu de la situation, l’état-major vous aurait bien confié un travail de bureau mais je sais bien que la vie d’un buraliste ne vous enchante guère, j’ai réussi à obtenir votre mutation.
- Mais… je croyais que nous n’avions plus de navires.
- Exactement mais j’ai entendu dire que la Force Raid de l’Atlantique cherche quelques éléments, c’est loin d’ici mais vous aurez du matériel compétitif mis à votre disposition. J’ai dû jouer des coudes pour vous obtenir cette mutation, je vous déconseille de refuser.

Le commandant était partagé. D’un côté, il pensait à ses parents qu’ils verrait encore moins souvent qu’avant, à sa sœur qui venait d’entrer à l’hôpital de Rio, après avoir brillamment réussi le concours de médecine. A ses collègues de la FNB également qui continuaient à se battre avec du matériel aussi archaique que dépassé par les puissantes usines de la Wehrmacht ; unis dans la misère, se répétaient ils souvent. D’un autre côté, les flots l’appelaient irrésistiblement.

- Merci Amiral, j’accepte.
- Bien, voici votre ordre de mutation, ce dossier-là c’est pour la paperasse administrative et celui-là est à remettre à l’amirauté de *******. J’ai également quelques informations selon lesquelles vous pourriez retrouver la bas un vieux camarade fit l’Amiral, un sourire énigmatique aux lèvres…
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