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Otto Mann
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Le journal d'Otto

le Dim 16 Oct 2016, 13:28

Le U-27 à quai.

Otto ne tardera pas à faire son retour en mer à bord d'un Unterseeboot type VII A. L'amirauté lui accorda le commandement du U-27 nommé affectueusement "Kindergarten". Le U-27 était le premier submersible de la série VII A. Il a été construit au chantier naval AG Weser de Brême. Son rayon d'action lui permet d'accomplir des patrouilles océaniques bien que son réservoir soit de petite taille et qu'il ne soit pas pourvu de réservoir de carburant externe. A 10 noeuds en surface, son rayon d'action se porte à 11 470 km. Son armement principal est réparti en 4 tubes lance-torpilles avant, 1 tube lance-torpilles arrière pour 11 torpilles en réserve et d'un canon de pont de 88 mm à grande cadence, le Schiffskanone C/35 L/45. Ce bâtiment a déjà a été éprouvé lors de différentes patrouilles et opérations notamment en mer Celtique.

Il consulta consciencieusement la liste d'équipage. Peut-être aura t'il le plaisir de naviguer avec un camarade connu.

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Re: Le journal d'Otto

le Lun 24 Oct 2016, 11:35
A bord du U-27, aucune vieille connaissance ne servirait aux côtés de Otto. Toutefois, l'amirauté veilla à garantir la mixité entre les marins expérimentés et moins expérimentés.

Les opérations de contrôle du submersible et de ravitaillement se déroulèrent du 12 au 13 octobre. L'I. WO Anton Krank était responsable du chargement des munitions et du carburant alors que l'III. WO s'occupait du ravitaillement en vivre.


Anton Krank à la manoeuvre.

La patrouille ne devait pas excéder 40 jours. Néanmoins, par sécurité et en prévision d'un ravitaillement partiel en mer, Otto ordonna l'III. WO Heinz Stöcker de prévoir 60 jours de vivres. Au final, ce ne sera pas moins de 2000 kg de viande en conserve, 200 kg de viande fraîche, 120 kg de poissons en conserve, 1600 kg de pommes de terre, 1400 kg de légumes frais, 650 kg de lait, 600 kg de pain en conserve, 400 kg de pain frais, 400 kg de citrons, 280 kg de fruits frais, 250 kg d'oeufs, 50 kg de fromage en conserve, 35 kg de fromage frais, 50 kg de beurre, 45 kg de café et 3 kg de thé qui seront embarqués. La promiscuité serait à son comble en début de patrouille. Otto comptait sur le BdU pour le renseigner efficacement et pouvoir ainsi faire de la place dans les locaux à torpilles.
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Re: Le journal d'Otto

le Mar 11 Avr 2017, 00:43
La patrouille rapporta victoires à foison. Les convois alliés dans l’hémisphère sud étaient peu si ce n’est pas protégé. Ce n’est qu’aux abords des côtes brésiliennes que la chasse se faisait plus délicate. Rien d’anormal au vue des moyens démesurés investis par les Etats-Unis d’Amérique en atlantique nord. La Force Naval Brésilienne malgré que disposant de matériel américain n’était pas en mesure de couvrir l’immensité de l’atlantique sud.
 
La patrouille s’allongea de 80 jours supplémentaires. Au final, l’équipage du U-27 passèrent 120 jours en mer. Ravitaillé à deux reprises par un croiseur auxiliaire allemand qui malheureusement quelques mois plus tard sombrera dans les caraïbes suite à la rencontre impromptue avec un destroyer FFL.
 
Le U-27 passera la trêve hivernale au quai d’embarquement des Iles des Ascension en compagnie de quelques autres navires de la Kriegsmarine.
 

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Re: Le journal d'Otto

le Mar 11 Avr 2017, 17:45
Une demi-douzaine de navire de toutes classes confondues se trouvait à la base secrète allemande.
La trêve apportait un repos bien mérité pour les marins mais aussi son lot de travail supplémentaire pour les hommes à terre. Réapprovisionnement, révisions, contrôles techniques, installation de nouveaux équipements. La petite île hôte était en ébullition pendant que ses invités se la coulaient douce.
 
Ces derniers mois de chasse sans vergogne ne passa pas inaperçu. Après la destruction de deux submersibles de la X., ce sera au tour du U-27 d’être encadré par les grenades sous-marines de sa majesté. Lourdement endommagé, une poignée d’hommes seulement réussir à s’extirper des amoncellements de ferraille et de câble qui représentaient jadis un U-boot. La jeune mais néanmoins vaillante Force A s’était décidé à s’interposer entre les torpilles des U-boot et les convois alliés.
 
Cette chasse, malheureusement, rondement menée conduit le Kaleunt Otto Mann à être transférer à bord du croiseur de reconnaissance K pour une mission d’escorte prioritaire.
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Re: Le journal d'Otto

le Mar 11 Avr 2017, 23:22
Otto dessina à main levée une esquisse.

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Re: Le journal d'Otto

le Dim 16 Avr 2017, 14:30
Munis de son croquis comme seule arme face à ses accusateurs, il se défendit de n'avoir su ramener en Europe le cuirassé. Ce ne sera pas la disponibilité de son équipage qui conduira à cette tragédie. Bien au contraire, le commandant et l'équipage du Von Bloomberg démontreront toute leur pugnacité durant les quelques semaines que dureront la partie de cache-cache. Les pannes moteurs successives manquèrent d'offrir le trophée à la Royal Navy à quelques encablures de la base secrète allemande en atlantique sud. Ce sera finalement l'US Navy qui raflera la mise en tissant un rideau d'observation en Afrique de l'ouest. A bout et lassé de fuir, le Von Bloomberg et son escorte décidèrent de regagner l'Europe en forçant le rideau américain. Nourrissant l'intime espoir que derrière ces éclaireurs s'ouvrirait une minuscule sentier permettant de rejoindre l'escadre allemande envoyée en renfort. Cet espoir fut bientôt balayé par des nombreuses silhouettes menaçantes à l'horizon. Près des ìles rocailleuses que les portugais nommèrent par l'adjectif vert, apparut la très redoutée TF81. Les navires américains firent parler la poudre par un beau jour ensoleillé typique de la région capverdienne. Quelques heures suffirent à évoquer la brume de la mer du nord tant la fumée envahie l'horizon. Une averse d'obus atteint le cuirassé qui encaissa vaillamment. Otto, meurtri de ne pouvoir s'interposer face à la destinée du cuirassé, riposta de quelques tirs de 152mm et prépara son équipage au naufrage. Pourtant son heure ne vient pas. L'escadre US attendit quelques heures permettant au croiseur de reconnaissance classe Spähkreuzer de récupérer les naufragés avant de sceller le sort du fleuron germanique. Puis le croiseur fila à travers les îles sans être inquiété alors que la carcasse du Von Bloomberg s'enfonçait dans les abysses.


Dessin représentant le cuirassé Von Bloomberg durant les premières heures heures de l'affrontement par un artiste-dessinateur du croiseur de reconnaissance K.

(image d'origine: https://legionmagazine.com/fr/2016/05/lenvoi-par-le-fond-du-bismarck/)
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Re: Le journal d'Otto

le Sam 27 Mai 2017, 11:26
Arrêt de la Cour Martiale - Bekanntmachung der Angeklagte
----------------------------------------------------------------------


Pour avoir pris le commandement du navire amiral Gneisenau sans autorisation de l'amirauté,
pour avoir amené le navire amiral Gneisenau dans une position de combat défavorable,
pour la perte du navire amiral Gneisenau,
l'accusé

OTTO MANN


est dégradé au rang de


Leutnant zur See




Cet arrêt prend en charge la co-responsabilité du Kapitän zur See Otto Mann dans la perte du Bismarck en atlantique.

Ne sont désormais disponibles à l'accusé dans les chantiers navales que les S-Boot ou les navires de soutien.

Le tribunal prend acte de la demande de l'accusé qui souhaite être transféré à la U-Bootwaffe pour la fin de sa carrière.



Fait le 27 mai 194*
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Re: Le journal d'Otto

le Sam 10 Juin 2017, 15:13
Dans le port d'Amsterdam, le Leutnant zur See Otto Mann sera arrêté pour désobéissance. Sa sortie non autorisé avec un cuirassé de réserve de classe Deutschland n'aura pas été du goût de l'amirauté. En effet, Otto n'aura pas hésité à falsifier des documents officiels pour sortir le vieux monstre d'acier du port de Dunkerque. Avec ce bâtiment dépassé et lent, Otto se fit un petit plaisir. Quelques tirs de 280 mm et de 152 mm sur des navires britanniques, montrer les muscles à quelques unités FNFL et US, il fût même honorer par un accrochage avec un submersible soviétique.
De plus en plus, en coulisse, la santé mentale de Otto semblait être source de préoccupations.
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Re: Le journal d'Otto

le Mer 25 Oct 2017, 13:24
« Après sa période aux commandes d’un S-Boot. »
 
Au petit matin, un destroyer dit de la classe Narvik, quitta le port d'Amsterdam. A la passerelle de commandement, un capitaine avachit sur sa chaise.
 
Nehmen Sie bitte Nordkap lança t'il.
 
Le Z-31 filait bientôt à plus de 30 nœuds à travers la mer du Nord. Ce Zerstörer construit à la Deutsche Schiff und Maschinenbau AG de Brême se dirigeait vers les côtes norvégiennes. Une fumée noire à l'horizon attira l'attention de la vigie. Cette tâche dans ce tableau splendide que représentait la mer s'engouffrant dans les terres cerclées de montagnes abruptes n'était autre qu'un navire de commerce allemand endommagé. Une assistance sommaire fût prêté au cargo transportant le précieux minerais de Norvège. A l'aune des renseignements recueillis, le Z-31 pénétra l'antre des vikings. A une vitesse d'environ 20 nœuds dans les arènes du nord, les hommes d'Otto étaient parés au combat. Une base secrète soviétique se cachait dans le secteur protégé par de nombreux canons de 152 mm.
 
Près de 3 mois, le Z-31 patrouilla dans les eaux glacées du nord de l'Europe. Au cours de sa mission, il envoya par le fond 3 submersibles ennemis. Les submersibles, 2 britanniques et 1 soviétique, utilisait la base secrète soviétique du sud de la Norvège comme point de ravitaillement. Les 3 fois, le Zertörer, utilisait l'environnement à son profit. Il intercepta ses proies au moment où celles-ci étaient les plus vulnérables, dans les fjords. La zone assainie de tous dangers. L'équipage du Z-31 se lança dans 2 missions de minage successives. L'amirauté bien consciente que l'ennemi ne renoncerait pas à opérer aux abords des côtes norvégiennes, décida de continuer à nuire aux activités Alliées même après le retour du Z-31.
 
Plus au nord, le patrouilleur nordique se heurta à de nombreuses escarmouches avec des bâtiments soviétiques. Téméraire, Otto, n'hésita pas à engager les rouges dans l'espoir de les fixer pour la venue de renfort. Toutefois, aucune unité n'était disponible. Après avoir risqué le naufrage à plusieurs reprises, tour à tour, face à un destroyer classe classe Tashkent, un destroyer lourd classe Leningrad, un croiseur léger classe chervona Ukraina, un croiseur léger chapayev et même le mastodonte des mers, le cuirassé classe sovyetskiy soyuz qui arrosa le pont du Z-31 aux canons de 37 mm tuant plusieurs jeunes marins, l'heure du retour à Bergen sonna.
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Re: Le journal d'Otto

le Lun 20 Nov 2017, 12:32
A Bergen, le bravo Otto pris en charge le ravitailleur Hamburg. Sans capitaine depuis que celle-ci succomba à une crise cardiaque. Fin gras et toujours débordé, nous ne saurons pas si c'est le stress de commander un navire de la flotte auxiliaire ou son goût immodéré pour les pâtisseries qui l'emporta. Quel qu'il en soit, Otto s'installa confortablement dans la vaste cabine de ce ravitailleur tout à fait commun dont la Kriegsmarine en possède des dizaines. Moins commun, ce fût les 30 kg d'or caché dans la cabine du malheureux défunt. Le nouveau maître à bord se laissa tomber sur le siège moelleux du cabinet du capitaine époustouflé par la découverte Qui aurait imaginé qu'un capitaine de cette trempe serait capable de dérober pareil trésor au parti ! En tout cas, pas Otto, qui se délectait des biscuits qui remplissaient les tiroirs.

C'est un signe du destin se dit le Leutnant zur See. La retraite tant mérité ! La guerre l'a usé. Il n'y croyait plus. Son intuition lui indiquait que tout ça finirait mal pour l'Allemagne. La sagesse venant avec l'âge, Otto n'avait pas franchement envie de payer l'addition aux côtés du Reich. En plus, son fidèle compagnon, Wolfram, passait son temps à courir les jupons au lieu de prendre la mer. Dégradé et en retrait depuis longtemps, Otto n'avait plus d'avenir dans la Kriegsmarine. Alors à quoi bon ?

Le dernier voyage se profilait à l'horizon. De Bergen, le ravitailleur rejoint Hamburg où sa famille embarqua discrètement. De Hamburg, le ravitailleur fila à Brest esquivant avec succès la menace silencieuse de la manche. Ce que n'évita pas Wolfram, lorsqu'il rejoint enfin la mer, après des semaines de débauche à terre. Peut-être était-il encore bourré...

A Brest, le brave Otto profita d'une mission de ravitaillement dans le golfe de Gascogne pour larguer définitivement les amarres de l'emprise de l'Axe. Un capitaine italien, Antonio Brogio, sera le dernier commandant à voir l'ex-roumain agent secret allemand.

A Vigo, Otto larguera définitivement les amarres du vieux continent. A bord, une mallette de faux-papiers pour lui et sa famille lui permettant de rejoindre l'Argentine.

Hasta luego compañeros !
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