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AUX CONFINS DU MONDE

le Mar 15 Mar 2016, 00:17
PORT DE MOGADISCIO, en ce début d'année

Le jour commençait à poindre au loin, les premiers rayons de soleil illuminant les flots d'une douce clarté. Le calme plat de la mer n'était perturbé que par le sillage de la vedette.
Celle-ci venait de quitter le port et se dirigeait à toute allure vers un navire de guerre de fort tonnage dont la silhouette se déchirait sur l'horizon.
A bord de celle-ci, l'on pouvait distinguer trois officiers de marine allemands. L'un d'eux n'était autre que l'Amiral Albert Lanze.
Il s'adressait à ses deux lieutenants de longue date : Heinrich Steiner et Otto Strasser.

Messieurs, le moment est venu de prendre le large. Désormais, plus besoin de subterfuge ni de nom d'emprunt, c'est en tant qu'Allemands que nous combattrons. Tout l'équipage est d'ailleurs issu du Reich. La Regia Marina a mis à notre disposition un de ses meilleurs croiseurs, une unité de type ZARA.
Avec ce type de navire nous pourrons efficacement mener la guerre de course, il a la vitesse l'autonomie et l'armement pour le faire...Bien plus que ce n'était le cas lors de ma première tentative du genre avec le croiseur auxiliaire Stier.[HRP : http://dasboot.motionforum.net/t15708-corsaire-au-large?highlight=corsaire+au+large]


Le croiseur Pola, de classe Zara

La forteresse Europe est bien défendue par nos flottilles traditionnelles. Mais qu'en est-il des vastes immensités océaniques ? Il ne saurait être question de les laisser indisputées aux Alliés, c'est aux quatre coins du monde que nous devons pouvoir frapper.
Frapper et disparaitre aussi vite. Ils comprendront vite qu'ils ne seront plus en sécurité nulle part, tous leurs trainards, triangulateurs et autres navires en transit deviendront des proies potentielles...

Steiner intervint alors : Certes Amiral, mais ne craignez vous pas de tomber sur de grosses escadres, telles la Fanarmada ?

Lanze enchaina : S'ils n'ont rien de mieux à faire qu'ils tentent de nous poursuivre...Au moins leur navires serviront à quelque chose. Vous savez, ils ne savent opérer qu'en grosses formations, c'est à la fois leur force et leur faiblesse.
Et plus nous serons de corsaires et moins ils sauront où donner de la tête. Tous les capitaines épris de liberté, lassés de n'être que de simples exécutants au sein d'une flottille classique, et qui nous rejoindrons dans cette nouvelle guerre au grand large auront matière à s'illustrer à titre personnel.


La vedette arriva alors le long du croiseur et s'arrêta sur son flanc.
L'équipage était déjà aligné, prêt pour la revue.


Lanze passant l'équipage en revue.

Quelques heures plus tard, le POLA se mit à glisser doucement sur les flots, puis de plus en plus vite et finalement disparut au loin...







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Re: AUX CONFINS DU MONDE

le Dim 20 Mar 2016, 13:37
LA CORNE DE L'AFRIQUE


Le phare Francesco Crispi

Le Pola longeait la côte somalienne à vive allure. Notre objectif était de remonter jusqu'au golfe d'Aden, endroit réputé foisonnant de convois ennemis.
Il nous fallait cependant rester discrets mais tant que nous longions une côte italienne les risques demeuraient très limités. En continuant vers le nord-est nous arrivâmes à hauteur du cap Guardafui où nous pûmes apercevoir le phare Francesco Crispi. Puis, gardant l'île de Socotra à notre Est, nous entrâmes dans le Golfe.

L'objectif de départ était de mettre à mal le ravitaillement allié dans ce secteur tout en en profitant pour entrainer notre équipage et renforcer son expérience au tir.
Nous ne dûmes pas attendre longtemps avant d'apercevoir un important convoi...



Le carnage allait commencer.
Nous passâmes de nombreux jours à envoyer par le fond des cargos, des pétroliers...bref tout ce qui flottait. Une dizaine de navires marchands furent ainsi coulés.
Les munitions commençant à baisser dangereusement et la discrétion exigeant de ne pas rester trop longtemps dans ce secteur, la décision fut prise de rejoindre un port italien.
Deux choix s'offraient à nous : Ou bien remonter vers le petit port de Massaoua en Mer Rouge ou retourner à Mogadiscio...
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Re: AUX CONFINS DU MONDE

le Dim 27 Mar 2016, 13:12
Retour à Mogadiscio


Mogadiscio

Le croiseur lourd POLA présentait une petite différence par rapport aux autres unités de la classe ZARA : Il disposait en arrière de la passerelle d'un poste de commandement où un Etat-Major de flottille pouvait superviser des opérations. C'est dans ce local bien commode qu'Albert Lanze, penché sur des cartes de l'Afrique orientale, réfléchissait à la suite à donner au actions du POLA dans le golfe d'ADEN.
Le lieutenant STEINER se tenait à ses côtés, prêt à recevoir les ordres.

Lanze prit la parole : Nos réserves de munitions sont au plus bas et je ne souhaite de toute façon pas m'éterniser dans ce secteur. Nous pourrions remonter vers Massoua et au passage tenter un carton sur un navire de guerre côtier près d'ADEN mais je n'ai aucune envie d'aller m'enfermer dans ce trou à rats. Nous allons donc retourner à Mogadiscio. Nous y ferons le plein et y débarquerons les rescapés. Transmettez à l'officier de quart notre nouveau cap : Plein sud.
Steiner répondit : "A vos ordres Amiral" et quitta la pièce.

A bord, l'ambiance était au beau fixe, tout comme la météo. Cette première moisson de cargos ennemis n'était que le prélude et la promesse d'une belle épopée et l'équipage ne cachait pas sa joie à l'idée de débarquer à nouveau à Mogadiscio. Cette ville ayant tout à la fois son charme et ses charmes...Et nul ne pouvait alors prédire quand serait la prochaine escale. Sans doute pas avant longtemps en tout cas.

Le POLA ne resta que peu de temps au port. Juste ce qu'il fallait pour remplir les soutes de vivres et de munitions et refaire les pleins. Les sorties furent écourtées et lorsque tout fut prêt, les machines intensifièrent leur grondement et le navire ne tarda pas à quitter les lieux.

L'océan indien ouvrait ses bras à un nouveau prédateur. Nul doute qu'il ferait parler de lui.
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Re: AUX CONFINS DU MONDE

le Ven 01 Avr 2016, 23:58
Die frist ist um



Le crépuscule qui s'annonçait permettait encore d'apercevoir le croiseur lourd POLA fonçant à pleine vitesse vers le sud, tel un rapace en quête d'une proie. A bord, tous s'affairaient à leur tâche comme autant d'engrenages d'une machine aussi complexe que parfaitement rodée.
L'Amiral Lanze recevait dans sa cabine ses deux lieutenants. Ces soirées entre officiers faisaient sembler le temps moins long et étaient l'occasion d'échanger sur divers sujets.

Lanze en profita pour mettre un disque d'un de ses opéras favoris : Der Fliegende Holländer de Richard Wagner.
"Steiner, voici un morceau de circonstance" dit-il. "Die Frist ist um, tout un symbole..."
"Oui, Die frist ist um [Le délai est expiré] s'applique bien à nous qui avons beaucoup tardé à relancer la guerre de course. Mais je suppose que vous y voyez aussi un autre sens Amiral ?" répondit Steiner.
Lanze enchaina : "J'y vois un sens beaucoup plus personnel. Au-delà des raisons stratégiques qui ne prendront leur sens que plus tard aux yeux de certains -Alliés comme Ennemis-, le temps de mon investissement tactique dans la direction de flottilles est expiré. Cette nouvelle affectation, je la vois donc un peu comme une retraite salutaire, à errer seul sur les océans."
"Vous vous voyez un peu comme le Hollandais Amiral ?" dit Steiner.
Rire de Lanze. "Je reviendrai peut-être un jour aux opérations en flottille. Nous verrons, il ne faudrait tout de même pas risquer de faire de l'ombre à qui que ce soit ni d'ébranler des certitudes" dit-il amusé.
Steiner demanda : "Ne pensez-vous pas que certains préféreraient voir ce croiseur opérer au sein d'une flottille ?"
Lanze répondit : "C'est précisément ce que nous faisons mais dans une perspective nouvelle et bien plus vaste. Vous voyez Steiner, la nouveauté, l'innovation et aussi, il faut bien le dire, l'ouverture d'esprit sont ce qui manque bien trop souvent dans cette guerre. Et une fois de plus, on n'est jamais aussi bien servi que par soi-même...
Mais écoutons maintenant un peu Wagner...
https://www.youtube.com/watch?v=ft8eObK-rC8

Il faisait nuit à présent et c'est tous feux éteints que le POLA poursuivait inlassablement sa route.
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Re: AUX CONFINS DU MONDE

le Ven 08 Avr 2016, 21:54
Au large du Kenya


Le port de Mombasa

Le POLA approchait maintenant des côtes du Kenya. Cette colonie britannique disposait d'un port assez important : Mombasa, d'où appareillaient régulièrement des cargos ennemis chargés de matières premières.
Notre croiseur ne tarda à repérer un premier navire marchand, se trouvant à quelques nautiques du port. Il se dirigeait vers la côte ; nous tenterions de faire en sorte qu'il ne la rejoigne jamais...
Les pièces de 100mm ne tardèrent pas à se mettre en action, réduisant rapidement ce navire en épave flottante. Peu après cependant, un destroyer léger sortit de Mombasa, probablement pour venir au secours de notre cible.
Mal lui en prit car il devint notre nouvel objectif. Il fut aussi promptement criblé de toutes parts par nos obus et amené à se replier.

Plus tard quelques autres navires de commerce furent aperçus à l'horizon.
Nous nous en occupâmes comme il se doit et plusieurs d'entre eux finirent au fond. Cette moisson terminée, le POLA reprit le large dans une nouvelle direction : Nous n'en avions pas fini d'écumer l'océan indien et d'y répandre le chaos dans le trafic marchand de nos adversaires.

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Re: AUX CONFINS DU MONDE

le Sam 16 Avr 2016, 17:23
MADAGASCAR


Le port de Diego Suarez

Poursuivant sa route vers le sud-est, le croiseur POLA se dirigeait à toute vitesse vers la pointe nord de Madagascar, où se trouvait un port important pour le trafic marchand ennemi : Diego Suarez.
En chemin, nous détruisîmes encore plusieurs cargos britanniques puis décidâmes de nous rapprocher du port.
Rapidement plusieurs cibles furent en vue et nous pûmes de nouveau envoyer par le fond deux navires de commerce. Peu après et suivant un schéma similaire à ce qui s'était passé à Mombasa, un destroyer léger britannique vint à notre rencontre. Nous ne tardâmes pas à l'endommager à tel point qu'il dû se replier sans tarder.

Ayant prélevé sans encombre notre dîme dans ce secteur très peu fréquenté par les flottilles ennemies, nous décidâmes néanmoins de reprendre le large. Nous avions appris qu'une ligne de convoi passait à l'Est de Madagascar. Cependant, ceci nous ferait faire un détour important sur le chemin de notre prochain point de ravitaillement.

Le cap fut donc mis au sud-ouest. Un port neutre, portugais, se trouvait à distance modérée sur la côte africaine et nous pourrions en profiter pour y refaire le plein...
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Re: AUX CONFINS DU MONDE

le Sam 23 Avr 2016, 13:53
LES QUARANTIEMES RUGISSANTS



En s'écartant par le sud-ouest de l'île de MADAGASCAR, le POLA eut encore l'occasion de couler deux cargos ce qui porta à plus de 20 le nombre de navires coulés depuis son premier départ de MOGADISCIO. Il fallut cependant s'arrêter car les munitions manquaient.
Un autre point à surveiller était le carburant, aussi, l'idée première était-elle de rejoindre le port neutre (portugais) de MAPUTO au Mozambique. Cependant, il s'avéra que celui-ci refusait l'accès à tout navire de guerre*. Les quantités embarquées à MOGADISCIO nous permettaient, heureusement, de rejoindre le port italien de WALVIS BAY, sur la côtes sud-ouest de l'Afrique. Ce qui impliquait de passer au large du cap de Bonne Espérance.
Le POLA descendit donc le côte de la côte sud-Africaine, sous le MOZAMBIQUE puis continua à descendre vers le sud pour se trouver à quarante degrés de latitude sud, au niveau des quarantièmes rugissants.
Ces latitudes étaient fréquemment le théâtre d'une mer démontée et de vents très puissants mais nous étions sûrs de n'y croiser personne, en particulier de flottilles ennemies voulant passer en océan indien.
Le POLA poursuivit donc sa route à travers les éléments déchainés, se rapprochant progressivement de son futur point de ravitaillement...

*:[HRP : suite à un bug affectant les ports neutres]
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Re: AUX CONFINS DU MONDE

le Sam 30 Avr 2016, 17:44
FACE A L'AFS TF2


Destroyer Allen M Sumner

Extrait du journal de bord du croiseur lourd POLA.

Nous naviguions depuis un moment très au sud du cap de Bonne Espérance lorsque plusieurs messages radio de l'Amirauté nous informèrent de la présence de forces ennemies importantes au large de l'île d'Ascension. Certains recoupements d'informations évoquant même de possibles attaques de navires marchands italiens au large du port de Walvis Bay.
Plutôt que de risquer notre navire en remontant la côte africaine par l'ouest, nous poursuivîmes donc jusqu'à l'île de Gough ou se trouvait une importante base italienne. Nous disposions du carburant nécessaire mais ce serait quand même assez juste aussi, il n'y aurait pas d'alternative possible quelle que soit la situation sur place...
Arrivés à proximité de la base, environ une dizaine de nautiques, celle-ci nous communiqua d'une possible présence ennemie au sud de celle-ci, probablement assez près, d'après l'interception de messages radios. Nous décidâmes donc d'attendre la nuit  pour rentrer dans ce port, afin de minimiser les risques de nous faire repérer. Finalement, rien ne fut observé visuellement et nous pûmes rejoindre Gough sans encombre.
Après y avoir fait le plein de ses soutes et réservoirs, le POLA prit tout d'abord un cap au sud afin d'y lancer des reconnaissances aériennes. Celles-ci permirent de localiser un destroyer américain isolé de type Allen M . Sumner. Nous décidâmes donc de l'attaquer.
Arrivés à proximité visuelle de celui-ci, il s'avéra qu'il s'agissait d'un navire appartenant à une petite flottille américaine : l'AFS TF2, qui ne comptait alors que deux unités : ce destroyer et un sous-marin. Il semblait immobile. Peut-être était-il présent là en collecte d'informations [MS2] à moins qu'il n'y traque les unités de défense portuaire : un destroyer italien des défenses du port étant en effet porté disparu depuis plusieurs jours.
La nuit venue, nous lançâmes une attaque à la torpille contre ce destroyer. Nous fîmes mouche mais nous repliâmes immédiatement d'un nautique pour éviter une contre-attaque. Le destroyer, bien qu'endommagé pouvait répliquer et nous ne savions pas où se trouvait le sous-marin de l'AFS TF2.
Une heure plus tard cependant, l'alarme retentit. Nous venions d'être touchés par trois torpilles tirées d'un sous-marin. Le destroyer lui-même nous attaqua mais nous pûmes éviter ses torpilles.
Après cette action, nous décidâmes de nous replier immédiatement vers le port, ne souffrant d'aucune avarie susceptible de nous ralentir et rejoignîmes Gough peu après.
Nous apprîmes par la suite que ce destroyer ennemi avait quitté le secteur, probablement en vue de rejoindre un port allié en Afrique du Sud pour y réparer.
Tout au moins, nous avions donc mis un terme à son activité en ces mers isolées. De notre côté, d'autres défis nous attendaient et il fallait d'ores et déjà songer à la suite de notre aventure...
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Re: AUX CONFINS DU MONDE

le Dim 15 Mai 2016, 15:02
Aux portes du Brésil


Corvette de classe Henrique Diaz

Après un nouveau ravitaillement au port de l'île de Gough, le POLA prit la direction du nord/nord-ouest afin d'y rejoindre la base secrète allemande de l'île d'Ascension. Ce voyage se fit sans incident et nous pûmes y refaire le plein de nos réservoirs. Une escale de courte durée donc.
C'était pour nous la dernière occasion de nous approvisionner avant de rejoindre un port de l'Atlantique Nord, aussi nos cales étaient elles en partie remplies de barils. Nul ne savait ce qui nous attendait plus au nord et nous devions être prêts à faire face à toute éventualité.

Nous remontâmes donc jusqu'aux approches de l'ile brésilienne de Saint-Pierre et Saint-Paul qui abritait un petit port. En route, nous détruisîmes deux navires marchands alliés puis, approchant du port, nous pûmes envoyer par le fond une corvette brésilienne de classe Henrique Diaz venue à notre rencontre. C'était la première fois que nous avions l'occasion de couler un navire de cette nationalité et l'événement fut fêté comme il se doit.

C'était aussi le prélude de notre arrivée en vue du continent américain.
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Re: AUX CONFINS DU MONDE

le Sam 11 Juin 2016, 00:02
Poursuite dans l'Arctique



Le POLA avait poursuivi sa remontée vers le Nord-Ouest et, au large des Bermudes, eut encore l'occasion de couler plusieurs navires marchands Alliés. Nous étions alors en mai et la décision fut prise de rejoindre les côtes du Canada et de là, notre base secrète au Groenland où un ravitaillement pourrait être effectué. Nous avions en effet épuisé la totalité de nos munitions et le carburant commençait à baisser : le dernier port où nous avions fait escale se trouvait dans l'Atlantique Sud...

Rejoindre notre base n'allait pas se révéler de tout repos.

Il faisait nuit et nous naviguions tous feux éteints, cap au Nord.
L'officier de quart avertit Lanze : "Amiral, destroyer classe Tribal en vue ! Au nord ouest de notre position."
"Evitez-le, cap nord Est, en avant toute !" répondit Lanze.
Mais peu après, un croiseur britannique de classe Colony , était en vue par le nord-est justement.

Poussant ses machines au maximum, le POLA entreprit alors de traverser la flottille britannique FORCE A qui était concentrée dans ce secteur. Un croiseur de bataille fut aperçut mais il ne put nous rejoindre. Nous continuâmes ainsi nord-Est jusqu'à Saint-Pierre et Miquelon.
Un croiseur léger Dido parvint cependant à nous torpiller mais il ne causa que des dégâts minimes.

Sur la passerelle du POLA une nouvelle manoeuvre fut entreprise :
L'Amiral Lanze donna ses ordres : "Les dégâts reçus ne nous ralentiront pas mais ne soyons pas trop prévisibles. Ils sont capables de rameuter des forces pour nous surprendre plus à L'EST. Changement de cap, direction nord-ouest. Nous entrerons dans le Golfe du Saint-Laurent puis remonterons le long de terre Neuve au détroit de Belle Isle. En pleines eaux intérieures canadiennes !"
Certains officiers blêmirent. L'Amiral était-il devenu fou ? Et puis ces eaux seraient-elles dégagées de glace ? Le pari semblait extrêmement risqué.

Le POLA parvint à distancer ses poursuivants un certain temps mais un croiseur britannique, suivi d'un destroyer Tribal nous localisèrent et reprirent la poursuite.
Etant aussi rapides que nous, ils nous talonnaient...Mais jamais ils ne purent se placer à portée de tir.
Finalement, notre croiseur sortit du détroit sans encombre et poursuivit nord-est vers notre base secrète.

Tout semblait se présenter au mieux quand une formidable explosion retentit à bord, secouant brusquement tout le navire.
"Amiral, touché par une torpille sur tribord ! Tirée depuis un submersible..."
"Faites-moi un rapport des dégâts au plus vite.." Répondit Lanze
Peu après, il se révéla qu'aucun point vital du navire n'était touché et que la vitesse pourrait être maintenue.

Le navire continua donc sa course brisant les plaques de glace de plus en plus nombreuses à la surface de l'océan. L'ennemi était toujours très proche et il ne pouvait être question de ralentir un tant soit peu. Un croiseur américain Portland fut aperçu, l'ennemi avait donc fait appel à des renforts !

En fin de compte le POLA s'éclipsa au milieu des brumes de l'Arctique et quelques heures plus tard, il était à quai dans une crypte abritant une base dont aucun Allié ne connaissait la localisation précise.

C'est d'un pôle à l'autre que nous avions parcouru l'Atlantique mais notre odyssée n'en était pas terminée pour autant...
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Re: AUX CONFINS DU MONDE

le Jeu 30 Juin 2016, 14:53
Retour en Europe

Ayant ravitaillé à notre base secrète du Groënland, le POLA reprit sa route vers l'Est en longeant les côtes. Puis, il prit un cap sud-est en direction de l'Islande. Au large de Reykjavik, un marchand déjà endommagé fut envoyé par le fond.
Ce fut sa dernière victime pour cette campagne. Le cap fut en effet mis ensuite sur BERGEN où le POLA arriva sans encombre une semaine plus tard.

Ceci clôturait la première sortie du croiseur POLA en tant que corsaire. Une trentaine de navires marchands furent coulés, des flottilles se mirent sur son chemin mais personne ne fut en mesure de l'arrêter et c'est sous un tonnerre d'applaudissements que son arrivée à quai marquait la reconquête des lettres de noblesse de la carrière corsaire qui, à en n'en pas douter, n'en avait pas fini de faire parler d'elle.

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Re: AUX CONFINS DU MONDE

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