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Erwan Lafleur
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Du Blue Riband au Ruban Blanc

le Sam 06 Fév 2016, 10:28



Août 1933, Atlantique Nord :


La guerre fait rage… entre les principales compagnies de navigation Transatlantique. Si les vielles maisons que sont la Cunard Line et la White Star Line sont les détenteurs du nombre de record, elles doivent depuis une trentaine d’années comptés de plus en plus avec des challengers allemands, italiens et bientôt même français qui leur ravissent l’hégémonie sur les mers. Et quelle hégémonie d’ailleurs. Toujours plus loin et toujours plus vite mais non sans risque car si l’homme croient dompter la mer, elle lui rappelle parfois tragiquement (Titanic, 1912) qui est maître en ces lieux.

Mais qu’importe les risques, il faut dire que le jeu en vaut la chandelle car qui arborent le fameux Ruban Bleu se place au dessus des autres, prouves sa puissance technique et économique et fait rayonner sur les siens et son pays son honneur. Et en ces temps sombre voilà bien une raison de tenter l’aventure: la politique. Le Duce en personne n’a-t-il pas ordonné l’année dernière pour son voyage inaugurale au SS Rex de prendre au plus vite la mer, malgré une finition non achevé (et qui lui causeras quelques déboires) pour prouver « la discipline, la technique et l'esprit d'entreprise de l'Italie nouvelle »

C’est dans ce contexte que le SS Rex navigue en vue de New York ce jour la. Sur les quais l’attendent non seulement une foule de badauds, de clients, de familles et d’autorités mais surtout le fameux Blue Riband qui pour la première (et ils ne le savent pas encore, aussi dernière) fois orneras un navire Italien de la Italia Flotte Riunite après une traversée de seulement 4 jours, 13 heures et 58 minutes brisant le précédent record d’Europa de l’allemande Norddeutscher Lloyd.



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Erwan Lafleur
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Re: Du Blue Riband au Ruban Blanc

le Mar 09 Fév 2016, 11:03
La guerre est faite par des militaires dirigés par des politiques et des propagandistes de tous poils, plus ou moins (et souvent moins que plus) avisés, érudits et capables. D'un rien ils font un événement, d'un événement ils ne font rien…

Si le Ruban Bleu était avant guerre un motif pour se tirer la bourre économiquement entre compagnies, sa tradition avait été détournée par nos éminences politiciennes. Bien entendu il ne s'agissait pas de mettre en concurrence, de favoriser et par effet domino de démotiver tel ou tel chantier, mais au contraire par le jeu de l'unité nationale, de l'économie de guerre de la nation de faire rejaillir sur elle et sur ces troupes la gloire et l'hégémonie sur les mers.

Ainsi aujourd'hui on ne courait plus après un record de vitesse, mais pragmatisme glauque du temps présent oblige, après l'efficacité brute de la machine de guerre. Alors, les nations, les gouvernements, les politiques et autres générales de salons en tous genre décernaient à présent un ou plutôt des rubans pour acte de guerre et service rendu à la nation toujours bien plus reconnaissante à ces morts qu'à ces vivants ou ce qu'il en reste.

C'est dans ce contexte qu'un curieux « gentlemen agreement » avait pris peu à peu ces habitudes chez tous les protagonistes de cette guerre mondiale. Un Ruban Blanc, quelle ironie dans le choix de la couleur, était décernée à tout navire ayant coulé plus d'un million de tonnes de navires adverses. Tout navire? Non pas tout à fait. Seule l'élite des marines avaient jusqu'à présent droit à cette marque d'attention, les sous mariniers formés à passés en territoires ennemis, souvent seul parfois accompagné d'autres congénères pour frapper au plus profond des lignes adverses avec parfois peu de chance de retour. Car la encore l'on décernait plus à titre posthume qu'autre chose, c'est la guerre ma pauvre Lucette…







Note HRP :

Le Ruban Blanc se veut une animation non officielle, c'est-à-dire n'émanant pas de l'équipe d'administration (mais avec son accord) du jeu (qui a bien assez de travail comme ça) et inter-camps.
Elle a été voulue (en collaboration avec, à l'époque, Hans Ratberg) comme distinction à destination des joueurs submersibles uniquement ayant coulés pour plus d'un million de tonnes de navires adverses (toutes nations du front cumulés).
Chaque Ruban est composé d'une étoilé représentant le million de tonnes et a pour citation (non représenter sous sa forme de médaille) : « Into Vinceres » (c'est toi-même qu'il faut vaincre).

Tous joueurs souhaitant recevoir ce « badge » et remplissant les conditions d'obtention peuvent postuler par simple RP (et uniquement RP !!!) sur ce sujet doublé d'un MP.

Conditions d'obtention:
1° Être de carrière submersible au moment de la demande
2° Avoir plus de 1.300 points de prestige dans la carrière submersible au moment de la demande (pour éviter les chasseurs de badge)
3° Avoir au minimum 1 million de tonnage adverse (toutes nations du front confondues) coulé (la fiche joueur faisant foi, pensez à ajouter le lien vers celle-ci)

Pour tous commentaires non RP et éventuelles discussions, merci d'ouvrir un sujet à part dans une partie du forum faite pour. Merci.
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Erwan Lafleur
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Re: Du Blue Riband au Ruban Blanc

le Jeu 11 Fév 2016, 11:51

Récipiendaires du Ruban Blanc
(Mise à jour de février 2016)

Nom du capitaine
Front
Nation
Date
Notes
1 Ethan Jones Pacifique Etats-Unis Février 2016 (F) 2 M  
2 Hans Ratberg Atlantique Allemand Février 2016 (F) 1 M - A titre posthume
3 Viktor Karpov Atlantique Russie Février 2016 1 M
4 Eliot Ferguson Pacifique Commonwealth Février 2016 1 M
5 A pourvoir






Dernière édition par Erwan Lafleur le Dim 21 Fév 2016, 11:37, édité 2 fois
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Erwan Lafleur
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Re: Du Blue Riband au Ruban Blanc

le Jeu 11 Fév 2016, 11:54
Février 194…, Océan Indien :

L’USS Marigny Warrior revenait de campagne glissant à toute vitesse sur l’océan que le crépuscule couvrirait dans quelques heures d’un doux manteau sombre. L’été s’achevait dans l’hémisphère sud et les nuits devenaient plus fraîches tout en restant belles et claires, un peu trop pour un sous marinier sans doute. Mais il n’y avait que peu de risques, ces eaux n’était pas le terrain de chasse habituelle des japonais, mais habitude n’est point certitude…

Commandant, nous captons une activité radio dans la zoneannonça le radiomen au travers du porte voixau Sud-Ouest…

Bigre, voilà qui rallongeraient d’autant le retour au port. Quelques minutes plus tard l’on aperçu une ombre au loin. L’Ombre imposante se découpait sur fond de ciel étoilé, quelques feux provenaient de son antre projetant quelques faibles halos de lumière. Aux jumelles nous l’observâmes avec minutie.

Japonais… cargo… pas de pavillon de flotte au vent…

Voilà qui était étrange, un cargo d’une tel classe était déjà fort inhabituelle dans cette zone d’où l’empire ne tirait aucunes ressources ou presque, mais sans escorte et hors des routes maritime connues.

Regarder sur la proue et la poupe, on dirait des passerelles avec de l’armement conséquent…

Qu’est-ce que c’est que ce bordel ? … un nouvel Orion, commandant ?


Et si la vigie disait vrai ? Au début de la guerre le croiseur auxiliaire Orion avait écumé l’Océan Indien et le Pacifique coulant plus d’une quinzaine de navires Alliées et rentrant au nez et à la barbe des Anglais en Allemagne. Un sacré tour qui forçait le respect.



IJN Hōkoku Maru on 29 July 1942 at Seletar (Singapour)
Source: Wikipedia



Quelques jours plus tard :

Le chronomètre tiquerait encore quelques secondes puisBRAAAAAOOOUUUUUUMle son sourd provoquait un frisson nous passant tous sur l’échine. S’en suivit des craquements lugubres, la tôles se froissait, se déchirais, gémissait dans un râle plaintif puis le silence se fit, presque encore plus glaçant encore. Le corsaire japonais n’était plus, la troisième torpille avait mis fin à son périple et le calme faisait son retour. Même la radio était redevenue silencieuse.

Sans s’en apercevoir les 10.438 Tonnes du Hōkoku Maru venaient de propulser l’USS Marigny Warrior et son équipage au dessus de la barre symbolique des 2 millions de Tonnes de navires Axes coulés… une première qui lui ferait ravir le fameux Ruban Blanc, mais à deux étoiles cette fois.
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Viktor Karpov
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Re: Du Blue Riband au Ruban Blanc

le Sam 13 Fév 2016, 18:50



Quelque part en Mer Noire :

La Podvodnaia Da Silera était en chasse.

Le commandant Zuikov avait répéré un regroupement de navires roumains : deux destroyers Splits accompagnant deux croiseurs légers Etna.
Que faisaient-ils là ?

L'information fût rapidement confirmé par l'amiral Kroupkov et le commandant Tsekhov qui effectuèrent un mouvement convergeant vers le point indiqué.

Les loups rouges avaient débusqué leur proie.

Les commandants Marinesko et Karpov firent à leur tour mouvement pour s'en rapprocher. Il y avait un coup à tenter, un adversaire à couler. Le commandant Marinesko plus au sud arriva le premier sur les lieux, tandis que le commandant Karpov à bord d'un vénérable Leninets II fit un mouvement tournant par l'est pour fermer la nasse dans laquelle les proies roumaines seraient enfermées.

L'alerte avait été donnée à la flottille voisine, la Gascogne. Cette dernière voulût participer à la fête. Et un plan audacieux et impitoyable fût mis en place : une attaque coordonnée entre la Podvodnaia et la Gascogne. La Podvodnaia attaqueraient avec ses petits sous-marins et la Gascogne avec des vedettes lance-torpilles armées en toute hâte à Sébastopol.





Une attaque complètement dingue comprenant des lents submersibles et des très rapides vedettes de surface. Un casse-tête pour la coordination de l'attaque.

Un autre destroyer Split et un vieux croiseur Gheorghe Avramescu étaient venus renforcer la flotte  roumaine. La fête n'en serait que plus belle.
Impatients, les sous-marins de la Podvodnaia leur tournaient autour telle une meute de loups affamés.

L'affaire était loin d'être gagnée. Le rapport de force était clairement du coté roumain. En face, les russes ne leur opposaient que cinq petits sous-marins : deux Maluykta XV de 280 t, deux Shchuka de 590 t et un Leninets II de 1 050 t, un vieux sous-marin d'avant la guerre, et cinq vedettes lances torpilles de 29 t. Des frelons contre des buffles !

Il allait falloir frapper vite et fort. Et tous en même temps. Pas question de laisser à l'ennemi le temps de réagir.

Pendant deux jours, les loups rouges, rongeant leur frein, tournèrent autour de leur proie renseignant les vedettes qui approchaient plein gaz. Le jour et l'heure de l'attaque furent fixés à l'avance. La coordination était le plus difficile à gérer : les vedettes devaient approcher à la nuit tombée et pas avant, afin de ne pas se faire repérer. Les sous-marins devaient initialiser l'attaque.

Enfin, le moment fébrilement attendu par tous arriva. Le commandant Karpov devait donner le signal d'attaque. Le Leninets II s'approcha tout près des roumains, pratiquement sous leurs quilles sans se faire repérer. Le commandant jeta un dernier rapide coup d'oeil au périscope. Parfait ! Tout allait bien, les roumains ne semblaient se douter de rien.

La cible prioritaire étaient les trois Splits avec leur dangereuse capacité ASM. Une fois coulés, les sous-marins seraient beaucoup plus à l'aise pour poursuivre l'attaque. Deux Split étaient en vitesse modérée, ils devaient sans doute asdiquer. Le troisième évoluait rapidement et serait plus difficile à toucher. Le commandant se réserva cette dernière cible, les deux autres seraient répartis sur les quatres autres sous-marins.

C'était le moment !
Le commandant Karpov lança un laconique message tant attendu :

A tous ! Go ! Go ! Go !


Et l'enfer se déchaina sur la Roumanie.

Le commandant lança immédiatement sa première torpille, mais il fût devancé de peu par le bouillant commandant Zuikov trop impatient. Sa torpille provoqua d'entrée de graves dégâts, en touchant à hauteur de la passerelle. En un coup, le Split était mis à mal.

Chaque sous-marin lança deux torpilles, et en moins de 7 mn, l'affaire fût pliée. Un Split était en train de sombrer et les deux autres mis hors de combat.

Les vedettes lance-torpilles parfaitement coordonnées lancèrent alors leur attaque. Et ce fût une magistrale charge de cavalerie russe. Magnifique ! Un véritable feu d'artifice embrasa la Mer Noire. Les déflagrations et les explosions répondant aux gerbes d'eau des vedettes lancées à plein régime.





Aux premières loges, la Podvodnaia n'en perdait pas une miette dans les périscopes.
Les deux Splits survivants furent envoyés au fond et les deux Etna sévèrement endommagés.

Répondant à la magnifique charge des vedettes, les sous-marins lancèrent leur deuxième attaque.
Les torpilles fusèrent à nouveau et les deux Etna coulèrent à leur tour. Le vieux croiseur Gheorghe Avramescu fût touché.

Dans l'euphorie de la victoire, le commandant Karpov fit faire surface à son Leninets pour que tout l'équipage puissent admirer la scène des navires roumains sombrant.
Cela était contre toutes les règles de prudence. Mais cette attaque où les frelons avaient tués les buffles était aussi, contre toute logique.





En surface, le commandant Karpov tira une quatrième torpille et le vieux croiseur roumain en flamme rejoignit ses compatriotes et les poissons tout au fond de la Mer Noire, dans bruit d'explosion et de tôles froissées.

Un léger vent chaud sentant la poudre, l'huile et le métal vient caresser l'équipage vibrant d'émotions qui avait d'une seule voix entonné l'hymne national.

La Russie était venue, elle avait vue, elle avait vaincue.

Le commandant Karpov venait encore d'augmenter son score de tonnage ennemi coulé. Mais franchement à ce moment d'euphorie, cela ne lui était même pas venu à l'esprit....

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Viktor Karpov
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Re: Du Blue Riband au Ruban Blanc

le Sam 20 Fév 2016, 19:30
Quelque part dans le Pacifique près des Iles Salomon :





Le commandant Ferguson hissa le périscope. La nuit était claire, tout était calme. Le sous-marin HMAS Pluton, de la marine australienne, glissait sans bruit. Un léger clapotis venait de l'île toute proche.

La base japonaise de Rabaul était dans le nord-ouest, il s'agissait d'être vigilant. L'ennemi montait la garde dans ce coin là, et des destroyers rapides "le Tokyo Express", comme ils l'appelaient dans l'USS Navy venaient ravitailler la base.

C'est d'ailleurs pour cela que le sous-marin de classe Parthian était là. Pour surveiller l'ennemi et lui causer des dommages.

Soudain, le commandant vit des ombres se détacher rapidement de la côte : un groupe de navires japonais quittaient Rabaul. Il compta rapidement les ombres : quatre, non cinq navires, peut-être plus... Ils avançaient lentement, ils devaient manœuvrer...

Deux autres navires les rejoignaient. Puis un autre. Ils étaient maintenant huit.

La nuit claire permit au commandant australien d'identifier les navires : cinq destroyers, trois Akitsuki et deux Fubuki, accompagnés par deux croiseurs légers de classe Agano, et un croiseur de classe Furutaka.
Ce dernier restait en léger retrait des autres. Les autres commençaient à le distancer, surtout les destroyers. Il y allait peut-être y avoir une ouverture....






Le commandant Ferguson fit mettre les deux électriques à fond, et commença une manœuvre d'interception. Il fît charger les tubes avant.
Si près de leur base, les japonais semblaient en confiance.

Les destroyers japonais se mirent à accélérer, suivi de peu par les deux croiseurs légers. L'écart entre eux et le Furutaka s'accentua, le coup pouvait être jouable. L'australien était vraiment tenté d'attaquer le croiseur tout en espérant ne pas avoir à le regretter. Il hésitait encore, pesant le pour et le contre, la présence ASM était forte...






Soudain, il entendit un vrombissement dans l'air : une escadrille de Corsair surgit dans le ciel clair du Pacifique. A cet endroit, cela ne pouvait qu'être la fameuse 214, l'escadrille des "Têtes Brûlées" commandés par le fameux Papy Boyington. Une autre escadrille lui fit face, cette fois composée de chasseurs zéro. L'affrontement était inévitable.
Une dangereuse empoignade aérienne commença. Le grand cirque mortel était lancé. Les Corsair prirent rapidement le dessus, et les Zéro finirent en fusée de feu d'artifice, les uns après les autres. Le spectacle était magnifique.

Les deux croiseurs légers et les cinq destroyers voulurent porter secours à leurs malheureux compatriotes à l'aide de leur DCA et forçant l'allure, ils s'éloignèrent davantage.
Le Furutaka, lui aussi avait accéléré, mais maintenant, il allait couper la route du sous-marin.



.

L'occasion était trop belle !



Tube 1, paré ?
Tube 1, FEU !


La torpille vrombit en direction du croiseur laissant un léger sillage blanc que l'écume des vagues masquait en grande partie.

Tube 2, paré ?
Tube 2, FEU !


La deuxième torpille traça également son léger sillage.

Les deux sillages allaient droit sur la hanche tribord du navire qui s'approchait rapidement.
Tout semblait aller pour le mieux. Mais autant assurer le coup.


Tube 3, paré ?
Tube 3, FEU !


Un troisième sillage s'ajouta aux deux autres.
Le quatrième tube était chargé également, mais le commandant le garda en réserve.

Il n'y avait plus qu'à attendre... Comme la distance entre le croiseur japonais et les torpilles qui suivaient une trajectoire concordante, diminuait rapidement, l'attente ne serait pas longue...

Au dernier moment, le japonais repéra les torpilles et voulût les éviter. Mais c'était trop tard ! A cause de l'inertie du croiseur, il ne pouvait plus manœuvrer à temps. Il ne fît qu'aggraver l'impact en présentant un peu plus son flanc.

La première torpille le toucha entre la tourelle avant et la passerelle, et l'impact fût formidable. Une explosion assourdissante et une gerbe d'eau de très grande hauteur indiquèrent que le navire avait été endommagé.
La deuxième torpille le toucha un peu plus vers l'arrière, mais assez proche du premier impact. Là aussi, l'explosion fût formidable. La coque se fendit sur une grande longueur. Le bâtiment était sévèrement touché.
Les flammes commencèrent à envahir le Furutaka qui prenait déjà de la gîte. Des explosions secondaires secouèrent le navire. Sûrement des munitions qui sautaient !
La troisième torpille le toucha un peu en avant de la tourelle arrière. L'explosion fût là aussi, formidable.
Le bâtiment se cassa en deux et commença à sombrer.

L'australien eût une pensée émue pour les hommes qui venaient de mourir. Mais la guerre est la guerre...
Et il fallait songer maintenant à s'échapper hors de portée des navires ASM qui allaient sûrement rappliquer.
Il remercia la fameuse escadrille des Têtes Brûlées de les avoir autant éloignés.

C'est deux jours après que le commandant Ferguson apprit le nom de sa victime. Il avait coulé le Kako, un croiseur de 8 700 t.
Le commandant venait d'atteindre les 1 130 000 tonnes japonaises coulées. Il serait sans doute le premier australien à être décoré du Ruban Blanc.
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Re: Du Blue Riband au Ruban Blanc

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