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Hart Hillmaster
Grand-frais
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La bataille de Luganville ...

le Mer 20 Nov 2013, 23:35
Préambule :
Ce texte n'est que le reflet des engagements ayant eu lieu en octobre dernier comme ils ont été vécus et ressentis par un jeune joueur et son alter ego un capitaine novice.
J'aime à croire que les éventuels oublis et imprécisions dus à l'intensité des actions et des émotions induites ne font finalement que refléter l'impossibilité pour un capitaine de patrouilleur d'appréhender l'intégralité d'actions d'un telle ampleur...
Enfin, et avant de passer à la partie intéressante, merci de noter qu'aucune animosité, rancoeur ou autre sentiment déplaisant n'est à chercher ici et que, en ce qui me concerne, j'ai adoré vivre cette bataille.


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Re: La bataille de Luganville ...

le Mer 20 Nov 2013, 23:36
Déjà une semaine que durait la bataille de Luganville, le capitaine Sukore scrutait le nord de ses jumelles, observant la nuée de vaisseaux américains qui poursuivait la Flotte.
Le Kobayashi tenait un cap nord suite à l’appel de l’Amiral Fukataisho lui demandant de délaisser l’escorte des navires de soutien pour rejoindre le Noshiro et couvrir la retraite de la flotte à ses côtés.
Tadeo Sukore était fier que l’Amiral l’ait choisi pour cette mission et c’est avec une détermination sans faille qu’il se préparait, qu’il préparait son équipage, qu’il préparait son navire pour les combats qui allaient suivre, car il y aurait encore des combats… plus de vingt navires de guerre US avaient surgi à l’improviste de Luganville et leur manœuvre aurait certainement déjà été meurtrière sans la clairvoyance de l’Amiral qui avait fait se tenir la Flotte à distance du port.
Tout avait commencé six jours auparavant, une éternité.
La Flotte cherchait alors depuis plusieurs jours à intercepter différentes flottilles US sur leur trajet de repli et ce n’est qu’en arrivant à proximité immédiate de Luganville qu’avaient eu lieu les premiers contacts. Suivant une tactique agressive, la Flotte cherchait à prendre l’avantage et à bousculer la ligne de défense US et trois jours de combats ininterrompus commencèrent.
Composée de la Seventh Fleet « Seabees » et de nombreux éléments indépendants, la force US était conséquente et les combats d’une violence extrême. Dès les premiers accrochages, un destroyer classe Farragut et un destroyer leader classe Porter furent envoyés par le fond. Puis, très rapidement, le navire-amiral des « Seabees », l’USS Midway for ever (Destroyer classe Allen M Sumner) du commandant Frankie Santana parti tapisser les fonds marins par l'Amiral Fukataisho pendant que le « 67 » disparaissait de la surface des océans sous les coups du capitaine Sukore. Mais les américains n’étaient pas là en victimes expiatoires : la perte du Kinukasa (Croiseur classe Aoba), envoyé par le fond par l’USS Travler 2 (Destroyer classe Allen M Sumner) en témoigne.
La bataille continuait à faire rage et les forces US tentait de prendre la Flotte dans une tenaille nord-sud et, à l’aube du troisième jour, le sous-marin du commandant Kensuke Honda torpillait définitivement l’USS Travler 2. Face à la riposte coordonnée des batiments nippons, la mâchoire nord de la tenaille US dut battre en retraite, l’USS Kansas (Destroyer classe Allen M Sumner) allant même jusqu’à se sacrifier (après avoir encaissé ou esquivé de nombreux obus et torpilles, il sera finalement achevé par le submersible du commandant Ken Shiro) pour couvrir la fuite des deux croiseurs de la Seventh Fleet (USS Midway et USS Armstrong). Au sud du théatre d’opération, l’escadre américaine refluait aussi en ne pouvant toutefois pas éviter un nouveau naufrage à son chef qui avait repris la mer à bord d’un Elco 77 (USS Midway for ever) afin de guider ses troupes.
La cinquième journée de ce qu’on appellerait plus tard « la Bataille de Luganville » se terminait. La Seventh Fleet US avait eu très chaud et ses derniers navires n’avaient du leur salut qu’à une fuite rapide vers la sureté du port. Loin de se laisser griser par la victoire, l’Amiral avait eu la sagesse de stopper la flotte à plusieurs miles du port…
Avait-il senti soupçonné quelque chose ?
Avait-il compris la manœuvre ?
Avait-il pressenti le danger ?
Avait-il été guidé par les Dieux ?
Toujours est-il qu’il avait eu raison, mille fois raison, diablement raison car aux premières lueurs de l’aube du sixième jour, toute la marine US présente, Seventh Fleet incluse, s’était ruée à la poursuite, à l’abordage presque, de la Flotte.
Il faisait maintenant nuit … onze destroyers et deux navires de petit tonnage était dans le sillage immédiat du Noshiro qui avait ralenti, presque mis en panne pour se préparer à les accueillir et à les retarder afin de sécuriser le reste de la Flotte.
Mais les destroyers n’étaient pas le plus inquiétant car, au-delà de cette première vague se profilaient les croiseurs lourds de la Seventh…
L’assaut fut finalement lancé par deux des destroyers et Sukore se focalisa sur celui le plus à tribord,un classe sims. Le Capitaine lança alors le Kobayashi dans une manœuvre osée, allant presque jusqu’à couper les moteurs pour ralentir et optimiser au mieux l’angle de tir ! Deux torpilles, deux coups au but , une belle salve même si le blindage du sims lui avait évité de trop gros dégats.
A peine la seconde torpille avait quitté le tube que le patrouilleur reprenait de la vitesse en adoptant un angle de repli sud-ouest afin de reprendre sa mission d’escorte des navires de soutien.
« Du Commandant aux officiers et marins torpilleurs, joli tir, paré à réarmer. » En même temps qu’il félicitait les artilleurs, le Capitaine Sukore relisait avec contentement le message de félicitations émanant du navire-amiral de la Flotte.
Alors que la Flotte de surface continuait son décrochage vers le sud, une nouvelle imposante et imminente menace lui fonçait dessus depuis cette même direction ! L’escadre britannique de la 1st AVF menée par un des fleurons de l’empire, le cuirassé rapide de classe King Georges V « HMAS Duke of York » !
Prise en tenailles par les alliés, la Flotte suivi alors un axe de dégagement Est/Nord-Est alors que destroyers et cuirassés se rendaient coup pour coup. Les deux Yamatos concentrèrent un instant leurs tirs sur le « Duke of York » pendant que les courageux navires-ateliers venaient tant bien que mal réparer les nombreux dégats subis.
Le Kobayashi du capitaine Sukore se trouvait juste en retrait de la première ligne, prêt à soutenir l’éventuelle retraite du navire-amiral et, sur la passerelle, on observait avec attention le combat qui opposait les titans des mers…
Soudain les salves de gros calibre se mirent à pleuvoir sur le cuirassé britannique et il sembla tressauter avant que d’épaisses fumées ne se dégagent des incendies qui commençaient à le ravager. Sautant sur l’occasion, Sukore mis le cap sur l’ennemi et, arrivé à portée de tir, ordonna le lancement d’une torpille. Touchant la cible en plein centre de la coque, juste sous la ligne de flottaison, la torpille, aggravant les avaries déjà subies, provoqua une série d’explosions dantesques qui coupa littéralement le « Duke of York » en deux avant que proue et poupe ne coulent de concert.

Le temps semblait s’être arrêté alors que les vivas et congratulations couraient de pont en pont à travers toute la flotte et que la 1st AVF, atterrée, restait sans réaction… avant que, suivie par la flotte US, elle ne se rue à l’attaque, bien décidée à venger ses camarades.

Et c’est mus par une soif inextinguible de vengeance que les innombrables vaisseaux de l’armada alliée se mirent en chasse, tels une meute de hyènes enragées frappant sans relâche et n’ayant de cesse que d’isoler certains d’entre nous afin d’alimenter la curée. Les commandants Ushi Karito et Katsu Ro furent ainsi coulés malgré nos tentatives de diversion.

Les lourdes pertes subies par la flotte de surface, la pression continue des forces alliées et les aléas des communications créaient des tensions intenables entre l'Amiral Fukataisho et le Commandant Honda, menant à la fin des opérations coordonnées, les unités de surface continuant leur repli plein nord et les submersibles restant focalisés sur leurs objectifs de harcèlement et d'interdiction du port.

Les heures et jours qui suivirent permirent au Commandant du Kobayashi d'avoir un aperçu de ce qu'est l'enfer, le manque de sommeil, le roulement incessant des tirs et des explosions, le sifflement des torpilles … et, comble de l'horreur les échos radars de ses camarades disparaissant les uns après les autres, jusqu'à l'agonie finale des Yamatos.

La bataille de Luganville, si terrible, était bel et bien terminée et c'est l'âme en peine et les sentiments indécis que Sukore quittait définitivement la passerelle du Kobayashi : tant de bons marins, de grands marins avaient disparu que ses hauts faits d'armes pour son baptême du feu lui semblaient bien amers...
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