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Von klucke
Vent frais
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Accusé, levez-vous

le Jeu 03 Jan 2013, 17:10
29 Décembre 1945
Tribunal Militaire de Nuremberg
Audition Publique



L’audience venait de commencer dans une salle sombre, éclairée par quelques lampes seulement. Cette salle n’était pas la salle principale, mondialement connue pour le grand procès du 20 Novembre, où les haut-dignitaires ont été jugés. Cette salle est bien plus petite, une cabine de verre pour l’accusé, des banc pour le publique, un grand bureau de bois orné pour l’accusation et l’ensemble des juges et jurés. Trois juges étaient présents ce jour-là pour cette audition. Ils furent appelés au micro par un jeune soldat américain de la Police Militaire.

- Veuillez vous lever et accueillir les juges des trois nations. M. Gerhard Winter, jugeant pour les Etats-Unis d’Amérique, M. Oliver McKenzie pour le Royaume d’Angleterre, et M. Nikolaï Mischenko pour le parti Soviétique. Il présidera l’Assemblée.

Une fois les trois juges à leurs place, le jeune militaire demanda au public de s’assoir, et c’est dans le plus grand silence que cela fut fait.

- Veuillez faire entrer l’accusé.

Sous les yeux du public, un homme, menotté et escorté par deux soldats arriva et s’assis. C’était un homme d’une trentaine d’années, bien qu’il en faisait dix de plus. Son visage fatigué et ses yeux entourés de cernes laissaient voir un homme marqué par la guerre et la captivité. Le juge Soviétique lu une feuille et prit la parole, traduites par un interprète.

- Capitaine Werner Von Klücke, vous portez trois chefs d’accusation.
Premièrement: Vous êtes accusés de crime contre la Paix
Deuxièmement: Torpillage d’un navire Anglais en Méditerranée transportant des blessés de guerre entre Malte et Alexandrie pour le compte de la Croix-Rouge.
Dernièrement: D’avoir laissé les naufragés du HMS Manchester à l’eau après l’avoir torpillé à deux reprises dans la nuit du 17 au 18 Mars 1942.
Pour le premier chef d’accusation, nous demandons la peine suivante: pendaison
Pour le second chef d’accusation, nous demandons la peine suivante: Réclusion à perpétuité
Enfin, pour le dernier chef d’accusation nous demandons la peine suivante: 10 années de prisons.


Le capitaine se leva d’un coup et jeta aux juges

- MENSONGE ! Jamais je n’aurais tiré sur un navire-hôpital !
- Accusé taisez-vous, vous n’avez pas l’autorisation de parler !

Le juge frappait la table de son marteau et appela au calme. Le capitaine était totalement abasourdi par les faits qui lui sont reprochés, il fut rassis de force sur sa chaise par les deux militaires l’entourant. Les juges chuchotèrent entre eux pendant que les jurés parlaient du capitaine. Il fallait maintenant attendre que les témoins apportent ce qu’ils savent sur chacun des faits. Cela sera vite réglé.. Le capitaine se voyait déjà au bout d’une corde.
La séance se leva, le verdict se fera dans la nuit, le capitaine saura sa peine le lendemain.
Werner fut conduit dans une cellule de la prison, il reçu un petit bout de pain, une soupe et un morceau de fromage. Il mangea doucement, réfléchissant sur son passé, ses cinq années de guerre. Il ne saisissait pas comment en était-il arrivé là. Il était en mission depuis plusieurs semaines en mer Noire, dans les forces Roumaines. Il devait former les nouveaux équipages à la guerre sous-marine. Couper tout ravitaillement en pétrole par la voie maritime. Il reçu l’ordre du Haut-Etat Major Allemands de torpiller des pétroliers Soviétiques pour obliger les russes aux trafic ferroviaires qui les ralentiraient et surtout, les apporteraient à porter des canons et de la Luftwaffe. Sa mission moins officielle étant de débarquer régulièrement un commando SS au large de ports soviétique. Ce commando sabotaient les infrastructures et empoisonnait la garnison parfois.
Au lendemain, la séance se leva, les avis furent entendus, les témoins se succédèrent, les juges consultaient les archives officielles de la Kriegsmarine et du Reich.
Enfin, le capitaine eu la parole.


- Capitaine Werner Von Klücke, en tant que capitaine du U-Boot « U-554 » au sein de la Kriegsmarine et de la 9. Unterseebootsflottille basée à Brest , à l’accusation de non-assistance à l’équipage du HMS Manchester que plaidez-vous ?

- Coupable

- Relatez-nous les faits.

- Oui monsieur. J’ai reçu un message radio d’un U-boot au matin du 16 Mars par le U-409 signalant un convoi anglais se dirigeant vers l’Irlande. Nous avons fait route toute la journée pour rejoindre sa position. Nous n’étions que deux U-boot sur place au soir du 17 Mars nous attendions le soutien d’un troisième U-Boot dont je ne me souviens plus le nom. J’ai appris qu’il avait été coulé le jour de notre attaque à quelques milles de notre position. Durant la nuit, j’ai ordonné de faire surface car il n’y avait pas de lune. J’ai voulu torpiller un cargo de fret et un pétrolier anglais. Le HMS Manchester et le HMS Warley il me semble. La première torpille toucha de plein fouet le HMS Manchester qui explosa pendant que la seconde torpille filait vers le cargo, mais celui-ci réagit très vite et vira de bord avant que la torpille ne l’atteigne. Je n’ai pas tenté un nouveau tir et j’ai ordonné l’immersion périscopique. L’escorte fonçait sur nous mais ne nous trouva pas, pas par miracle, simplement car il trouva une autre cible. Il grenada l’U-409, sans succès.
Nous sommes restés sur place durant quelques heures et lorsque nous avons fait surface. Nous avons trouvés l’épave en feu du pétrolier et nous l’avons torpillé une seconde fois. La torpille était partie quand mon second vît au creux des vagues une petite baleinière transportant des rescapés qui se dirigeaient vers nous. Je ne voulais pas réitérer le fiasco du Sauvetage du Laconia par le U-156. L’Amiral Dönitz nous avaient ordonnés de ne pas secourir ou même accueillir des naufragés, qu’ils soient alliés ou ennemis..

Les juges se regardèrent et d’un mouvement de tête firent un geste compréhensif. Le juge américain demanda de continuer.

- Je n’avais que deux choix. Soit je les laissaient avec de quoi tenir quelques temps de plus et ordonnais la plongée, où je les accueillais, tout en sachant que je devrais rester en surface car je n’avais pas la place de les accueillir autrement. J’ai ordonné à mes hommes de leur laisser du pain et de l’eau douce. J’ai annoncé au rescapés qu’une fois que je partirais je ferais parvenir par radio leurs positions à tout navires aux alentours. J’ignore s’ils ont survécus.

- Merci capitaine. Nous en prenons note. C’était tout pour votre carrière au sein de la Kriegsmarine. Veuillez vous lever.

Le juge Anglais arrêta de parler et s’assis. Le Russe se leva alors et sous la traduction annonça:


- Capitaine Werner Von Klücke, en tant que Oberleutnant zur See, commandant du Submersible « Honorem Patriae » vous avez été détaché à une flotte Roumaine basée en Mer Noire pour officiellement «  prendre part à la formation des nouveaux équipages des submersibles de la flotte Royale Roumaine ».
Dans un rapport moins officiel que nous tirons des archives des bureaux d’espionnages Soviétiques ainsi que de documents des bureaux des renseignements du III° Reich, que votre mission était de débarquer des commandos SS chargés de Saboter et d’empoisonner les garnisons des ports Russes de la Mer Noire. Que plaidez-vous ?

- Non-Coupable

- Capitaine ! Nous savons aussi bien que vous que vous êtes bien responsable de tout cela.

Werner se leva et demanda à s’expliquer. Cela lui fût accordé.

- Messieurs, vous êtes militaires, tout comme je le suis encore. Cette guerre n’a pas été propre, mais quelle guerre l’est.. Dans tout les camps, tout les belligérants auront durant leur histoire quelque chose à se reprocher. J’ai d’abords refuser cette mission à mon État-major, par deux reprises. A la troisième tentative, j’ai eu la visite d’agents SS à un retour de mission. Ils m’ont clairement spécifié que je n’avais pas le choix, que cela était ma mission pour le Reich. J’ai mes idéaux, je me suis battu pour l’Allemagne, pour ma famille, pas pour le Nazisme. Je suis issu de l’Aristocratie Prussienne. J’ai été élevé avec les notions du service de la patrie, dans la droiture et le dévouement. Je n’ai pas été élevé par la haine ou le racisme. Je n’ai jamais fait le salut. Mais croyez-moi, je n’avais moi-même pas le droit de connaître l’ordre de mission de ce commando. Nous faisions surface quelques minutes à proximité d’un port, ils partaient sur un petit canots et nous repartions pour notre mission de base, la chasse. Je ne les récupéraient pas, ils devaient revenir en port Roumains par leurs propre moyens.

- Bien capitaine. Nous comprenons. En ce qui concerne le torpillage d’un Navire-hôpital Anglais qui faisais route vers Alexandrie.

- Je.. Je l’ignorais .. C’était une nuit de tempête, la visibilité était très faible à cause d’un léger brouillard et d’une pluie dense. Normalement, tout navire militaire qui ne combat plus doit se faire identifier pour un transport. Tel que la Croix-Rouge. Ce navire, c’était un cargo, je croîs d’environ cent cinquante-mètres. Il n’avait aucunes identifications particulières, aucuns messages radio n’a été envoyé de sa part.. Comment nous pouvions savoir ..

- Bien bien bien. On vous as entendus. Nous allons nous retirer pour délibérer. La séance reprendra dans une heure.

Werner fut levé et conduit par les deux militaires dans une cellule. Il était encore plus fatigué que la veille. Ses rides de plus en plus marquées. Il espérait tant, mais il savait très bien que les chances étaient trop minces. Pendant une heure Werner faisait les cent pas. Sa vie se passait dans son submersible, il ne se voyais pas ailleurs que sous l’eau, il se sentait mal. Lui qui avait été dans le rôle du chasseur toute sa vie. Il a été appelé en Mer Noire avant que la Royal Navy renverse la vapeur dans l’Atlantique. Les Russes n’étaient pas des spécialistes de la chasses sous-marine en tout-cas donc il en profitait. Pendant ce temps, les juges prenaient un café, un thé ou autre chose. Les jurés utilisaient les dires du capitaines ainsi que les documents mis à leur disposition. La séance reprit dans un silence pesant pour le capitaine.

- Accusé, levez-vous. Concernant le chef d’accusation suivant:
« Non-assistance à l’équipage du HMS Manchester ». Vous avez été reconnu : Non-coupable.
Compte-tenus de la non-possibilité de plongée, des vivres limités, des ordres de votre État-major, vous ne pouviez prendre à bord l’équipage.

Concernant l’accusation numéro deux:
«  Torpillage d’un navire de la Croix-Rouge ». Vous avez été reconnu : Coupable
Vous n’aurez en revanche pas de peine. L’officier radio du navire escortant le cargo confirme que celui-ci n’a pas envoyé de message à tout navires alentours confirmant qu’il était désarmé et pourvu d’une mission non-militaire. Aucunes identifications n’a aussi été faîtes sur le navire. Il est certain que pour vous, ce navire n’était qu’un cargo parmi tant d’autres dans une zone de chasse.

Concernant l’accusation suivant:
«  Crime contre la Paix ». Vous avez été reconnu: Non-coupable.
Nous avons confirmation de certains officiers sous-mariniers que les instances SS ne vous laissaient pas le choix. Vous subissiez des pressions concernant votre ravitaillement et vous avez jugés ce qu’il fallait faire au mieux pour votre équipage.

Werner Von Klücke, vous repartirez libre de ce tribunal. Merci d’avoir clarifié la situation. Nous pourrons ainsi expliquer aux familles comment ils ont perdus leurs proches.


Le capitaine n’y croyait pas, il était libre. Lui, passé si près de la pendaison pourrais revoir sa fille, et se recueillir sur la tombe de sa femme. Quatres année qu’il attendait cela. Enfin ..
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