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Etienne Lecoeur
Petite brise
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Re: La veille de nuit

le Lun 17 Sep 2012, 22:21
-"vous avez vu tout ce monde commandant ?"
-"en effet Ganvignac, y'a du peuple comme qui dirait"
-"on en est ou commandant ?"
-"boah vous savez, le bordel habituel, ordre, contre ordre, nouvel ordre, vous connaissez la musique capitaine"
La passerelle était bouillante, toujours envoyé dans des coins paumé ou la température descendait jamais en dessous de 35°.
Le chat griffait sur le bras de Lecoeur, appuyant sur ses épaulettes.
-"quartier maitre, faites venir le chef c'est urgent"
Le quartier maitre Vang Vo hocha la téte et courrut à la machine chercher Perrot.
-"ou en sont vos progrès en vietnamien ganvignac ?"
-"eh bien, j'essaie mais j'ai du mal..."
en effet, Ganvignac y mettait tout son coeur, Lecoeur avait ordonné aux officiers de se mettre à baragouiner le vietnamien, histoire de communiquer avec le reste de l'équipage.
Il avait du mal apparemment, l'autre jour il appercu Ganvignac en train de baragouiner avec deux seconds maitres hilares, en effet Ganvignac au cours de la conversation avait sans doute voulu dire "Nhà-Tò" église, mais à la place il avait pronocé Nha-to, qui voulait dire bordel...
-"mais ganvignac, je vous ai bien filé un manuel"
-"c'est incompréhensible commandant..."
-"bon et sinon on fait quoi ?"
-"on regroupe avec le reste des gus et on ait en sorte qu'ils aient des pruneaux a balancé aux boches"
"classique commandant"
-"eeh oui"
Le mécanicien chef Perrot apparu sur la passerelle, torse nu comma à son habitude, Lecoeur lui laissait une très grande liberté, pour de nombreuses raison personelles, mais surtout pour son grand talent de bricoleur. Il était meme ps midi et Perrot était find saoul, il s'est saoulé au schoum, alcool de riz vietnamien que les matelots avaient ramené en grande quantité.
-"Commandant, vous m'avez appelé ? le nhac à dit que c'était urgent"
-"en effet cedric, pourriez vous réparer le ventilateur de la passerelle ? le chat ne supporte pas la chaleur, magnez vous cedric il me griffe le bras depuis deux jours"
-"ah bien sur commandant..."
-"j'espère aller faire un tour sur le tuyen quang un de ces jours"
-"vous vous entendez bien avec le pacha ?"
-"oui, je m'aime bien, on se connait depuis un moment, on se voyait chez phuong à Saigon"
-"c'est vrai qu'on mange bien chez Cras..." Depuis que le nouveau cuisinier khmer s'étais mit à faire des plats exotiques, le lieutenant de vaisseau Ganvignac avait "le trou de balle en chou-fleur" comme il le disait lui meme.
-"c'était comment à midi capitaine ?"
-"y'avait du poisson, comme qui dirait piquant... j'aimerai bien aller manger chez cras..."
-"non c'est surtout pour que mon chat joue avec le sien, vous devriez les voir ensemble, ils se courrent après comme des gamins"
Ganvignac regardait son commandant d'un air surpris
-"qu'est ce que vous avez a me dévisager capitaine ? allez donc stimuler nos matelots, en vietnamien bien sur !"
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Etienne Lecoeur
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Re: La veille de nuit

le Mar 25 Sep 2012, 21:58
Indochine, 1949 Delta du Mekong

Lecoeur, assis sur un vieux fauteuil, perché sur le toit de son LCM, carressant son vieux chat borgne.
-"commandant la radio déconne encore"
-"bah, qu'est ce que tu veux que j'y fasse ? laisse là et va chercher du pastis"
Le matelot redescendit à l'intérieur du LCM, et réapparut un peu plus tard avec une bouteille de pastis jaunatre et un bidon réglementaire.
-"tenez commandant, buvez, je crois qu'il est bon"
-"toujours aussi dégueulasse "
-"mais non il est bon"
-"ah disparais toi et ta maudite gnole"
-"a vos ordres commandant" lanca le matelot hilare.
La Flotille remontait un des bras du fleuve depuis plusieurs jours dans le cadre d'une opération de nettoyage dans la plaine des joncs, plusieus bataillons de la coloniale et la dinassaut de Lecoeur avaient été sollicité.
D'ailleurs y'avait des gus du 1er REC qui eux aussi prenaient l'eau avec leurs "Crabes"
Lecoeur se battait, sans mauvais jeux de mots, de tout son coeur, l'indochine avait été sa patrie, sa mère.
Pour rien au monde il ne l'aurait abandonné au terrible sort qui l'attendrait si les francais et les états associés ne se remuaient pas un peu.
Les marins écoutaient edith piaf à la radio, qui pourtant n'était pas sensée marcher...
Aucune précaution n'était prise, les coloniaux devaient venir à leur rencontre sur une berge à quelques kilométres de là encore.
Lecoeur soupirait, la grandiose renaissance de l'armée francaise de 1944 était bien loin, perdue dans la boue, la sueur et la chaleure de l'indochine.
Les Légionnaires étaient apatrides, les paras étaient cinglé, les coloniaux alcolos et les marins opiomane, il y'avait en pllus tous les tabors, spahis, RTS, RTA...
-"on est sur zone commandant"
-"c'est bon faites débarquer matou"
Matou était l'appelatif de la section de partisan Khmers qui étaient détaché à la dinassaut de Lecoeur.
Matou avait sécurisé les Berges, Lecoeur et ses officiers subalternes descendirent.
Trop calme.
Les coloniaux auraient du étre là depuis au moins 4 heures selon pries estimation.
Les craintes se justifièrent au premier coup de feu.
puis un autre, les hautes herbes de la plaine des joncs furent balayés par le feu nourri des FM et mortiers.
Ce fut un carnage. rien de moins.

-"qui est votre chef ?" Le petit viet s'avanca en parlant un francais sans accent.
-"C'est moi" lecoeur leva la main "vous avez tué beaucoups de mes hommes"
-"j'ai tué beaucoup d'hommes, de frères, de maris et de cousins capitaine de vaisseau"
-"Je pourrai donner l'ordre de continuer à faire feu"
-"vous mourriez tous, et vous le savez"
-"c'est bien possible"
-"comment vous nommez vous capitaine de vaisseau ?"
-"Capitaine de vaisseau Etienne Lecoeur"
Le viet écarquilla ses yeux comme si il avait vu le messi, en vietnamien il ordonna que ses hommes se mettent au garde à vous.
-" Maitre principal Vo-Tien-linh au rapport commandant, vous vous souvenez de moi ? le Vinh-Long ?"
-"évidemment, mais que foutez vous de l'autre coté Maitre principal ? vous m'aviez dit que vous combattiez pour la France ?"
-"J'ai vu de mes propres yeux que la gratitude des blancs disparait une fois qu'ils on ce qu'ils veulent, J'ai voulu reprendre du service ici, mais on m'a rit au nez quand je leur ai dit que je vous ai connu"
-"vous auriez du me le dire voyons"
Un des enseigne de Lecoeur osa ouvrir sa bouche.
-"vous le connaissez commandant ?"
-"oui, c'est un ancien des FNFL, comme moi il a servi sur mon cargo"
-"comment vont les commandants Cras, le Calvez et M. Bourgine ?"
-"Le contre Amiral Cras dirige les opérations fluviales en Cochinchine, Le capitaine de vaisseau Le Calvez commande une Dinassaut dans le Tonkin, et aux dernières nouvelles Bourgine s'est marrié et commande le Montcalm"
-"Ils feront tous de belles carrières, mais revenons en a notre sujet"
-"vous étes libre,gardez vos armes et prenez vos blessés remontez dans vos LCM et dites rien à l'amirauté"
-"pourquoi ?"
-"en mémoire de ce que nous avons vécu, et qu'avec les officiers de la FNEO vous étes les seuls francais digne de vivre en Indochine. maintenant partez"
Lecoeur hocha la téte et repris le chemin avec ses hommes.
-"Adieu commandant, Tenaces et imprévisibles !" Le maitre principal cria.
Lecoeur remonta la berge pour se planter devant le maitre principal
-"Maitre principal Vo-tien-linh, en l'absence du commandant des forces armées et du président du conseil, je voulais vous dire que votre devoir prend fin aujourd'hui, vous avez remboursé au centuple la dette que vous aviez envers France, cette méme Fance vous en est étenellement reconnaissante, vous avez effectué votre devoir avec courage, honneur, abnégation et humilité. Pour ce, nous vous faisons chevalier de la légion d'honneur et compagnon de la Libération."
Bien entendu Lecoeur n'avait aucune de ces médailles sur lui pour les offrir, mais il savait que cette phrase était seulement ce que voulait le MP, et ce n'était que justice.
Il aggrafa une médaille imaginaire sur le torse de Vo-tien-Lin.
Ce dernier pleura et dans un dernier sourire se mit au garde à vous, et s'enfonca dans la brousse Khmer.
-"Adieu maitre principal"

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Etienne Lecoeur
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Re: La veille de nuit

le Sam 06 Oct 2012, 17:21
la deuxiéme fois, ce n'était pas plus facile.
tout avait bien commencé pourtant.
Le fier Vinh long n'était plus.

Cela avait commencé par une avers de tirs de tout calibres, en moins d'une heure le Vinh-Long avait été rayé de la création.
Lecoeur avait suivi tous les combats depuis la passerelle.
la première salve avait mis le feu au pont, la cargaison était dangeuresement exposé, obus, torpilles, grenades, mazout...
LA deuxiéme salve détruisit la salle des machines, en surchauffant, la chaudière explosa et arracha un bon quart arrière de cargo.
L'eau entrait de partout.
A ce méme instant le Nghia lo du CV Cras s'interposa entre le barrage de feu et le cargo voué aux enfers.
Qu'est ce qu'il pouvait bien foutre la le croiseur ? pensa lecoeur, On avait eu pour ordre de reculer.
Et voila le fond du probléme.
Lecoeur n'avait pas obéi à un ordre direct non pas parce qu'il ne le souhaitait pas, mais pire encore, car il avait été négligeant avec les communications radio.
En restant sur place, Il a mis le reste de la flotille en danger car ils seraient venu à son secours peu importe ce qu'il y avait en face.
Le Nghia Lo encaissait tir sur tir, et des panaches de fumé sortaient de sa passerelle.
Lecoeur aurait voulu contacté cras par la VHF mais elle était hors service.
Il savait le navire perdu et donna finalement cet ordre si dur
"Abandonnez le navire !"
Trois mots, seulement trois mots maiq qui en eux contiennent tout l'échec d'un officier de larine.
Incapable de défendre son navire, le batiment dont il avait la responsabilité.
LA passerelle se vidait, tout le monde courrait en direction des canots, d'autres se balancaient à l'eau sans autre formes.
Ganvignac vit que Lecoeur ne bougeait pas de son poste.
-"dépéchez vous commandant, la cargaison va péter d'un moment à l'autre d'ailleurs elle aurait déja du"
-"je e viendrai pas , foutez le camp et dites a Jean que je suis désolé, plus qu'il ne le saura jamais"
-"merde déconnez pas commandant venez, vous lui avez fait quoi a Cras ?"
-"il comprendra"
Ganvignac comprit qu'il ne pouvait pas convaincre son commandant, des larmes lui coulèrent des yeux, il se figea dans un garde à vous parfait"
-"Adieu commandant, ce fut un immense honneur de vous avoir connu, on ne vous oubliera jamais"
-"l'honneur est partagé, la France n'est pas encore libéré, l'ennemi continuera a se battre jusqu'a la fin, soyez forts, soyez impitoyables, soyez vigilants"
Ganvignac hocha la téte et quitta la passerelle, courrant sur le pont en proie aux flammes il appercut le dernier canot qu'on achevait de mettre a l'eau et sauta dedans.
Un premier maitre demanda
-"ou est le commandant, monsieur ?"
-"a son poste et il y restera, maintenant foutons le camp"

Le Nghia lo était en piteux état, sérieusement amoché mais toujours a flot et continuant de tirer.
Il y avait eu des pertes, c'était certain.

La passerelle était entièrement en feu, Lecoeur était debout au milieu des enfers.
Conscient de la fin il approcha sa main droite de l'étui de son PA de service.
En armant le canon il pensa a sa fiancé, à sa maison, à ses parents, a la France qu'il ne verrait plus jamais libre.
-"pardonnez moi commandant"
par sa négligeance, ses frères d'armes ont été mis en danger, des vies allaient étre perdues.
par sa faute.... sa faute...
Impardonnable.
Il préférait encore se faire sauter la cafetière plutot que de devoir se présenter devant ses camarades.
IL introduisit le canon dans sa bouche et pressa la gachette.
LA cargaison explosa.

depuis leur canot les survivant du Vinh-Long appercurent la fin de leur cargo, explosant dans une gerbe de feu et d'acier.
pour ensuite sombrer dans les abysses.

mais ce n'est pas la fin.
Au moment ou le percuteur allait taper la balle, la cargaison sauta, faisant tomber Lecoeur et rater le tir.
Comment il survécu ? on ne sais pas.
mais un des canots le repécha, il lui manquait la main et le poignet gauche.
Inconscient mais bien vivant.
Et c'est cela le pire.
IL allait devoir vivre avec son échec.
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Jean Cras
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Re: La veille de nuit

le Dim 07 Oct 2012, 00:13
Lorsque le capitaine Lecoeur reprit connaissance le docteur Toletti était en train de l'examiner. Avec son accent typiquement italien il salua le capitaine;
- vous voilà réveillé ! Ne vous inquiétez pas pour vos blessures, elles sont propres et dans moins d une semaine vous allez pouvoir reprendre du service. Je vais prévenir le commandant de votre réveil .

Le capitaine Lecoeur n avait pas eu le temps de répondre que le docteur avait quitté la cabine.
La cabine était spacieuse. Dans un coin de la pièce un énorme piano jonché de partitions ... Certaines incroyablement raturées .

- Vous voilà enfin conscient, vous m avez fait peur. Le capitaine Cras entra dans le cabine une main dans le dos .
- J'ai un petit cadeau pour vous : de son dos il Sorti le chat d'Etienne, visiblement en meilleur état que son maître.
Le capitaine Lecoeur commença par bredouiller des excuses mais il fut vite coupé par Jean.
- Cessez que cela. C est la guerre et elle nécessite que nous prenions des risques pour la gagner. Vous avez voulu rester en première ligne et votre bâtiment n'a pas tenu le choc. C'est aussi en parti de ma faute de vous avoir gardé si prés du combat. (son air se fut plus grave) par contre je ne tolèrerais plus de relâchement, vos hommes mont expliqué pourquoi vous n aviez pas prit la chaloupe avec les autres. Vous êtes dans la FNEO est je suis le seul a avoir autorité a vous donner congé. Or je ne vous accorderais pas se plaisir tant que la guerre ne sera pas fini ! Un nouveau navire vous attend déjà a Alger.
Si d aventure il vous reprenait l envie d en finir je viendrais moi même au fond de l'eau vous remontez par la peau des fesses .
(sa mine se fit plus tendre) en attendant profitez de mes quartiers mon ami, je vous attend sur la passerelle pour 12h00 nous prendrons un bon café..

Il lui tapota l épaule puis quitta la cabine. Dehors le bruit des canons résonnait. La bataille n était toujours pas fini.
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Re: La veille de nuit

le Mer 10 Oct 2012, 14:04
Lecoeur était assis sur une caisse en bois, de balles .33 enfield.
IL observait sa nouvelle main, une prothése avait remplacé sa main gauche e son poignet.
Une prothése noire inarticulée.
IL allait falloir s'y habituer.
Ses officiers étaient assemblé devant une estrade de bois et fumaient nerveusement.
Les choses allaient changer, un commandant qui perd son navire et frole la mort n'en revient pas indemne.
En effet, Lecoeur avait changé, il ne riait plus, il ne taquinait plus ses officiers comme il en avait l'habitude.
C'est pas qu'il ne le voulait pas, pire, il ne pouvait plus.
IL s'estimait heureux que son équipage n'était pas au courant de sa tentative de suicide, là on l'aurait mis aux arréts et sans doute chasser de la marine.
on avait failli le casser en conseil de guerre, mais les dépositions des officiers supérieurs de la FNEO avaient joué en sa faveur.
Lecoeur carressait son chat, qui sentait toujours le roussi.
L'équipage survivant était rassemblé dans le hangar.
Quand le dernier arriva, on ferma les portes.
Lecoeur se leva et confia son chat au second et monta sur l'estrade improvisée.
-"messieurs, avant de commencer, une minute de silence pour nos camarades restés en mer"
l'assemblée se découvra.
...
-"bien, messieurs, j'ai obtenu de l'amirauté à ce que l'équipage ne soit pas dissolu, par conséquent nous embarquerons de nouveau."
-"quel navire commandan ?" demanda un matelot.
-"j'y viens matelot, faute de navires disponibles, l'amirauté nous a donné une vedette sur lequel on a cloué des tubes lances torpilles, il va falloir faire avec jusqu'à que un navire se libère. "
-"mais on rentrera jamais tous "
-"en effet, je prendrai seulement dix hommes, le chef et l'artilleur, pour ceux qui restent, le commandant Cras a subi de lourdes pertes humaines sur le Nghia lo cette semaine, il aurait besoin de volontaires pour..."
la salle s'embrasa et tout le monde hurlait pour pouvoir embarquer avec le pacha,
"moi, moi, par ici"
"SILENCE" beugla le second.
-"merci capitaine, le commandant Cras a envoyé son second qui doit arriver d'un moment a l'autre pour venir chercher des volontaires, vous verrez avec lui une fois qu'il sera la, pour ceux qui resteront a quai, comme il n'est pas bon de rien faire, je vous ai organisé un stage commando a Mers El-Kebir, vous serez sous les ordres du second ci présent."
-"et ceux qui le souhaitent peuvent demander une nouvelle affectation, je ne leur en tiendrai pas rigueur, il est normal que vous ayez envie de partir après ce qu'il est arrivé, venez me voir en privé si tel est le cas, je serai a l'amirauté cette nuit"

le lendemain, personne n'était venur.
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Re: La veille de nuit

le Dim 04 Nov 2012, 22:03

Central du Phân-Rang

-Alerte ! tout le monde en bas !
-"tout le monde en bas !"

Les hommes de veille et le commandant Lecoeurs descendirent du kiosque, innondant le central d'eau de mer.

-"immersion périscopique 12 métres !"
-"kính tiềm vọng sâu 12 mét !"

Le second relaya les ordres du commandant, et un enseigne indochinois les traduisit
-" avant inclinaison 7, arrière inclinaison 10 "
-" trước nghiêng 7, lại nghiêng 10"

Les hommes du centrale s'éxécutèrent immédiatement, tournant les volants des ailettes.

Lecoeur fit monter le périscope et s'avachit dessus, décrivant lentement les 360°, les vagues rendaient la visibilité nulle.

-"remontez 2 métres"
-"đi lại đến 2 mét ! "
-"c'est bon, stabilisez, machines à l'arrét"

Le premier maitre siffla à travers le tuyau de communication


Salle des machines du Phân-Rang

-"Chep ! Chep ! "
-"quoi encore tinh ?"
-" couper machine, Mau-len !"
-" Ca va, Quòc ! "
-"Chep ?"
-"coupe les principaux "

Perrot attrapa le tuyau de comm et hurla dedans.
-"c'est bon commandant, on est immobile "
-"Cedric je peux sentir ton haleine d'ivrogne a travers le foutu tube" répondit Lecoeur.
" vous étes quand méme pas encore saoul ? ca fait pas 1 heure que votre quart a pris effet"
-"c'est rien c'est que le 2éme verre"
-" Chep, tu as briquet ?"
-"t'as pas le droit de fumer ici Tinh m'emmerde pas "
Le second maitre tinh fut prit d'un fou rire.
-"toi tu dis pas fumer mais toi tu fume tout le temps ici, commandant connait pas !"
-"Ah vas au diable tinh" et il lui balanca son briquet.

Central

-" bon alors, vous en pensez quoi de notre nouvelle boite de sardine Ganvignac ? "
-"je comprend pourquoi vous avez demandez si je suis claustrophobe..."
-" eh oui, mais bon c'est pas si mal je trouve, j'aime le principe de l'invisibilité"
-"bon et on va servir a quoi nous ?"
-"eh bien c'est très simple, nous allons faire l'apat pour la flotille"
-"je vous demande pardon commandant ?"
-" on va étre les yeux et les oreilles du Pacha, on va opérer en avant pour de la reconaissance "
-" ca promet, en plus la moitié de l'équipage bite pas un mot de francais "
-"rappelez moi le nom de la flotille ?"
-"F.N.E.O."
-"Extréme orient, vous ne vous attendiez tout de méme a ce qu'il y ait des argentins a bord"
-" bah entre nous, les viets, les khmers, les laotiens, les sénégalais et les trois polynésiens, je m'y perd un peu..."
-" ils sont francais comme vous et moi, alors basque sénégalais , bretons ou marocain..."

l'hydrophoniste les coupa dans leur discussion,

-"cánh quạt của nó, tiếp cận ở 110° tàu buôn"
-"son d'hélice, s'approchant au 110, navire de commerce"

-"Central a salle de torpilles "

-"Dubret a l'écoute commandant"
-"innondez les tubes 1 à 4 "
-"ống 1-4 ngập !"
-"tubes 1-4 innondés commandant "
-"feu a mon signal "

étre de l'autre coté du periscope, a partir de maintenantLes choses allaient devenir intéressantes...

Un sourire en coin, Lecoeur ordonna le tir.

Le pétrolier n'avait pas la moindre chance...







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