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Franz Hasler
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Un marin allemand dans la tourmente.

le Ven 11 Nov 2011, 00:23
2011-Part.I


Franz Hasler Lun 07 Nov 19.., 18:44
Dimanche, 18 heures.
Au large de Lorient.
France.


Un vacarme épouvantable venait de retentir,
Hasler faillit chuter de sa couchette.
Scheisse !!
Schultz ! Was ist das ?
Nous avons été touché ?

Schultz arrivait en courant dans la cabine du capitaine : "Minen ! Minen !"(1)
-Comment ça des mines ?
-Tu te fous de moi ?
-Le seul champ de mines dans ce coin est allemand !

Schultz avait une mine déconfite et filait déjà vers les machines.

-Erreur de navigation Kapitän, nous nous sommes engagés dans notre propre champ de mines.
-Mein Gott ! Comment vous êtes vous démerder bandes de vieux fous ?

Voilà des semaines que le Berliner II était en mer, a peine rentré de son naufrage au large de l'Islande,
Hasler avait dû réarmer un tanker pour rejoindre le reste de sa flottille laissée si loin et à cours de fuel..
L'unique ravitailleur avait disparu corps et âme..
De retour vers les côtes françaises, la 8eme avait dû affronter des sous-marins russes, une flottille brésilienne,
et maintenant le Golfe de Gascogne était infecté d'une armada de submersibles ennemis.

Vulnérable à bord de son tanker, Hasler ne pouvait s'empêcher de penser à ces hommes enfermés dans leurs boîtes
de métal, quelques mètres sous les eaux. Il repensait aux raisons qui l'avaient poussé à s'engager dans la Kriegsmarine.
Il regardait le livre(2) posé près de sa couchette
Hasler était né à Berlin mais avait toujours vécu sur les côtes de la Baltique, son père Heinrich avait servi à bord
de l'U-9 sous le commandement de Johannes Spiess qui coula 4 croiseurs britanniques en 1915 et 1916.

-Kapitän ! Kapitän !
Hasler sortit de sa torpeur et accourut vers Schultz qui avait les pieds dans l'eau.
-Ach Kapitän, nous avons heurté une mine, importante voie d'eau à l'avant.
-Les gars vont pouvoir limiter les dégâts. Il nous faut rapidement rentrer et nous mettre en cale sèche, Kapitän.

Hasler sourit, au grand étonnement de Schultz.
Ses gars n'étaient pour la plupart que des vieux bougres que la Guerre avaient extirpé de leur monde.
Pour la plupart, d'invétérés soulards mais qui avaient un sens du devoir et de la camaraderie hors du commun.
Il savait déjà que ses gars, comme il les appelait, ramèneraient le Berliner à bon port.

Hasler sortit de sa poche la feuille de papier qu'il lisait au moment du choc.
Il relût la demande qu'il venait de formuler...





Tout en espérant que sa demande d'affectation serait favorablement reçue au B.d.u(3), Hasler se passa la main
sur le menton, il ne s’était pas rasé depuis bien longtemps...
Une vraie barbe de sous-marinier pensa t-il...







(1) A l'heure d'écrire ce petit RP, je suis au large de Lorient, à la lecture du post signalant l'ouverture du recrutement Sub, j'ai décidé de regagner le port et je ne sais pas ce que j'ai foutu,
mais je suis allé m'empétrer dans un champ de mines de l'Axe...! Coque entamée et voie d'eau sévère !!
(2)Johannes Spiess, chez Payot 1929, "6 ans de croisières en sous-marin".
(3)B.d.U. : Befehslhaber der Unterseeboote. (Commandant en chef des sous-marins).


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Re: Un marin allemand dans la tourmente.

le Ven 11 Nov 2011, 00:29
2011-Part. II



Bien qu'assis confortablement, Hasler n'en pouvait plus.
Depuis trois jours, il attendait d'être reçu par les services de l'Amirauté.
Tous les matins il faisait le trajet du port de Lorient à la Villa Kerlilon à Kerleven*,
où l'Amiral Doenitz avait pris ses quartiers depuis quelques jours déjà.





Les deux premières journées avaient semblé interminables,
Hasler sursautait à chaque fois que la porte s'ouvrait.
Il se levait mais irrémédiablement le soldat en faction lui faisait signe de se rassoir.
Schultz, chaque soir venait chercher son capitaine.
-Ach Kapitän, vous n'avez toujours pas été reçu ?
-Mon vieux Schultz, je crois que tu vas encore devoir me supporter quelques temps...
-Kapitän, nous avons embarqué sur notre nouveau ravitailleur,
les hommes vous attendent.
- Tu as raison Schultz, je crois qu'il est inutile que je perde plus de temps ici.
-L'Amirauté semble faire bien peu de cas de ma demande d'affectation aux U-Boote.
-Il n'ont même pas pris la peine de me recevoir.
-Et puis j'ai croisé quelques capitaines nouvellement affectés.
-Cela depuis deux jours déjà...
-J'ai vraiment perdu mon temps.
Le soldat en faction rectifia la position lorsqu'Hasler et Schultz quittèrent la pièce.

-Schultz, nous n'avons toujours aucun ordre de mission, la flottille est toujours en mer
et ne semble guère avoir besoin de nous.
-Vous croyez que...?
-Et comment !!!
-Escale au port Schultz ! on passe prendre les gars et direction l'ami Pierrot **







* De cette villa construite par la famille Ouzille, l'amiral de l'armée allemande Dönitz
dirige la bataille de l'Atlantique, de 1940 à 1942. Entre septembre 1944 et mai 1945,
elle est le siège du commandement de l'état-major allemand défendant la « poche » de Lorient.
** Nom d'un bar de La Rochelle(!), cité dans le film Das Boot.


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Re: Un marin allemand dans la tourmente.

le Ven 11 Nov 2011, 21:13
2011-Part. III




-En avant, Schultz.
Hasler se morfondait dans sa cabine depuis le départ de Lorient, le Berliner III récemment
armé partait rejoindre le reste de la 8eme flottille, en faisant escale à Brest.

Sa récente demande de mutation n'ayant obtenu aucune réponse, il s’était donné quelques
jours de réflexion, jusqu'à Brest, pour éventuellement solliciter son affectation auprès des forces
roumaines combattantes en Mer Noire.

D'après ce qu'il avait pu entendre dans les couloirs de l'Amirauté, des sous-marins allemands
allaient être mis en service dans la mer Noire.*.**
Les sous-marins ont été démontés à Kiel et transportés par canal vers l’Elbe, puis en remontant
le courant à Dresde. Là, ils ont été en partie démantelés et transportés par camion à Ingolstadt,
sur le Danube, puis transportés par bateau vers la mer Noire et Constantza, où ils ont été remontés.



                                                   
                                                   

L’Amirauté avait fait savoir que les demandes devaient parvenir avant la mi novembre,
et seuls deux submersibles devaient être équipés. La demande d'Hasler risquait fort de
finir dans le même panier que la première...





* Lien vers l'article Web traitant des sous-marins allemands amenés en Mer Noire:
http://www.corlobe.tk/article7521.html
** 6 sous-marins allemands opérèrent en Mer Noire. (U-9;U-18;U-19;U-20;U-23 et U-24)(Type II b uniquement)
Ils constituèrent la 30ème Unterseebootsflottille, créée en Octobre 1942, dissoute en Octobre 1944.
Basée à Constantza (Roumanie) jusqu'à Mars 1944 (Feodosia comme base avancée).
Commandant :
- K.L. Helmut ROSENBAUM d'Octobre 1942 à Mai 1944.
- K.L. Klaus PETERSEN de Juin 1944 à Octobre 1944.
- K.L. Clemens SCHÖLER Octobre 1944.


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Re: Un marin allemand dans la tourmente.

le Mer 16 Nov 2011, 00:58
2011-Part. IV



Sur la tombe du marin
Ne fleurit pas la rose,
Ni le lys sur la vague de l'océan.
Il n'a pour fleurs
Que les mouettes blanches,
Et les larmes brûlantes
De la fille qui l'aime.

(Chanson allemande)



*

Et baaam!!!
Cela faisait deux fois en quelques jours qu'Hasler se réveillait au bas de sa couchette !
Cette fois, le choc avait été très violent et déjà une fumée épaisse envahissait la cabine.
Hasler courût, les bretelles pendantes et cherchant a respirer comme il le pouvait à travers
cette purée de pois.
-Kapitän, une torpille vient de nous toucher, incendie à bord !
Déjà les hommes formaient une chaine et les seaux passaient de mains en mains
pour aller se vider sur le feu qui faisait rage.
Un des moteurs s'étaient arrêté suite au choc.

-Schultz ! en avant toute !
-Kapitän, nous risquons de provoquer une explosion !
-En avant j'ai dit ! Une torpille, une seule !
Ça doit être ce maudit anglais signalé dans les parages, il ne va pas tarder à nous balancer
un autre Zäpfchen** ! Et je suis sur que tu ne souhaites pas être le prochain trou du cul qui
va le recevoir !
-En avant nom de dieu !

Et le navire avança, comme il put, mais il avança...

Il avait fallu plus de douze heures pour venir à bout des flammes.
Une partie des hommes se reposait alors que le mécano s'acharnait a remettre le moteur en marche.
Un des diesels refusait obstinément de redémarrer.

-Kapitän, que de légères blessures chez les gars, seul Klink est encore dans les vapes,
il posait sa pêche quand la torpille nous a touché, il s'est tellement agrippé à la tinette
que la cuve lui est tombée sur la tête !

-Doubles le nombre de guetteurs, Schultz, tous aux jumelles, ce %µ*à!?£ d'angliche ne vas pas nous lâcher !

Hasler apercevait encore au loin la canonnière qu'il venait de ravitailler, un appel de détresse,
le capitaine était à court de fuel.
Le Berliner s'était aventuré bien trop loin des côtes pour le secourir et maintenant il était à
deux doigts d'aller nourrir les poissons...

Mais que diable l'anglais attendait il donc pour l'achever ?
Plus de torpille ? D'autres tirs avaient il manqué leur but ?

La nuit tombait enfin, un peu de répit peut-être.




***



Un bourdonnement désagréable réveilla Hasler, une douleur atroce lui traversa le crane,
ses yeux s'ouvrirent, il reconnût immédiatement l'inévitable Schultz.
-Franz ! Franz !, il revient à lui, ca va aller mieux.
-Kapitän Hasler ! Vous m'entendez ?
-Le bateau, les gars, les gars..
-Ne vous inquiétez pas, ils ont tous pu monter à bord des canots, même Klink s'en est tiré,
il ne lache plus la tinettes des gogues..

Lentement, les souvenirs revinrent, un homme sur le pont avait signalé une torpille
venant droit sur nous.. A peu près à la même heure que la veille, le jour ne s'etait pas
encore levé...
Au moment de l'explosion, le choc avait soulevé plusieurs hommes et Hasler avait avait été jeté
par dessus bord. Ses gars l'avaient sorti de l'eau, il avait perdu connaissance à l'instant où
un sous-marin faisait surface...
Un sous-marin anglais, un classe T lui sembla t'il...
Le Ledzep venait de les couler...


Voilà 48 heures qu'Hasler et ses hommes avaient regagné Brest.
Il s'était rendu ces deux jours à l'Amirauté en quête de nouveaux ordres.
Tout l'équipage avait été envoyé en permission et allait recevoir une nouvelle affectation.
Seul Hasler devait rester à disposition des autorités...
Avec Schultz, ils avaient arpenté les quais du port où régnait une intense activité.
De nombreux sous-marins ennemis croisaient dans des eaux qui devenaient de plus en hostiles.
C’était un ballet incessant de navires de tout tonnages qui entraient et sortaient du port de Brest.

-Kapitän, vous vous souvenez de mon beau-frère ? Le scribouillard de l'Amirauté.
-Oui, Karl, je m'en souviens, il écoute aux portes et chourave dans la cave de l'Amiral !
-Pour notre grand bonheur !
Les deux hommes rigolèrent ensemble un bon moment à cette pensée..

-Et bien Lars, oui Lars Manfred Falkenhausen**** m'a fait parvenir un petit mot tout a l'heure,
Il souhaite que je vous montre quelque chose...
-Venez voir...
Les deux hommes se dirigèrent vers les quais, s'approchant des énormes masses de Béton qui servaient
de protection aux quelques sous-marins qui n'étaient pas en mission.

-Regardez,
-Kapitän Franz Hasler, voici votre nouveau navire !
-Nous embarquons demain !

Et comme un émerveillement apparut devant Hasler...


L'U-62.


*****



A suivre...




* Photo prise d'un périscope. Lieu, date et navire inconnus.
**Zapfchen, en allemand dans le texte,  suppositoire.
***Hors contexte puisqu'il s'agît comme l'indique la légende, d'un navire japonais coulé par un soum US,
photo prise d'un périscope également.
***** Lars Manfred Falkenhausen, toute coïncidence avec une personne ayant les mêmes initiales n'est pas fortuite.
*****Au second plan, l'U-62, type IIc, à Pillau, centre de formation pour les équipages de U-Boote.


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Re: Un marin allemand dans la tourmente.

le Ven 25 Nov 2011, 20:20
2011-Part. V



La première sortie de l'U-62 avait bien montré les limites
d'un type II.
Cependant, les hommes avaient parfaitement réagi lors
du premièr affrontement.
Le sous-marin avait repéré un patrouilleur américain.
L'approche s'était effectuée avec la plus grande discrétion,
la torpille avait filé et percuté de plein fouet l'ennemi.
L'U-62 venait d'enregistrer son premier succès...

Les jours passaient et Hasler attendait impatiemment les instructions
de sa flottille. D'après les dernières informations de Lars,
le Wolfpack d'Hasler semblait éprouver les pires difficultés à trouver
un semblant de cohérence.

-Schultz !!
L'infatigable compagnon d'Hasler, peu enclin a suivre son capitaine à bord
du U-boot avait fini par s'habituer à l’exiguïté de sa nouvelle demeure...
Il rageait toujours de devoir dormir au dessus d'une torpille mais pour rien
au monde, il n'aurait abandonné Hasler.
-Oui kapitän ?
-Demandes au radio d'envoyer ce message à l'Amirauté....
Schultz regarda la feuille que lui tendit Hasler :

MXNRF H HORIBENR
XHHYWWC HYUPSZSLJ QC
PMXUBQN CZRG A QNYVQMX
CZCWFRSDF PEBIALJEY
HGYPWW WZLIQG



-Immersion périscopique Schultz, en avance lente, plein EST,
nous rentrons.

Les diesels ronronnèrent et le sous-marin se faufila lentement
entre les nombreux navires ennemis en direction du port...


Dans les bureaux de l'amirauté,
le radio sortit son registre et y chercha la colonne correspondant
à l'U-62 et fit la correspondance avec la date du jour...

G M I  (1)

Il inscrivit ces lettres sur les trois rotors d'Enigma et bientôt
le texte apparut, décrypté, clair..(2)

Il recopia les mots sur une feuille qu'il transmit immédiatement...
Il fallait attendre...

A suivre...






(1) Lien vers un site de simulation de la machine Enigma.
(2) pour ceux qui n'ont pas voulu jouer avec ce site, voici le décryptage du message :
U62 à Amirauté
Demande Affectation RV
Contact pris H Ratberg
Proximité Cherbourg
Attends ordres
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Re: Un marin allemand dans la tourmente.

le Dim 18 Mar 2012, 20:37
2012-Part.VI--->ICI
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Re: Un marin allemand dans la tourmente.

le Lun 07 Mai 2012, 18:29
2012-Part.VII---> ICI
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Re: Un marin allemand dans la tourmente.

le Dim 27 Mai 2012, 20:21
2012-Part. VIII



-Commandant !
-Un message de l'Amirauté !
Hasler, essaya d'emerger du sommeil dans lequel il était plongé.
Depuis des semaines l'U-48 était en mer, une escale de quelques heures à Lisbonne n'avait pas suffit
à recharger les "batteries", les hommes étaient claqués, le ravitaillement en victuailles autres que le pain
moisi et les conserves n'avaient pas réussi à faire oublier la fatigue et la promiscuité du submersible
après deux mois de mer.
-Depuis combien de...
-Une heure, avoua timidement Schültz
-J'ai pensé que vous attendiez cette dépêche avec impatience, que je pouvais vous réveiller..
-Tu as eu raison Schültz, que dit-il ce message ?
-L'EM envisage de nous transférer au Wolfpack de la 6eme.
-C'est en attente de l'acceptation du QG de leur flottille.
-Parfait, enfin un cap à suivre, j'en ai marre de faire des ronds dans l'eau,
de toutes façons, nous n'avons plus de torpille, inutile de traîner dans le coin plus longtemps.
Hasler descendit le périscope, regarda une dernière fois le convoi qui s'éloignait.
Aucun signe des alliés signalés plus au Sud.
-On laisse tomber le convoi, cap au 300, les machines au maximum, tu organises la surveillance,
-Burgelter ne lache pas l'hydrophone une seule seconde,
-Je retourne pioncer, tu me réveilles à la moindre alerte.
Hasler s'affala à nouveau sur sa couchette pour quelques heures seulement, sans doute...
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Re: Un marin allemand dans la tourmente.

le Dim 25 Nov 2012, 00:02
2012-Part. IX


07/11/194.

A peine sorti du port de Kiel, tout l'équipage était déjà en alerte. Plusieurs messages signalaient la présence d'unités russes et quelles unités !
Le secteur Rostock-Kiel, déserté depuis plusieurs semaines était devenu le terrain de jeu des russes, les convois disparaissaient un par un et
l'Amirauté semblaient incapable de prendre les mesures qui convenaient.
Deux Deutschland dépêchés dans ce couloir glacial venaient de tomber nez à nez avec du lourd, du très lourd.
Une grande partie d'une flottille identifiée comme l'Arctique se livrait à une partie de tir aux pigeons sur les cargos allemands.
-Un nouveau message Käpitan !
Hasler consulta immédiatement ses cartes



-Nom de Dieu ! mais d'où sortent ils ?
-Ils ne sont pas venus seuls cette fois !
-Cap sur Rostock

08/11/194.

Des cris de joie retentirent dans le sous-marin à l'annonce des messages qui venaient de tomber.



-Vos gueules là-dedans ! on doit vous entendre jusqu'à Moscou !
-Schültz, tout le monde à son poste, les ruskofs semblent endormis, voyons si nous pouvons leur envoyer nos amitiés. En immersion périscopique.
Après quelques secondes et quelques borborygmes incompréhensibles le Novorossija apparu dans le périscope



-Il est seul, je ne sais pas où sont passés les autres..
Préparez les tubes un, deux et trois !
-Tube 1 paré ! Tube 2 paré ! Tube 3 paré !
-Feuer ! Feuer !! Feuer !!!
Après quelques secondes une détonation lointaine retentit, mais il n'y en eu qu'une...
Scheisse !!
Les heures défilèrent, Hasler hésitait, s'éloigner, la chose la plus sensée, ou rester sur place et jouer à cache cache avec le Gorkiy. Ce foutu navire
était équipé de mortiers et ces mortiers, personne ne voulait y gouter. La nuit était tombée, le Gorkiy était toujours là, la torpille reçue ne semblait
même pas l'avoir égratigné. Attendre, toujours attendre, au lever du jour, dans quelques heures, les conditions seraient parfaites pour une ou deux
nouvelles tentatives.

09/11/194.

Puis l'enfer se déchaina, les explosions retentirent les unes après les autres, pas très loin, moins loin, de plus en plus proches... Voie d'eau à l'avant !!
l'U-178 était maintenant secoué de toutes parts, il tremblait, il convulsait !!
-Impossible de colmater Käpitan !
Les explosions retentirent à nouveau, à quatre reprises le sous-marin fut touché !
-Surface !!
-Préparez vous à évacuer vite, viiiite !!!!
L'U-178 émergeât pour quelques instants, laissant le temps à l'équipage de sauter à l'eau... Puis il s’enfonçât et disparu dans les eaux glacées de la Baltique.


Le rapatriement fut pénible, fatiguant, Hasler était perdu dans ses pensées, dans sa tourmente, Hasler le naufragé, le rescapé, le miraculé, 4 naufrages mais
toujours là. L'amirauté écouta son rapport et lui confia immédiatement un nouveau u-boot.
-Une vieille connaissance vous attend au port Hasler !
Schültz le surprit :
-Il nous attendait, il est resté là, il devait savoir que nous allions revenir.
L'U-48 laissé quelques jours plus tôt au détriment d'un type IX était toujours là, paisiblement amarré au quai sous son abri de béton.
Oui, l'U-48 l'avait attendu.
Hasler avait le regard porté vers l'Est :
-Il est toujours là-bas, je ne sais pas si lui va nous attendre, Schültz, mais moi je vais le retrouver.
-Qui ça, käpitan ?
-Le Novorossija, Schültz, le Novorossija.
-Que l'équipage finisse d'embarquer, nous appareillons le plus vite possible.

Trois jours durant, l'U-48, ayant retrouvé son équipage, filait à toute vitesse vers Rostock. Les nouvelles avaient été bonnes mais la situation devenait difficile pour les
unités allemandes dans le secteur. Le Navire-atelier russe avait été envoyé par le fonds, mais le croiseur Deutschland du Commandant Hasse et le navire de la SRV
avaient été coulés. Les combats faisaient rage et bientôt il réapparut, là devant, juste devant :
-Novorossija, me revoilà !
Plusieurs coups au but l'avait déjà affaibli, il était en feu mais sa lourde carcasse ne voulait pas se laisser engloutir par les flots.
-Nous arrivons pour le final messieurs, préparez les tubes 1 à 3, cette fois nous ne laisserons pas passer notre chance.
Les deux premières torpilles allèrent se fracasser sur la coque du croiseur,
-Prochaine possibilité de tir dans 2 heures, käpitan.
Hasler regardait sa montre constamment, alternat avec le périscope, le Novorossija brûlait, se consumait mais ne voulait par rejoindre l'U-178 au fond des abîmes
glaciales de la Baltique.
--Feueer !
Hasler vit le sillon de la torpille magnétique, droit, rectiligne, régulier, comme attiré par le monstre d'acier, les flammes s'en échappant se reflétaient, virevoltant
dans ces eaux sombres qui l'entouraient.
Une énorme explosion retentit, le coup de grâce venait d'âtre donné, le croiseur disparut,  il rejoignit l'U-178 au fonds des flots et la nuit redevint noire.

Nuit du 17 au 18/11/194.

Les combats se sont accentués ces derniers jours, le bilan des pertes est énorme d'un côté comme de l'autre, un Deutscland, deux destroyers et un submersible
coulés contre trois croiseurs lourds et un navire atelier russe.
-Hasler, nous venons d'avoir un contact avec l'U-321-Reich. Gerhard nous signale avoir aperçu un Petrov dans le coin, mais aucune trace du Cuirassé.
-Nous y allons, que chacun se tienne prêt.
A la tombée de la nuit l'U-48 avait à portée de tir le croiseur lourd Zvesda X, deux torpilles allèrent se loger à l'arrière du bâtiment.
-Il a l'air endommagé Käpitan.
-Oui, préviens Gerhard que nous restons près de lui cette nuit, il est sans escorte, qu'il nous rejoigne au plus vite.
Les hommes se relayèrent toute la nuit, guettant le moindre mouvement de l'ennemi, les deux torpilles avaient dû l'endommager plus sérieusement,
il ne semblait pouvoir changer de cap, peut-être le gouvernail était il touché.
Au matin, plusieurs unités amies s'étaient rassemblées pour un bouquet final qui ne serait sans doute pas au gout du camarade Staline, dans un concert
de salves et de torpilles, le Petropavlovsk sombrât à 11h04, victime de plusieurs tirs des destroyers et de 8 torpilles au but des U-321-Reich et U-48.
Nous étions dimanche, 11 heures, la messe est dite...


A suivre...





Remerciements à Manfred Hasse (RV), Werner Baumer (RV), Clemens Hoffman (SRV) et Gerhard von Schaft Wolfgang (34) pour ces combats qui,
malgré le naufrage d'un transocéanique, m'ont permis de couler 2 croiseurs lourds en quelques jours, notamment mon "naufrageur".
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Franz Hasler
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Re: Un marin allemand dans la tourmente.

le Lun 12 Mai 2014, 21:54
2014-Part.X


11 mai 194.

C'est dans les bras d'une "schöne franzosiche fraulein" que Lars retrouva Schultz.
-Karl, je viens de faire la tournée de tous les bars du port de Saint-Nazaire pour te trouver !
-Salut Lars, viens donc boire une tournée avec nous !
-Laisses tomber, viens avec moi, j'ai un truc très important à te dire.
-Plus important que ça ? rétorqua Karl les deux mains enveloppant la généreuse poitrine de
sa conquête d'un soir.
-Allez, paies ce que tu dois et viens avec moi.
-Nein, rien à foutre, même si le fuhrer a cassé sa pipe, je bouge pas d'un poil !
-Hasler est revenu !
-Merde ! fut le seul mot que Schultz arriva à prononcer, interloqué.
-Mais,... comment... que.. tu déconnes ?
-Non, allez remercies gentiment la demoiselle et accompagnes moi, j'ai l'adresse où il crèche.
Quelques minutes plus tard les deux hommes arpentaient les quais du port en direction de la rue de Verdun.
-Comment ça il est revenu ?
-Je viens de voir ça à l'Amirauté, depuis aujourd'hui, c'est une histoire bizarre.
-Expliques, il a disparu à notre retour de notre mission au large de Rostock,
-Nous étions des héros et le lendemain il avait disparu !
-J'en sais trop rien, il était en Allemagne et le revoilà, j'ai cru comprendre qu'il était passé entre les mains de
la Gestapo.
-Merde, dans quel pétrin il s'est foutu ?
Les deux hommes arrivèrent devant un bistro où apparemment l'ambiance était à la fête.
La musique, les chants et les cris allaient bientôt attirer les feldgendarms.
-Nom d'une pipe, c'est lui !





-Il est défoncé ! et il a pris un sacré de coup de vieux.
-Kapitän ! Kapitän !
Hasler se retourna sembla dévisager Schultz, les yeux hagards embués par l'alcool.
-T'es qui toi ? On se connait ? Et ne m'appelles pas Capitaine, tu vois bien que je suis un marin comme toi !
-Mais, Kapitän...
-Ta gueule ! Ces connards de l'Amirauté m'ont pris le peu qu'il me restait ! Ah non, il m'ont laissé ça.
Hasler exhiba la Croix de Fer qui ornait son uniforme.
-Si vous saviez à quel point je dégueule tous les officiers,(1)
-Tous ces charognards de la Croix de fer...(1)
Hasler était debout, la musique s'était tue et tout le monde l'écoutait
-Si vous saviez à quel point je dégueule cet uniforme et tout ce qu'il peut représenter !(1)
Schultz et son cousin empoignèrent Hasler et l'emmenèrent à l'extérieur alors qu'il continuait à brailler
-Je me souviens de toi, Schultz, et toi t'es son frangin...
-Son cousin
-C'est pareil ! c'est toi qui pique les bouteilles dans la cave de l'Amiral, t'en as pas une dans ta musette ? j'ai soif
Et Hasler s'écroula ivre mort.

Le lendemain matin. 12 mai 194.

-Ca va mieux mon capitaine ?
-Je ne suis plus capitaine, et, non ça ne va pas mieux, j'ai un foutu mal de crane.
-Où sommes-nous ?
-A l’hôtel "Au lit on dort". Lars et moi vous avons couché avant que vous n'ameutiez la cavalerie.
-Merci Schultz.
La conversation s'interrompit lorsque Lars arriva et annonça qu'Hasler était attendu au plus vite à l'Amirauté.
Alors qu'Hasler allait finir sa toilette, Lars relata à son cousin les quelques informations qu'il avait pu glaner.
Au retour de la mission de Rostock, Hasler avait reçu un courrier de sa jeune soeur demeurant à Berlin, sa soeur
aînée venait d'être arrêtée par la Gestapo, accusée d'avoir aidé une famille juive.
Hasler, sans ordre de permission avait réussi à rentrer à Berlin avant d'être lui même arrêté pour désertion.
Au passage il avait envoyé deux agents de la Gestapo à l’hôpital.
-Il a apparemment passé plusieurs mois dans les geoles de la Prinz-Albrecht-Straße.
-Après avoir envoyé par le fond deux croiseurs lourds russes (Novorossija et Zvesda X, les 15 et 18/11 194.),
il était difficile de le condamner à mort, on ne fusille pas les héros !
-Étonnant qu'ils ne l'aient pas envoyé sur le front russe.
-Hum, les écoles de sous-mariniers ne produisent plus que de jeunes officiers qui meurent avant d'avoir pu s'aguerrir.
-Sa sœur est toujours dans le collimateur de la Gestapo en échange de son "obéissance".
-Ils vont lui redonner le commandement d'un sous-marin, et je crois bien que tu vas être de la partie cousin !

Quelques heures plus tard, l'U-1020 quitta le port de Saint-Nazaire...sous le commandement d'Hasler...

A suivre...




(1) Extrait de : Croix de Fer de Sam Peckinpah (1978)
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Re: Un marin allemand dans la tourmente.

le Lun 07 Juil 2014, 23:21

2014-Part. XI




Kapitän ! Kapitän !!
-Je crois que nous arrivons !
-Comment ça ? Où arrivons nous donc ? demandant Hasler en s'eveillant.
-La base 211 Kapitän...
-Que me racontes-tu là Schultz, quelle base 211 ?
-Voyez donc par vous même.
Schultz présenta le périscope à Hasler
L'air confiné du u-boot semblait encore plus irrespirable que d'habitude, mais quelle était donc cette odeur,
une odeur de... c'était indéfinissable, une odeur de fer, de... Et cette migraine.
-Oh !!!
-Mais qu'est ce que c'est ?



-Mais où sommes nous ?
-La base 211, Kapitän, notre base antarctique, Neuschwabenland. La forteresse inexpugnable dont nous parlait
le grand-amiral Doenitz, nous y voici enfin, nous la cherchons depuis près d'un an, depuis la mort du Führer.
-La mort du Führer ? Que me chantes tu là Schultz ? Ah cette odeur... Un an que nous la cherchons ? Et ce mal
de tête...
-Vous ne vous sentez pas bien Kapitän ?
-Je ne sais pas, je... Hasler ne parvenait plus à parler, les mots ne sortaient plus, aucune pensée, ou plutôt trop
d'images virevoltaient sous son crane bouillonnant.
Alors que l'u-boot s'engageait maintenant dans le tunnel...



...Hasler cherchait à éclaircir ses pensées mais rien n'y faisait.
-Nous allons pouvoir continuer le combat, Kapitän, nos forces ici depuis plus de 7 ans ont développé de nouvelles
armes, regardez, près du quai, l'Haunebu est prêt à décoller



-...Haune quoi ? Que se passe t'il Schultz ?
-Cette odeur, on dirait, oui, ton visage, Schultz ! une odeur de mort...
-Schuuuultz !!!!



-Oui Hasler, je suis mort, vous l'êtes aussi, nous le sommes tous, le Commandant de la Base nous attend,
il est sur le quai.



-Noooooooooon, mais que m'arrive t'il ?


-Kapitan ! Kapitan !
Hasler s'éveillât, ruisselant...Un cauchemar...
Après quelques instants, il retrouva ses esprits, tout alla mieux.




Il lui sembla tout de même détecter une drôle d'odeur...










Il existe toute une littérature traitant d'une base secrète nazie, ainsi qu'une multitude de sites sur le sujet. Tous aussi fantaisistes les uns que les autres,
sans fondement et parfois même carrément débiles. Neuschwabenland à toutefois bien existé, les allemands lancèrent trois expéditions, en 1901, qui
permettra la découverte de la Terre Guillaume II. En 1912, une autre expédition permettra d'une part l'exploration de la Mer de Weddell et d'autre part
de vérifier que l'Antarctique est bien constituée d'une seule terre. L'expédition de 1938-1939 avait pour but de préparer une zone pour la pêche à la
baleine, l'huile étant une matière nécessaire à la fabrication de margarine et de savon. Des milliers de photos aériennes furent prises dans le but de
cartographier cette partie du monde. Lorsque les allemands quittèrent les lieux au mois de février, ils y plantèrent 3 drapeaux nazis et revendiquèrent
cette région. Aucun pays ne légitimera cette revendication comme toutes les autres d'ailleurs, suspendues par le traité sur l'Antarctique.
Une base scientifique allemande permanente est aujourd'hui située dans cette région (Base Antarctique Neumayer).


Dernière édition par Franz Hasler le Lun 20 Oct 2014, 23:10, édité 1 fois
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Re: Un marin allemand dans la tourmente.

le Sam 18 Oct 2014, 16:10
2014-Part XI bis
Dans ce TOPIC, le post du 7 août 2014 à 18 heures 52.





2014-Part. XII





Octobre 194., quelque part dans l'Atlantique





Les vents soufflaient depuis des semaines, la mer démontée ne semblait pas vouloir se dissiper, l'u-boot fendait les flots comme
une âme errant à travers des étendues sans fin...
Les ordres ne parvenaient plus vraiment...
Hasler en venait à se demander si le Bdu avait encore quelqu'un à sa tête. Probablement, car le ravitaillement suivait toujours.

L'U-***, lors du dernier transfert, avait apporter quelques moments de réjouissance, du courrier... oui, des lettres, bien que datées
de plusieurs semaines, nous étaient parvenues. Hasler relisait la sienne une fois de plus.



La victoire promise par le Fuhrer... Quelle connerie !
Le courrier était lu avant d'être expédié, cela ne faisait aucun doute, Mais elles étaient en vie, c’était tout ce qui comptait.
Ces quelques mots, Hasler les avait lus, relus, encore et encore.
La pluie incessante inondait son visage, le kiosque se remplissait puis se vidait au gré des mouvements du bateau
Quand cette guerre allait donc se terminer ?
Les jours, les semaines passaient et depuis l'entrée en guerre des Etats-unis, Hasler n'avait plus d'illusion.
Aussi vaillants soient nos soldats, aussi productifs soient nos chantiers et résistante la population allemande,
Rien n'arrêterait le géant américain et pire, rien n'arrêterait le rouleau compresseur soviétique.
Plus personne n'osait prononcer le nom de Stalingrad, cette victoire tant attendue, qui n'était jamais venue...
Un inexorable sentiment de fin se ressentait maintenant de plus en plus.

-Schultze,
-Oui Kapitän ?
-Demande à Burgelter de sortir ses bouquins de codage et sa machine à écrire..
-Qu'il envoie un message à Müller
-Le texte Kapitän ?
-Dis lui qu'on rentre à la maison !
-J'en ai plein le cul de faire des ronds dans l'eau.
-Le vieil Hans ne va pas apprécier.
-Ouais, je sais, fais lui part de ma demande de détachement à la SRV qui avait été évoquée avant notre départ.
-Euh...Kapitän...
-Schultze, tu m'emmerdes, t'es toujours d'accord avec moi, mais tu ne peux jamais t'empêcher de me contredire.
Le vieux, se gratta la barbe, ne pouvant dissimuler un sourire.
-Emballes le message comme tu veux, balances le tonnage que nous avons envoyé par le fonds ces dernières semaines
pour faire passer la pilule et fais lui part de mon indéfectible reconnaissance à son égard.
-A mon avis, le vieux le sait déjà, kapitän.
-Il sait très bien que s'il se décidait à aller casser la gueule à l'oncle Adolf, je serais le premier à l'accompagner !
Il va quand même pas être content, rajoutes que s'il arrive a sauver sa vieille peau, je lui offre une beuverie.
-A vos ordres Kaleunt.

-La nuit tombe, cap au 300, plein pot !!
-Dans 8 jours, nous dormirons dans un pieu bien sec !
-La mer se calme,...Il y a bien trop longtemps que nous sommes partis.






A suivre...
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Re: Un marin allemand dans la tourmente.

le Lun 25 Mai 2015, 16:44
Part. XIII



- Rien à signaler pour le moment Kapitän, tout semble très calme.
- Assieds-toi Schultze et prends une rasade de schnaps, il en reste encore.
 L'ancien prit place dans la petite cabine et se servit un verre.
- J'étais en train de lire un vieux journal trouvé à Brest, il date de 36 !




- Il traînait dans les bureaux de l'Amirauté. Tu as déjà entendu parlé des expéditions lancées par nos têtes pensantes aux quatre coins
du monde ?
- J'ai entendu parler du voyage de Harrer au Tibet.
- Le journal que j'ai entre les mains traite d'une expédition en Amazonie !
- Non, je n'ai jamais entendu parler de ça.
- C'est même passé aux actualités à l'époque, le boiteux de Goebbels en a tiré toute une propagande !



- Qu'est ce les allemands sont allés foutre la-bas ?
- L'exploration Schultze ! Sous couvert de la science, notre grand Reich Allemand met en place son grand plan de domination du monde
probablement pensé par ce fou qui nous dirige !!
- Après la Nouvelle-Souabe en Antarctique, l'Amazonie, puis le Tibet !!
- Je ne serais pas surpris que des allemands creusent en ce moment même au Pole Nord pour tenter de vérifier cette stupide théorie de
la terre creuse !!
- Schultze souriait en vidant son verre.
Hasler continuait :
- Comme cette théorie de la glacce éternelle d'Horbiger ! Il paraitrait que la Lune n'est qu'un bloc de glace !
- Vous verrez, un jour, Hitler voudra qu'on aille planter un drapeau à croix gammée sur la lune...
- Et notre alpiniste national, Harrer dirigera cette expédition pour aller skier la-haut !
Les deux hommes éclatèrent de rire en remplissant à nouveau leur verre.

Schultze jeta un oeil sur la gazette d'Hasler...






HRP1/
Se présentant comme une expédition scientifique chargée d'étudier la géographie, la faune et la flore et étudier les peuples d'Amazonie,
des allemands s'établirent entre 1935 et 1937 sur le fleuve Jari. Les données scientifiques recueillies devaient être partagées avec le
gouvernement brésilien.
Patronnée par Hermann Goering, et dirigée par le géographe, explorateur, écrivain et cinéaste Otto Schulz-Kampfhenkel, l'expédition
était dotée d'un hydravion offert par la Luftwaffe, d'un matériel moderne pour photographier, filmer et cartographier la région mais
aussi d'un armement considérable. Le Brésil ayant accordé une exonération fiscale pour l'envoi de 30 tonnes de matériel. Des mateiros
(forestiers, bûcherons) furent embauchés ainsi ques des indiens Aparais.


Cependant, l'expédition tourna mal dès le début. L'hydravion se trouva complètement inadapté aux décollages et amerrissages sur
l'Amazone. De plus, l'absence totale pour les pilotes de repères, dans cette immense foret, cantonna l'hydravion à un rôle de transport.
Il fut plusieurs fois endommagé et finalement démonté et renvoyé en Allemagne.
Le voyage se poursuivra en pirogues, lentes mais bien mieux adaptées. Mais les conditions climatiques vinrent également à bout des
pirogues qui disparurent lors de crues, les vivres se gatèrent, le paludisme fit de nombreuses victimes.


La petite troupe tenta tout de même d'atteindre son objectif qui sembla être de rejoindre la Guyane Française. Plusieurs guides se
noyèrent lors de cette ultime tentative et les difficiles conditions de vie entraînèrent l'abandon de la mission.
L’Amazone s’avéra être un trop grand défi, même pour le Troisième Reich.
En Février 1937, l’équipe descend la rivière Jari pour atteindre un village où ils se ravitaillent en vivres et commencent leur chemin
du retour.

Etrange expédition tout de même, Schulz-Kampfhenkel vécut une passion avec une indienne, malgré toute la propagande vantant la
supériorité raciale, les indiens vécurent plusieurs mois avec ces allemands supérieurs, les uns apprenant l'usage des fusils à lunette, les
autres à confectionner des sarbacanes. Les soirées autour du feu écoutant valses et marches militaires sortant d'un gramophone et
les indiens donnant du Gute nacht n'allaient probablement pas dans le sens de cette pureté raciale !


Bien que l'expédition n'atteignit pas son but, les allemands ne repartirent pas mains vides, ils avaient recueilli de précieuses informations
sur la région. Plus de 500 peaux de mammifères, 2500 photographies et 2700 mètres de film.



Ils reçurent les félicitations de Goebbels, qui considéra les résultats de cette expédition comme "politiquement précieux et de grande
valeur éducative pour le peuple". Les renseignements obtenus furent examinés par un officier SS, Heinrich Peskoller, qui écrivit dans
une lettre à Hitler en 1940, que les ressources de la région, notamment les métaux précieux, pourraient mettre fin à la situation
financière difficile engendrée par le conflit. Il ajouta dans sa note que cette région du monde serait un bon endroit où vivre pour la race aryenne,
la technologie allemande pouvant tout à fait dompter les nombreuses chutes d’eau, sous la forme de gigantesques barrages hydroélectriques,
traçant ainsi un réseau à travers le pays.
Quoiqu'il en soit, aucune autre expédition ne fut planifiée mais il est tout de même incroyable d'imaginer l’intérêt que les allemands
ont porté au Brésil et à l'Amazonie.
Il reste aujourd'hui une trace visible du passage des nazis dans cette région du monde, la tombe d'un membre de l'expédition, Josef
Greiner décédé en 1936.






HRP2/
Un livre écrit par Karl Brugger, journaliste de la télévision allemande et paru en 1976, Die Kronik Von Akakor parle de l'existence d'une
cité disparue au cœur de la jungle amazonienne. D'après Brugger, la cité abriterait les derniers descendants d'anciennes civilisations qui
auraient pris contact avec les allemands au début des années 30. L'expédition allemande du fleuve Jari aurait été en fait, constituée dans le
but de rejoindre cette cité, Akakor. D'après cet ouvrage, près de 2000 allemands auraient rejoint cette cité entre 1939 et 1945. Ce livre
n'a jamais été traduit en français, son auteur a été assassiné dans des circonstances peu claires en 1984. Certains voient dans Akakor un
refuge pour des nazis en fuite, voire Hitler lui-même. Effectivement, la thèse de la fuite d'Hitler en Amérique du Sud se voit
relancée après les études menées sur les restes du crane du führer conservés à Moscou et présentés comme tel par les russes, puisqu'elles
ont abouti à un résultat négatif, il s'agirait d'une femme de moins de 40 ans.(1) La découverte, dans la jungle amazonienne, de l'avion personnel
d'Hitler, un junker-52 (Bild Zeintung du 5 mars 1979) accrédite encore la thèse de cette fuite (bof).
A prendre avec des pincettes ou réservé aux amateurs d'uchronie....





(1)http://www.liberation.fr/sciences/2009/09/29/mais-ou-est-passe-le-crane-d-adolf-hitler_584753
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Re: Un marin allemand dans la tourmente.

le Mar 07 Juin 2016, 21:06
Part. XIV


Le sous-marin filait tranquillement vers les mers froides du Nord.
- Alors Schultze, les nouvelles sont bonnes ?
- Hum..
Hasler était assis à côté de son vieux compagnon absorbé dans la lecture des dernières lettres reçues qui lui avait été remises
à Brest lors de la dernière escale.
Alors qu'Hasler se levait pour laisser son ami dans une solitude nécessaire à sa lecture
-Non, restez Kapitan.
-Oui, elles sont bonnes dans le sens où tout le monde va bien chez nous.
-Bien, je suis content pour toi Gerd.
Les deux hommes, après tant d'années, se tutoyaient lorsqu'ils étaient seuls.
-J'ai aussi des nouvelles de ma frangine, Gudrun, tu sais, celle qui s'est mariée avec un Français avant la guerre.
-Oui, ils avaient un commerce du côté de Strasbourg, je crois.
-Ouais c'est ça. Gudrun m'avait écrit que ce trou du cul s'était engagé dans un régiment de volontaires français sous uniforme
allemand. Quel con !
-Ouais, j'en ai entendu parler.
-Et tu sais quoi Franz, ce con a même pas réussi à se faire buter ! Il est revenu en perm m'écrit-elle.
Ça lui a pas suffit de prendre une raclée en 40 et le voilà reparti en prendre une autre par -50 en Russie.
Hasler acquiesça sans rien dire.
-Putain, il laisse Gudrun seule avec ses 3 gosses et va jouer les fanfarons chez les bolcheviks !
-Merde, je comprends pas Franz, il l'aurait abandonnée pour se barrer en Angleterre, je lui en voudrais pas, mais là, avec ses
3 minots !
Le commandant continuait à l'écouter sans rien dire. Le "vieux" avait besoin de causer et Hasler laissait faire.
-J'ai lu un truc dans un canard à deux balles à Lorient que la Légion des Volontaires Français s'était illustrée devant Moscou en 41.
Mais j'ai eu un autre son de cloche par un permissionnaire français dans un bar qui m'a raconté qu'en fait, ces énergumènes s'étaient
fait laminer par les Russes. Les journaux leur ont fait la part belle dans les communiqués au nom d'une entente franco-allemande toute
pourrie qui se dit d'une nouvelle Europe... merde.
-T'en as déjà entendu parler Franz ?
-Oui, je sais qu'Adolf était pas trop chaud pour qu'une force armée française se reconstitue. Mais sous la pression de certains pontes
de l'inutile gouvernement de Vichy, il a accordé la formation d'une troupe limitée en nombre de volontaires. D'après ce ce que je sais,
sous le nom de Légion des Volontaires Français(1) elle était constituée d'anciens militaires, de quelques fondus anti-
communistes mais aussi de pauvres pères qui crevaient la dalle en France.
-Mais, ils ont rien compris ?
-Faut pas voir les choses comme ça Gerd. Certains ont vu dans cette «armée» une façon de retrouver un honneur militaire perdu. Quoique
pourront en dire ceux qui les jugeront après la guerre, ils se ne se considèrent pas comme hors-la-loi, ils vont dans dans le sens malheureux
d'une politique collaborationniste.
-Hum
-Ce ne sont pas les seuls, d'après ce que je sais, tous les pays occupés ont leur volontaires. Les Danois, les Belges, les Russes et tu me
croiras si tu veux, il y a même des musulmans dans la Waffen SS(2)
-Hein ?
-Ouais ouais, c'est pas des conneries. Des bosniaques, je crois.
-Mais toi, tu peux pas cautionner une connerie pareille ?
-Non, tout ce qui permet à Adolf de continuer le massacre me répugne et tu le sais bien. Mais je désapprouve pas les gars qui se battent
courageusement pour leurs idées même si je suis convaincu qu'ils ont fait une connerie en suivant ces tarés qui nous dirigent.
Un silence s'installa et Hasler servit une bonne rasade de schnaps à Gerd et ils trinquèrent :
-A notre survie !
-A celle de nos familles !
Ils burent en silence, chacun perdu dans ses pensées....





(1) Sur le sujet de la LVF, voir l'excellent bouquin de Pierre Giolitto : Volontaires français sous l'uniforme allemand, Paris : Perrin, 2007, 551 p.
(2)13eme Division SS de montagne Handschar composée de musulmans de Bosnie
https://fr.wikipedia.org/wiki/13e_division_de_montagne_de_la_Waffen_SS_Handschar
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